C’est un cancer vraiment compliqué, je l’appelle compliqué pour ne pas dire incurable…
Depuis cette annonce bouleversante, l’entrepreneure continue de donner de ses nouvelles avec courage et positivisme, tout en affrontant les différentes étapes de la maladie avec une force remarquable et une énergie profondément inspirante.

Comment va-t-elle?
«Je ne sais pas… Comment je vais moralement? Je pète le feu, je ne suis pas tuable, j’ai une énergie, un moral, je n’ai pas perdu mon humour, mais je ne sais pas comment je vais d’un point de vue de la santé parce que c’est un cancer vraiment compliqué, je l’appelle compliqué pour ne pas dire incurable, puis on va régler la question comme ça, c’est la chose qu’on m’a dite, et j’ai décidé de ne plus jamais penser au pronostic et de me concentrer sur les traitements, et j’avais une médecin qui vraiment me prenait presque le visage pour focaliser là où il fallait, comme: On s’occupe du traitement puis tu fais ce que tu as à faire, puis moi je lui ai dit: Parfait, je serai la meilleure malade, la plus exemplaire patiente que tu auras. Mais à l’heure où on se parle, je n’ai pas encore eu de scan et je n’ai pas eu de biopsie, ce qui s’en vient dans quelques semaines, puis après plusieurs mois de traitements de chimio quand même assez rock and roll parce que moi j’étais hospitalisée pendant plusieurs jours (…) je passais la semaine à l’hôpital avec mes enfants… Bien, j’espère que la zamboni a nettoyé tout ce qu’il y avait à nettoyer (…) je sais quand même que j’ai encore trois bonnes années de traitements, puis j’ai commencé, déjà, un traitement ciblé (…) ce que je trouve qui est le plus formidable, puis c’est pour ça que je demeure positive, c’est que je pense que c’est la recherche qui va me sauver, puis je pense que c’est ce qui a fait que ça s’est bien passé parce que j’ai évité de justesse la greffe de cellules souches, là où je m’en allais, et là on m’a proposé ce traitement ciblé-là dont les résultats étaient les mêmes (…)», partage-t-elle.

Comment vit-elle cette exposition?
L’animatrice, bien consciente que ces prises de parole peuvent être à la fois vulnérabilisantes et fragilisantes lorsqu’on traverse une épreuve aussi intime, lui a demandé comment elle vivait cette exposition publique. Elle a voulu savoir si ces prises de parole l’amenaient à faire face à certaines attentes, à des questions insistantes ou à une forme d’injonction à donner des nouvelles et à rendre des comptes.
Alexandra a alors expliqué qu’elle œuvre dans la sphère publique depuis maintenant 30 ans et qu’elle a appris, avec le temps, à vivre avec cette réalité. Elle a toutefois précisé que sa vie personnelle avait toujours été gardée très, très privée. D’ailleurs, ses enfants n’avaient jamais été exposés publiquement avant leur adolescence. Elle a ensuite abordé les répercussions que cette visibilité a pu avoir sur eux.
«Quand j’ai annoncé ça, surtout parce que j’étais très malade avant d’entrer en chimio (…) on savait que j’avais quelque chose, on ne savait pas quoi, on attendait les scans, c’était très long, j’avais l’impression un peu de mener une double vie, on m’appelait, j’étais toujours couché, on m’appelait, je ne répondais pas au téléphone (…)», raconte Alexandra, mentionnant qu’elle n’avait tout simplement pas le choix d’être transparente et authentique.

Comment ses enfants composent-ils avec cette réalité?
Au début, avant l’annonce publique, très peu de gens étaient au courant de ce qu’elle traversait. Alexandra raconte qu’elle refusait plusieurs invitations et qu’elle vivait cette période avec beaucoup d’incertitude. Elle trouvait la situation particulièrement difficile, puisqu’elle ne savait pas encore à quel point sa vie allait basculer ni quelles seraient les conséquences concrètes de la maladie sur ses activités quotidiennes.
Elle raconte que lorsque la nouvelle a été annoncée, ses enfants sont revenus de l’école dès le lendemain en lui disant que tout le monde savait désormais ce qu’ils traversaient.
«Je pense que pour eux, ç’a été vraiment… quand même plus difficile parce qu’ils connaissent la vie publique, ils ne sont pas en représentation comme moi (…) mais ils étaient conscients puis ils acceptaient, sauf que d’arriver à l’école puis d’avoir presque une haie d’honneur, puis d’aller au dépanneur et puis que, tu sais, le monsieur du dépanneur, il demande comment va maman (…) ça, ça bouscule puis ça fait que (…) je ne sentirai pas que les gens sont intrusifs quand on me demande comment je vais parce que, tu sais, quand je fais des publications Facebook, je m’adresse à ma centrale d’énergie (…) je suis reconnaissante à l’infini, donc (…) je ne pensais jamais à quel point à plusieurs on est plus forts (…)», témoigne-t-elle.

Nos sincères souhaits
Nous envoyons à Alexandra et à toute sa famille nos pensées les plus sincères et les plus chaleureuses en cette période remplie de défis. Nous leur souhaitons de traverser la suite avec douceur, courage et sérénité, entourés de tout l’amour des êtres chers qui veillent sur eux au quotidien. Que les prochaines étapes soient porteuses d’espoir, de réconfort et de lumière.
Nous espérons qu’Alexandra pourra continuer à puiser de la force auprès de ceux qu’elle aime profondément et qui lui transmettent cette énergie précieuse. Que la suite soit belle, apaisante et remplie de moments tendres, malgré l’épreuve, dans l’amour et la bienveillance.