Les (très fidèles) téléspectateurs de STAT devront, dès l’automne prochain, se sevrer de leur dose quotidienne de leur feuilleton médical préféré, puisque celui-ci changera de format : au lieu d’être présentée quatre fois par semaine, en durée de 30 minutes, la série de Marie-Andrée Labbé sera relayée hebdomadairement, à coups de 60 minutes, toujours à ICI TÉLÉ.
Une habile façon pour l’autrice de continuer de faire évoluer ses personnages et son univers en évitant la redite. Une autre quotidienne, écrite par Nadine Bismuth (Indéfendable, Un lien familial, Projet innocence, En thérapie), secondée par Luc Dionne, prendra la place de STAT du lundi au jeudi, à 19 h.
La nouvelle de ce changement avait été annoncée aux comédiens de STAT en avant-midi, le jeudi 9 janvier dernier, de la bouche du producteur Michel Trudeau, d’Aetios, qui s’était rendu sur le plateau de tournage pour informer l’équipe, pendant qu’à Radio-Canada, la productrice Fabienne Larouche, la direction d’ICI TÉLÉ et Marie-Andrée Labbé expliquaient la décision aux journalistes, en conférence de presse.
Apparemment, les troupes de STAT n’avaient pas du tout vu venir cette nouvelle orientation!
«On ne s’y attendait pas, surtout que c’est vraiment rare que ça arrive. C’est une chance pour nous de continuer et de réinventer la formule. J’ai hâte de voir ce que ça va donner!»
«On va sûrement avoir plus de temps [pour tourner]… Je vois les côtés positifs! Au début, ç’a été surprenant, mais au final, on est contents!», a ajouté Ludivine.
En affirmant «On va sûrement avoir plus de temps…», l’actrice laisse-t-elle supposer que «on» inclut la personne qui parle? Autrement dit, Ludivine sait-elle déjà si son personnage de Sophia sera de retour dans la mouture revampée de STAT? Celle-ci s’est empressée de nuancer ses paroles:
«Je ne le sais pas!», a-t-elle spécifié vivement.
«La saison actuelle n’est même pas encore complètement écrite… Tout peut arriver! J’espère revenir, en tout cas!»
D’ici là, les collègues de travail de Ludivine Reding et elle-même encaissent encore le choc du départ de leurs camarades Patrick Labbé et Virginie Ranger-Beauregard, dont les protagonistes Philippe Dupéré et Delphine Martin sont décédés tragiquement dans les premiers épisodes de 2025. Ludivine soutient d’ailleurs se faire beaucoup parler de cet inattendu revirement par le public!
«Les gens ont été choqués! En même temps, ça fait de la bonne télé… Ça en a surpris plus d’un, et même nous, quand on a lu les textes!»
«C’est sûr qu’on s’ennuie de Virginie et Patrick… On était comme une famille depuis le début», a enchaîné la jeune femme, ajoutant du même souffle que sa Sophia sera très présente dans les épisodes à venir de STAT.
«Je tourne vraiment beaucoup depuis le retour des Fêtes. Il se passe quelque chose avec mon personnage, quelque chose de super intéressant à jouer, qui est beaucoup d’actualité!»
Sinon, Ludivine Reding passe en ce moment du temps à rénover sa maison avec son amoureux… et elle développe en secret un projet de série bien à elle! Une affaire à suivre…?
Les humeurs de Donald Trump nous amènent à réviser nos habitudes de consommation, y compris à l’échelle culturelle. Dans la foulée, plusieurs ont annoncé sur les réseaux sociaux leur intention (déjà concrétisée, dans certains cas) d’annuler leurs abonnements aux plateformes américaines Netflix, Disney Plus et Prime Video, notamment.
Or – et c’est particulièrement dommage –, quelques séries d’ici adorées des Québécois sont trouvables uniquement à l’une ou l’autre de ces adresses. Fugueuse (diffusée à TVA en 2018 et 2020), 19-2 (présentée à Radio-Canada en 2011, 2013 et 2015) et Séquelles (en vedette à Séries Plus en 2016) ne sont pour l’instant disponibles que sur Netflix, tandis que la deuxième saison de Nuit blanche figure seulement dans le catalogue de Prime Video. Ni ICI TOU.TV, ni illico+, ni Crave ne répertorient ces titres dans leur généreuse banque de fictions à regarder en rafale.
D’autres productions comme Pour Sarah, La vie, la vie, Trauma et Les Filles de Calebont également déjà effectué des séjours sur Netflix dans le passé, mais n’y sont plus aujourd’hui (on peut en revanche se délecter des Filles de Caleb sur ICI TOU.TV EXTRA, ainsi que de sa suite, Blanche).
Pourquoi en est-il ainsi? Nous avons posé la question aux personnes concernées dans le milieu de la télévision.
Au moment d’écrire ces lignes, Julie Racine, directrice Promotion et Relations publiques à Radio-Canada, nous avait spécifié que «essentiellement, c’est vraiment une question de droits» qui explique que 19-2, une production de Sphère Média Plus et Films Zingaro 2, est allée, puis venue, sur ICI TOU.TV, et que le drame policier de Podz, avec Claude Legault, Réal Bossé et Julie Perreault, n’y est plus aujourd’hui.
Son de cloche semblable du côté de Québecor Contenu. Concernant Fugueuse, on indique que la série a été «offerte sur le Club illico [maintenant illico+, NDLR] pendant et après sa diffusion sur TVA, sur une période de 5 ans». L’histoire de la jeune Fanny qui sombrait dans la prostitution a apparemment été très populaire sur toutes les fenêtres de Groupe TVA et Québecor (TVA, TVA+ et Club illico), «rejoignant plusieurs millions de téléspectateurs/abonnés», selon Québecor Contenu.
Or, «lorsque l’entente sur les droits de diffusion s’est conclue et que nous avons observé que la série a été regardée par un maximum de nos consommateurs québécois, nous avons choisi d’investir dans de nouvelles productions pour nos abonnés. Ainsi, nous continuons notre engagement envers l’écosystème culturel québécois en présentant du nouveau contenu original qui fait travailler les talents d’ici», a poursuivi l’organisation.
Du côté d’Encore Télévision, producteur de Fugueuse, on nous a répondu que la première saison de l’œuvre de l’auteure Michelle Allen est effectivement disponible sur Netflix, et que la deuxième «n’a pas été encore vendue» (ce deuxième volet a toutefois été disponible pendant un certain temps sur illico+, l’an dernier). Le groupe en a toutefois profité pour préciser que plusieurs autres de ses créations, telles que Corbeaux, Léo, Les perles, La vie compliquée de Léa Olivier, Les beaux malaises 2.0 et Les bracelets rouges (illico+), Lâcher prise, Les pays d’en haut, La candidate, Six Degrés (ICI TOU.TV), Les beaux malaises (Tv5unis) et Drazilion (video.telequebec.tv) sont accessibles sur des plateformes bien de chez nous.
Et pourquoi dont-on obligatoirement se brancher à une entreprise américaine pour regarder Fugueuse? Le producteur n’a pas été en mesure de fournir une réponse claire.
Chez Séries Plus, Corus, propriétaire de la chaîne, a indiqué que Nuit blanche était, dès le début, «une coproduction entre Prime Video et Séries Plus». «Prime Video a les droits de vidéo sur demande, et de notre côté, nous avons toujours les droits pour la rediffuser sur nos ondes», nous a-t-on dit. Ce qui signifie que les abonnés de Séries Plus pourraient éventuellement revoir le deuxième volet des tribulations de la vie rocambolesque de la femme d’affaires Louise «Loulou» Hébert (incarnée par France Castel et Rose-Marie Perreault). La première saison de Nuit blanche, elle, est toujours en lice sur ICI TOU.TV EXTRA.
Quant à Séquelles – adaptation du roman Le cri du cerf, de l’auteure Johanne Seymour, qui réunissait entre autres Céline Bonnier, François Papineau, Alexis Martin et Élise Guilbault dans les rôles principaux –, Corus a précisé ne plus détenir les droits de diffusion du thriller réalisé par Louis Bélanger.
Ludivine Reding: pour une meilleure accessibilité
Questionnée à ce sujet sur le tapis rouge qui précédait la première médiatique du spectacle Kicker la ruche, de Billy Tellier, en début de semaine, Ludivine Reding, étoile de Fugueuse, n’était pas non plus au courant de la raison de l’absence de la série qui l’a révélée au public sur les vitrines québécoises de vidéo sur demande.
Ludivine Reding sur le tapis rouge du spectacle Kicker la ruche, de Billy Tellier / Crédit : Serge Cloutier
«C’est poche que ça disparaisse de nos plateformes québécoises», a déploré Ludivine, qu’on voit actuellement dans STAT. «Je pense qu’on gagnerait tous à ce que le contenu québécois soit plus accessible pour tout le monde. Parce qu’on en fait, des bonnes séries, au Québec! Ça serait cool que plus de gens les découvrent!»
Certains utilisent l’expression «L’effet papillon». Billy Tellier, lui, préfère «Kicker la ruche». Vous savez, cette séquence de malchances et d’imprévus susceptibles de découler d’une malencontreuse mauvaise décision prise sans malice? Les abeilles qui partent en vrille d’un simple mouvement de pied?
Kicker la ruche, c’est, ainsi donc, le titre du troisième one man show de Billy Tellier, dont la première médiatique occupait la Salle Pierre-Mercure, à Montréal, mardi soir. Après La loi du plus fort, en 2013 (une carte de visite basée sur des tranches de vie plutôt bon enfant) et Hypocrite(s), en 2019 (où nos mensonges d’adultes constituaient le fil conducteur, avec le récit d’un cancer dont on n’avait jusque-là jamais rien su), Tellier rapplique avec ce nouvel opus, qu’il ne pourra hélas pas qualifier de plus abouti ou plus inspiré de son parcours.
Parce que, est-ce que Kicker la ruche est un spectacle audacieux, désarmant, percutant, déroutant, surprenant ? De la trempe d’une Mégan Brouillard, par exemple?
Billy Tellier lors de la première de son troisième spectacle, Kicker la ruche / Crédit : Serge Cloutier
Pas du tout.
Ce n’est certainement pas dans son originalité que Billy Tellier se démarque. Même que Kicker la ruche est probablement l’effort où l’humoriste verse le plus dans la facilité, avec un peu de grossièreté échappée ici et là sans trop de justification.
Une béquille maladroite pour compenser un texte moins travaillé, des thèmes déjà trop visités (les gaffes stupides de l’être humain, l’infortune des personnes trop gentilles, l’éducation des enfants, les couples qui durent, les jugements qu’on porte, son somnambulisme…) ou un simple manque de confiance (pourtant…)?
Or, l’héritier spirituel et scénique de Laurent Paquin (d’ailleurs signataire de la mise en scène de Kicker la ruche) est un communicateur hors pair (on salue ses 10 ans à la barre de Debout les comiques, à CKOI) qui possède l’art de tisser une complicité béton avec les spectateurs en un claquement de doigts, en deux anecdotes triviales. Billy «en a d’dans», comme diraient nos grands-pères, et on dirait qu’aucune foule ne pourrait l’intimider.
Un certain nombre de ses lignes sont réussies. Mais, la moitié du temps, dans Kicker la ruche, elles s’égarent au tournant et s’aplatissent sans demander leur reste. Dommage, parce que La loi du plus fort et Hypocrite(s) étaient plus solides à ce niveau.
Faisons-lui la grâce d’oublier ses gags plus que douteux, par exemple, sur les dames centenaires buveuses de gin (affublées d’un surnom pas très gentil) ou sur l’image mentale générée par l’expression «sucer sa m*rde». Encore davantage ses boutades sur le vocabulaire «pas viril» dans le monde de la construction (allons… en 2025?).
Et, non, les personnes qui affectionnent l’expression «J’entends ce que tu me dis» ne méritent pas nécessairement de «se faire gunner», Billy…
Ça serait un brin cruel.
Billy Tellier lors de la première de son troisième spectacle, Kicker la ruche / Crédit : Serge Cloutier
Une fois le mauvais goût évacué, les propos de Billy Tellier résonneront possiblement chez quelques-uns de ses semblables. Son parterre hilare, mardi, en était une bonne preuve. Particulièrement, sa tirade sur l’éducation des rejetons et sur les conseils exaspérants en ce sens, s’inscrit parfaitement dans l’air du temps. Qu’est-ce qui justifie l’anxiété des bambins, en 2025, quand ceux-ci s’endorment dans une douillette couverture chauffante? Sa mère «badass», qui «pèse 100 livres quand elle a trop mangé», grande de 4 pieds 11 pouces, maîtrisant toutes les variations du «Heille!» capables de faire trembler une progéniture, constitue également à elle seule une source très riche de contenu comique. L’hommage que rend Billy à sa génitrice est aussi cocasse que touchant.
Kicker une ruche, c’est chercher le trouble, indéniablement.
Si, encore, les dards des abeilles de Billy s’avéraient suffisamment piquants pour laisser une trace concrète, mémorable ou simplement saisissante. À l’inverse, un soupçon de calamine, et elles seront vite oubliées.
Rachelle Elie séduit
Billy Tellier a néanmoins eu le flair de s’acoquiner une partenaire de route talentueuse et énergique pour ouvrir ses soirées de prestations. Absolument craquante, veston scintillant au dos, Rachelle Elie, dont la carrière québécoise et en français prend de l’ampleur chaque année, a frappé comme une tonne de briques en première partie.
L’humoriste franco-ontarienne Rachelle Elie en première partie du spectacle Kicker la ruche, de Billy Tellier / Crédit : Serge Cloutier
«Allô, allô, j’suis anglophone! Et aussi Franco-Ontarienne, fuckers!». a-t-elle crâné avec la candeur d’une gamine, mais l’air baveux de la vieille routière qu’elle est et l’accent anglo comme arme de séduction massive.
Nommée au prochain Gala les Olivier dans la catégorie Découverte de l’année, Elie a surtout joué avec sa langue dans son numéro pour le moins «pas barré à 40», ironisant ses origines haïtiennes – débitées en, environ, une demi-seconde –, pastichant l’accent de France comme celui du Saguenay-Lac-Saint-Jean giguant sur La Ziguezon, esquissant le mot vagin en langue des signes, adressant de trop nombreuses références à sa «pl*tte à terre»…
Rachelle Elie sait «faire l’humour» à sa façon et s’est certainement gagné de nouveaux adeptes mardi dernier.
Billy Tellier présente son spectacle Kicker la ruche en tournée partout au Québec.
Consultez son site Web (billytellier.com) pour connaître toutes les dates.
Aujourd’hui, toutefois, la poussière est retombée pour Pierre-Yves McSween, et ce dernier se dit, en fin de piste, très heureux de la tournure des événements. Celui-ci a retrouvé de nouvelles tribunes à ICI PREMIÈRE, notamment aux émissions Tout un matin, Le 15-18 et C’est encore mieux l’après-midi (dans la région de Québec).
«J’ai un bilan positif. J’ai terminé un contrat dans une entente mutuelle. Ils [Cogeco Média, NDLR] gèrent leur station comme ils veulent», a commencé par affirmer le chroniqueur économique en entrevue avec Hollywood PQ.
«Moi, j’ai eu une super opportunité à Radio-Canada, dans un climat qui se veut altruiste, gentil, sympathique, bienveillant, et, surtout, extrêmement positif. J’ai été accueilli à Radio-Canada à bras ouverts. Les gens avec qui je travaille ont été d’une sagesse et d’une gentillesse incroyables!»
«Ce changement de contrat a été, pour moi, une bénédiction. Un ami m’avait dit: Tu vas voir, tout ça va virer positif pour toi, ça va être pour le mieux! Et je dirais que cet ami-là a minimisé. Ça va vraiment bien! Et je trouve ça bien, aussi, de faire moins de chroniques par jour et par semaine, ce qui me permet d’avoir une plus belle présence et de pouvoir faire d’autres projets en même temps. Jusqu’à maintenant, pour citer un commentateur sportif, ça me permet de donner mon 110%!», a complété Pierre-Yves McSween, visiblement serein.
Et l’homme a d’autres bonnes raisons de se réjouir, car les projets ne manquent pas sur sa table de travail. Son rendez-vous L’enquête McSween se poursuit jusqu’au printemps à Télé-Québec; il pourrait être reconduit à l’automne pour une troisième saison (après six ans de L’indice McSween), sinon, Pierre-Yves McSween élabore présentement un autre concept d’émission, qui pourrait également aboutir à Télé-Québec, ses relations avec la chaîne étant très harmonieuses, dit-il.
«J’ai aussi un projet de livre sur les finances personnelles qui va suivre les trois autres [En as-tu vraiment besoin?, Liberté 45 et La facture amoureuse, en plus de ses deux ouvrages cosignés avec Paul-Antoine Jetté, NDLR] et j’ai un projet éventuellement, d’écrire quelque chose de fiction… J’ai fait une petite nouvelle dans un recueil qui s’appelle Noir Montréal, et ça m’a donné le goût. J’ai une idée; donc, on verra bien! Pour l’instant, voici ce qui est dans le pipeline», a énuméré Pierre-Yves McSween.
La menace du président des États-Unis, Donald Trump, d’instaurer des tarifs douaniers de 25% affole politiciens et entrepreneurs. Déjà, le premier ministre François Legault use de tous ses canaux pour rassurer les compagnies québécoises sur le fait que le gouvernement leur viendra en aide si ce scénario se concrétise.
Quel est l’avis du chroniqueur économique Pierre-Yves McSween devant l’éventualité d’un pareil chambardement imposé par Donald Trump? Nous lui avons posé la question.
«Lorsque deux partenaires d’affaires commerciaux profitant d’une entente mutuelle décident d’entrer en confrontation, à cause d’un individu qui veut faire un coup d’éclat, je trouve ça triste», a d’abord exprimé Pierre-Yves McSween d’entrée de jeu, avant de poursuivre en évoquant l’importance de longue date des rapports économiques entre le Canada et les États-Unis.
«Il ne faut pas oublier que le libre-échange canado-américain remonte à l’époque de Brian Mulroney et Ronald Reagan. Deux personnes décédées qui se sont dit, un matin: qu’est-ce qu’on peut faire, pour nos deux pays, qui nous permettrait d’intégrer nos économies, pour le bien de part et d’autre?», a encore illustré McSween.
«C’est notre plus grand acheteur, c’est notre frontière la plus payante. Si on commence à modifier les règles du jeu, du jour au lendemain, ça serait comme d’annoncer à tous nos partenaires commerciaux, les PME, les grandes entreprises, qu’on met aux poubelles les règles du jeu qui ont prévalu depuis 25 ou 30 ans, et qu’on recommence! Je ne trouve pas ça respectueux pour les citoyens, les entrepreneurs, et pour notre modèle économique qui intègre les entreprises de part et d’autre de la frontière. Je trouve ça triste. Je trouve qu’un président américain qui agit comme ça manque d’un rôle présidentiel, et je trouve ça bien dommage», a conclu l’animateur, qui est toujours à la barre de l’émission L’enquête McSween, à Télé-Québec.
Est-ce que des tarifs de 25% seraient vraiment aussi désastreux que certains le craignent, pour l’économie du Québec?
Pierre-Yves McSween se montre prudent dans sa réponse.
«Donald Trump, s’il fait comme la dernière fois qu’il a été élu, qu’il met des menaces pour faire des petits gains – et il en a fait… Espérons que c’est juste ça qu’il veut faire. Pour l’instant, on verra bien!»
Pierre-Yves McSween est aux commandes de la série documentaire Luc le milliardaire qui arrivera sur la plateforme Crave dans les environs de l’été prochain. Non pas à titre d’animateur, mais plutôt de «porteur de quête».
Car le communicateur économique n’interviewera pas le milliardaire vedette qu’est Luc Poirier, dans Luc le milliardaire, «comme Janette Bertrand le ferait», nous spécifie Pierre-Yves McSween en entrevue. Ce dernier cherchera surtout à comprendre ce qu’un Luc Poirier «mange en hiver», pour l’imager grossièrement, sans tracer de lui un portrait qui relèverait davantage de l’infopublicité.
«Luc Poirier a quatre ans de plus que moi… mais il vaut probablement 300 fois ce que, moi, je vaux!», avance McSween.
«La question est de savoir comment deux gars avec quatre ans d’écart, venant de milieux modestes tous les deux – lui vient d’un milieu encore plus modeste que moi –, comment un gars comme lui peut bâtir une vie aussi rapide financièrement, dans des business qui sont plutôt de la vieille école, qui ne sont pas de la haute technologie? Je veux essayer de comprendre ça, vis-à-vis un gars comme moi, qui est plus dans l’approche petit train va loin. C’est comme mélanger de la crème glacée à la vanille et au chocolat pour faire une twist, et montrer les deux côtés….»
Luc le milliardaire, ça sera donc le parcours de Luc Poirier, du point de vue de Pierre-Yves McSween. Les trois épisodes de 60 minutes produits par Sphère Média donneront également la parole aux proches du prospère homme d’affaires.
«Il me fait découvrir son univers, et moi, je suis comme un petit gars qui patauge dans ses gadgets! En essayant de comprendre, en même temps, comment il s’est rendu là, quels sont ses enjeux. Et de comprendre ce que ça signifie, financièrement, d’avoir autant de Ferrari!»
Aux dires de Pierre-Yves McSween, Luc Poirier est très loin de l’image qu’on peut faussement entretenir d’un milliardaire parvenu au sommet, qu’on pourrait imaginer froid, snob ou calculateur. Son nouvel ami le décrit plutôt comme étant «super généreux», «candide» et «sympathique».
«Tu ne peux pas, une fois que tu le connais, détester Luc Poirier. Même si tu es le plus Québec Solidaire du monde (rires) parce qu’il représente le capitalisme ostentatoire. Mais, comme on l’a vu à Tout le monde en parle – et c’est ce qui m’a le plus convaincu de faire une série avec lui –, il est capable d’une grande humilité, d’un grand calme, de réagir à la critique. Et il va être capable de vivre cette expérience-là!»
D’ailleurs, ce genre de série documentaire n’intéresserait pas nécessairement Pierre-Yves McSween s’il n’y était pas question de finances ou d’un «cas» particulier comme celui de Luc Poirier.
«On a un gars qui vaut peut-être plusieurs centaines de millions. Comment il est arrivé là? Le but n’est pas de parler de Luc Poirier, de sa richesse et de lui-même, et de faire un documentaire qui serait une infopublicité. Le but, c’est de montrer comment nous, gens qui épargnons dans des mécanismes standards, on peut s’inspirer de lui pour, peut-être, prendre des petits risques. Comprendre comment ça peut fonctionner… et comprendre pourquoi on n’est pas tous Luc Poirier!»
Notre interlocuteur avoue d’ailleurs candidement que lui-même n’aurait jamais été capable d’atteindre le Graal touché par Luc Poirier, même avec toutes ses connaissances du monde du portefeuille.
«Remets-moi il y a 25 ans, en sachant tout ce qu’il a fait… et je n’y arriverais pas! Impossible… Je ne prendrais pas ces risques. Lui a une vie rock and roll, moi, j’ai une vie vraiment plus standard, et il a pris des niveaux de risques que je n’aurais pas pris. Je n’avais pas les rênes psychologiques, ni physiques, pour faire ça. Financiers, non plus…»
Son rôle dans la série FEM, de la réalisatrice Marianne Farley, où elle interprète une chanteuse déchue qui prend sous son aile un jeune voisin talentueux en questionnement sur son identité de genre (personnifié par Lennikim), a résolument planté une graine fertile dans la carrière d’Émily Bégin.
Elle qui rêvait depuis toujours de décrocher des contrats comme actrice réalise encore davantage cette ambition cette année. Non seulement la deuxième saison de FEM – où son personnage sera de retour – sera enregistrée en mars et avril pour Unis TV, mais Émily Bégin a également obtenu un rôle épisodique dans la fiction quotidienne Indéfendable, à TVA!
Ses scènes dans Indéfendable ont été tournées avant Noël, a raconté Émily en entrevue avec nous, et celles-ci seront diffusées à l’écran au début février.
«Je pense que les gens vont être bien surpris de me voir dans ce rôle-là», a indiqué la comédienne, précisant du même souffle que le cas d’Indéfendable impliquant son personnage est inspiré d’une histoire de l’actualité ayant réellement défrayé les manchettes.
L’affaire recèle quand même un peu de mystère, puisqu’Émily Bégin explique que la femme qu’elle incarne «se fait enlever, séquestrer», et que son mari, personnifié par Daniel Thomas, recevra une demande de rançon. Or, la dame n’est pas que victime, puisqu’elle devra subir un procès et qu’elle siégera au banc des accusés. Me Kim Nolin (Julie Trépanier) sera son avocate.
«C’est rough, comme personnage, c’est vraiment flyé! C’était vraiment particulier de me retrouver dans le palais de justice pour la comparution. C’est intimidant, mais ça m’a aidée dans mon jeu. J’ai eu plein de belles scènes avec mon kidnappeur, avec Daniel Thomas – c’est une perle, mon chum avait déjà tourné avec lui et il m’avait dit que c’était un amour –, avec Julie Trépanier, qui est super, tellement gentille!»
Enchantée de son expérience dans le décor d’Indéfendable, Émily a de surcroît été très flattée des commentaires de la réalisatrice Mariane McGraw à son endroit après le tournage.
«Elle m’a dit: Ayoye, tu es ma découverte! Tu vas en entendre parler!C’est bien excitant!», a souligné la nouvelle professeure d’éducation physique et de danse à Star Académie, qui démarrera à TVA ce dimanche, 19 janvier, à 19 h. Un mandat qui n’est pas totalement étranger à Émily, car celle-ci a autrefois travaillé sur les chorégraphies de Chanteurs masqués, de Star Académie (les éditions 2004, 2005, 2009 et 2012), de la pièce annuelle Revue et corrigée, au Théâtre du Rideau Vert, et qui a même déjà été entraîneuse privée dans un gym Énergie Cardio.
«Travailler avec des non-danseurs, c’est ce qui me fait le plus tripper! On ne fera pas des danseurs de Révolution avec les académiciens en 12 semaines, mais le but, c’est de faire du sport. Je me vois comme une coach. Moi, je vais conseiller aux jeunes d’être en forme mentalement – parce que ce métier peut être troublant – et physiquement.»
Magalie Lépine-Blondeau et Pier-Luc Funk dans la série L'Appel
Été 1997. Le Québec est depuis quelques mois le théâtre d’une guerre sans merci de motards criminalisés, qui prend une ampleur telle que des innocents en paient le prix. Dans la foulée, deux gardiens de prison, Diane Lavigne (en juin) et Pierre Rondeau (en septembre) sont bassement assassinés.
La tension monte dans les corps policiers. Me France Charbonneau, procureure chevronnée, plus de 80 procès au compteur, fatiguée de son métier qui lui laisse peu de temps pour sa fille et sa vie privée, s’amène comme conseillère juridique au sein de l’escouade Carcajou, entité formée par le gouvernement pour, justement, contrer cette escalade de violence.
Le principal suspect dans le dossier des meurtres des agents correctionnels, Stéphane «Godasse» Gagné, est arrêté; sa collaboration pourrait permettre d’épingler Maurice «Mom» Boucher, l’une des principales têtes dirigeantes d’un des groupes de motards. Boucher sera acquitté en 1998, mais l’intervention de France Charbonneau, en 2000, mènera à son procès final et à son incarcération, en 2002.
Magalie Lépine-Blondeau incarne la procureure France Charbonneau dans la série L’Appel / Crédit : Courtoisie Aetios et Québecor Contenu
Ces noms, cette prémisse disent assurément quelque chose aux plus âgés d’entre vous. Car ils ont véritablement existé, cette cruelle joute interlope et cette atmosphère de terreur, ici, à la fin des années 1990. Difficile à oublier, cette époque où Maurice «Mom» Boucher et sa bande défrayaient les manchettes.
Le résultat, la minisérie L’Appel, se dévore sur la plateforme illico+, à raison de deux épisodes d’une heure (sur un total de six) dévoilés par semaine, à compter du jeudi 23 janvier.
Hommage à une guerrière
Nuance, toutefois. L’équipe de production de L’Appel (la maison de production Aetios, de Fabienne Larouche et Michel Trudeau, la réalisatrice Julie Perreault, la direction d’illico+) insiste et le martèle : ce thriller en quasi tous points calqué sur la réalité (à peu près seuls des noms des policiers ont été modifiés) est d’abord et avant tout le combat d’une femme, la procureure France Charbonneau, incarnée par Magalie Lépine-Blondeau.
France Charbonneau, procureure émérite, réellement conseillère juridique de l’escouade Carcajou, juge à la Cour supérieure, présidente de la Commission Charbonneau…
La dame n’est pas spécialement au cœur des deux premières heures de L’Appel, surtout narrées par les policiers, notamment l’enquêteur Sylvain Provencher (Patrice Robitaille), son bras droit Martin Coulombe (David Savard) et leur patron Georges Dugal (Christian Bégin). Mais c’est autour d’elle, France Charbonneau, son amie dans la vie, que Luc Dionne a voulu axer son récapitulatif des événements. Le prolifique créateur de Dumasl’a beaucoup répété depuis l’annonce de L’Appel, en mai dernier : écrire une série sur Mom Boucher, un personnage «fascinant, pas intéressant», à proprement parler, ne l’intéressait pas du tout.
Vincent Graton dans la peau de Maurice « Mom » Boucher dans la série L’Appel / Crédit : Courtoisie Aetios et Québecor Contenu
En table ronde avec les journalistes lors du visionnement de presse de L’Appel, en début de semaine, en visioconférence depuis la Floride, l’authentique France Charbonneau n’a nullement caché son enthousiasme devant cet hommage qui lui est aujourd’hui rendu.
«Absolument fabuleuse», «un copier-coller de la réalité», «d’un réalisme criant», «comédiens exceptionnels» : l’icône québécoise du monde judiciaire n’avait que des éloges à formuler.
«Je suis extrêmement honorée et émue de cette série-là. J’étais assise sur le bout de mon siège. Je connaissais la fin (rires) et j’avais hâte de me rendre à la fin. C’est génial, ce qu’ils ont réussi à faire», a souligné France Charbonneau, un sourire sincère aux lèvres.
8900 pages de procès!
L’intrigue de L’Appel déboule vite. Au début, surtout, alors qu’elle avance au gré des discussions entre les enquêteurs.
Écoutez-les bien, ces conversations : elles jettent les bases de toute l’affaire. Elles nous lancent directement au vif de l’action: qui a peut-être tiré qui, où et quand, qui est complice de qui, qui avait vendu de la drogue à qui lorsque l’autre était jadis agent double…
Le fil des événements est délimité avec exactitude par des indicateurs temporels – dates, heures – qui apparaissent à l’écran de façon pas du tout subtile. Ce n’est pas superflu : la guerre aux motards se déployait de minute en minute, en cette période où I’ll Be Missing You, de Puff Daddy, trônait au sommet des palmarès musicaux.
Pier-Luc Funk dans la peau de Stéphane « Godasse » Gagné dans la série L’Appel / Crédit : Courtoisie Aetios et Québecor Contenu
Au deuxième épisode, le suspense autour de l’arrestation de Stéphane «Godasse» Gagné (Pier-Luc Funk), que Provencher cuisinera abondamment pour le persuader de devenir délateur, fait grimper nos pouls d’un cran.
Dans une scène particulièrement convaincante, la partie de ping-pong verbal qui s’opère entre les deux comédiens (Patrice Robitaille s’y expose en furie!) s’avère savoureuse.
Encore là, les investigateurs profitent d’un plus important temps de glace que France Charbonneau, mais on ne perd apparemment rien pour attendre. L’épouse de Godasse et mère de son petit garçon (Léa Roy) se retrouve elle aussi sur la sellette.
Même si L’Appel ne poursuit absolument pas l’objectif de glorifier les bandits – c’est très clair dans le ton, dans le texte –, l’exécutant de Mom Boucher gagne en humanité lorsqu’il passe un coup de fil à sa mère en pleurant.
Et difficile de ne pas ressentir une pointe de fascination lorsque ledit Mom Boucher (confondant Vincent Graton) se pointe dans le décor…
Devant les médias, Luc Dionne a salué la «volonté politique» qui animait nos dirigeants, il y a 30 ans, d’en finir avec les gangs et la brutalité. À l’exception du petit bavardage entre ses protagonistes, Dionne – qui a transposé son lot de récits vécus à la caméra, entre autres dans les films Monica la mitraille, Aurore et L’Enfant prodige sur le pianiste André Mathieu –, affirme que «tout est réel» dans L’Appel. Les 8900 pages de procès et de requêtes qu’il a épluchées pour les besoins du projet en font foi.
David Savard et Patrice Robitaille dans une scène de la série L’Appel / Crédit : Courtoisie Aetios et Québecor Contenu
L’un des retournements de cette croisade contre le crime organisé, l’attentat contre le journaliste du Journal de Montréal, le regretté Michel Auger, qui avait tant frappé l’imaginaire au tournant des années 2000, sera montré dans la série au 5e épisode.
Et pourquoi le titre L’Appel? Celui-ci réfère à un important appel manqué. Celui que Stéphane «Godasse» Gagné a passé à ses avocats, à 6 h du matin. Lesquels n’ont jamais répondu, transformant ainsi le cours d’un pan de l’histoire judiciaire du Québec.
La série L’Appel, à voir sur illico+ dès maintenant.
Une certaine publicité télévisée d’un certain magasin d’ameublement a beaucoup fait jaser, entre Noël et le jour de l’An.
Nous parlons ici bien sûr de la réclame de Meubles RD mettant en vedette Guillaume Lemay-Thivierge, où ce dernier a fortement joué la carte de l’autodérision pour les besoins de la cause, auprès du porte-parole de la bannière, l’humoriste Jérémy Demay.
La publicité a causé un peu de controverse (détails ici) et, en contrepartie, en a amusé plusieurs également. Guillaume Lemay-Thivierge a d’ailleurs chaleureusement remercié le public sur les réseaux sociaux pour, dit-il, l’ «incroyable vague d’amour» reçue (détails ici).
Émily Bégin, elle, se dit fière de son homme. Rencontrée en début de semaine au Studio MELS de Saint-Hubert à l’occasion d’une conférence de presse pour Star Académie, où elle sera cette année professeure de danse et d’éducation physique, la comédienne, chanteuse et animatrice est brièvement revenue avec nous sur cette réapparition médiatique de Guillaume Lemay-Thivierge, neuf mois après les événements qui ont forcé ce dernier à prendre un peu de recul.
«Il continue à faire son bout de chemin. Il continue à faire attention à lui. On vit de beaux moments en famille. Vous allez voir la suite…», a d’abord laissé planer Émily Bégin en entrevue.
La suite? Est-ce à dire qu’une «suite» est déjà en chantier pour Guillaume dans le milieu artistique? Invitée à compléter ses propos, Émily s’est empressée de préciser que son amoureux n’a pas de projet concret sur la table pour l’instant. Mais…
«Je ne sais pas. Pour l’instant, il n’y a pas de suite. Mais, connaissant Guillaume, il ne va pas juste être sur sa montagne pendant des années!»
«Pour l’instant, qu’il profite de la vie», a enchaîné Émily. «Ça ne fait même pas un an qu’il est en break…»
Les deux artistes arrivent donc à voir le bon côté des choses, maintenant que la poussière retombe tranquillement.
Guillaume Lemay-Thivierge
«Guillaume est dans le positif. On est passés par bien des affaires, mais on se concentre sur ce qu’on a. On est déjà de grands privilégiés, juste d’être en santé!»
Émily Bégin affirme avoir adoré la vignette de Meubles RD dans laquelle a tourné Guillaume.
«J’ai trouvé ça parfait! C’était un bon coup, un bon flash. Tu ne peux pas avoir une plus belle publicité que ça. On a parlé juste de ça pendant les Fêtes!»
Une grande sœur à l’académie!
Émily Bégin, pour sa part, est d’attaque alors que s’amorce un hiver particulièrement occupé pour elle. Aux cours de sport et d’éducation physique qu’elle offrira aux candidats de Star Académie chaque lundi matin à 10 h (et qui seront diffusés dans la quotidienne du mardi à la télévision), et qui impliquent également une présence au gala de variétés du dimanche, s’ajouteront au printemps les tournages de la deuxième saison de la série FEM, à Unis TV, et on la verra en outre dans Indéfendable au début du mois de février.
Le corps professoral de Star Académie 2025, Pierre Lapointe, Émily Bégin, Véronic DiCaire, et le directeur de l’académie Garou, auprès de l’animateur et producteur Jean-Philippe Dion
À Star Académie, Émily compte non seulement partager son amour du mouvement – et faire se déhancher ses poulains dans différents styles, dont le country et la danse en ligne! –, mais aussi faire profiter ses élèves de sa propre expérience au concours télévisé, elle qui a participé à la toute première édition de Star Académie en 2003. Elle souhaite également permettre à ses ouailles de «s’oxygéner», «leur donner une pause de la compétition».
«Le côté humain, c’est l’une de mes forces. J’aime discuter avec les gens, leur donner des conseils. Ce sont des jeunes qui commencent, même si certains ont déjà connu certaines expériences comme La Voix.»
«À Star Académie, tu es vraiment dans une bulle! Tout le monde passe par l’ennui, la tristesse, l’angoisse. Et il y a le stress d’apprendre du nouveau matériel à chaque semaine, pour faire des galas qui sont à peu près l’équivalent de galas de l’ADISQ à chaque dimanche…! Pour moi, ça sera important d’aborder ce côté-là avant de commencer mon cours, le lundi matin, surtout après la grosse soirée du dimanche.»
Émily tient aussi à valoriser l’esprit d’équipe dans son groupe, consciente que certains académiciens seront peut-être moins habiles en danse.
«Je veux qu’ils soient en forme physiquement et mentalement!», a argué celle qui se perçoit comme une «grande sœur» pour les participants.
La huitième mouture de Star Académie prendra son envol ce dimanche, 19 janvier, à 19 h, à TVA. Les quotidiennes seront en ondes dès le lendemain, lundi 20 janvier, à 19 h 30.
Noël est souvent synonyme de rassemblements familiaux, de cadeaux, de bonne bouffe et de rires. Bref, de magie et de féérie! Mais le 24 et le 25 décembre peuvent également rimer avec tempête de neige, présents non désirés, commentaires embarrassants des oncles et des tantes et épuisement avant même que ne s’ouvre le premier party!
HollywoodPQ a sondé les artistes du spectacle Noël une tradition en chanson, dont la tournée se terminait le 23 décembre, pour connaître leurs meilleurs et leurs pires souvenirs du temps des Fêtes. Entre avion manqué, dessert raté et… mastite, certains d’entre eux promettent de vous faire sourire!
Le spectacle sera de retour pour une huitième année (avec une distribution renouvelée, comme le veut la coutume!) à la fin 2025! Les billets seront en vente bientôt… si vous souhaitez vous y prendre à l’avance!
Marie-Michèle Desrosiers
«J’ai des souvenirs comme tout le monde. La veille de Noël, les enfants ont hâte. Dans ce temps-là, on allait se coucher tôt pour se relever pour la messe de minuit, et on ouvrait les cadeaux en revenant. Il y avait le repas…»
«Un souvenir comique : une soirée de Noël où on recevait la famille, ma mère avait fait un gâteau. Je crois que c’était un Saint-Honoré ou une Charlotte Russe. Et ça allait mal, ce soir-là! Elle avait mis une oie au four, mais le four ne marchait pas bien, donc l’oie n’était pas cuite. On avait été obligés de manger des sandwichs. Mais elle nous avait promis un beau dessert. Elle était arrivée dans la salle à dîner avec le dessert en question… mais elle était tellement énervée qu’elle avait de la crème fouettée jusque sur sa robe et dans le visage! Pauvre maman! Nous, on a ri beaucoup, mais pour elle, c’était un peu tragique…Un repas raté! J’avais environ 10 ans, et on habitait alors à Saint-Eustache.»
Luce Dufault et Lunou Zucchini
Luce Dufault et sa fille Lunou Zucchini / Crédit : Serge Cloutier
Lunou : «Je me souviens des beaux souvenirs. Les jours de l’An, dans le temps des Fêtes, ç’a toujours été des beaux souvenirs. Surtout depuis quelques années, j’emmène des amis…»
Luce : «… au jour de l’An, chez nous, on prend le dessert vers 6 h du matin!»
Lunou : «Mais je n’ai pas vraiment de mauvais souvenirs…»
Luce : «Ah…! Une mastite! (rires)»
Lunou : «J’étais sûrement la cause de la mastite.. mais je ne m’en souviens plus, moi!»
Luce : «Tu sais, une mastite et 104 de fièvre, parce que tu es en train d’allaiter ton bébé qui ne sait pas téter comme du monde? Et tu ne peux pas aller à l’urgence… Tout est de sa faute! (rires)»
Joël Legendre (aussi metteur en scène)
«Un bon souvenir de Noël, c’est mon premier Noël avec mon fils [Lambert, que Joël a adopté en 2004, NDLR]. Il est arrivé en octobre, et deux mois après, c’était Noël. Il ne parlait pas encore français, il n’avait jamais eu de cadeaux de sa vie. Il avait quand même 2 ans. Il développait des cadeaux… mais il a vite compris! Rendu chez parrain et marraine, il avait compris c’était quoi, l’affaire, et il allait chercher ses cadeaux direct! (rires) Mon premier Noël comme papa, c’est vraiment un souvenir inoubliable…»
«Un mauvais souvenir, je m’en rappelle : toute ma famille était aux États-Unis. Mon frère se mariait dans les environs de Noël, et la réception avait lieu le 23 décembre, toute la famille devait y être. Moi, je ne pouvais pas être là à son mariage, mais je m’étais arrangé pour prendre l’avion le 22 décembre, pour être là le 23. Mais il y avait eu une grosse tempête de neige, et tous les vols d’avions avaient été annulés. Ce qui fait que je n’ai jamais pu me rendre au party de Noël. Et, ça, ma mère, quand je lui parle de ça, elle braille encore aujourd’hui! Elle dit : «Mon Dieu, tu étais le seul qu’il manquait…» Mais ce n’est pas parce que je ne voulais pas! Moi, j’étais pris dans les aéroports. Je m’étais rendu de Montréal à Atlanta, et à Atlanta, j’attendais… Tout ça pour ne jamais me rendre en Floride! Je pense que j’étais arrivé le 26. C’était épouvantable. Ce n’est pas un beau souvenir de Noël!»
Gabrielle Destroismaisons
«Un bon souvenir de Noël, c’est un Noël d’enfance où il y avait tellement de cadeaux… Nous, on recevait souvent des cadeaux usagés. Parce que je viens d’une grande famille, où il y avait peu de moyens financiers. On a eu beaucoup d’aide du père Noël, ou plutôt du centre d’entraide de la ville où j’ai grandi. Nous, c’était rare qu’on recevait des choses neuves; nos cadeaux étaient emballés, mais usagés. Mais je me souviens d’un Noël où il y en avait tellement; ça allait jusqu’au plafond! Ils étaient peu chers, donc on pouvait en avoir plein! (rires) La quantité, c’était magique! Ce qui était tellement beau, c’est qu’à chaque Noël, quand j’étais petite, on avait un film de Walt Disney. Toujours, toujours. Ça pouvait être Bambi, ou Aladin… On recevait toujours un film de Walt Disney qu’on regardait à 1 h 30 ou 2 h du matin, après avoir déballé tous les cadeaux! Tous les enfants dans le divan, jusqu’à 3 h ou 4 h du matin! Et après, on allait se coucher! Je focalise plus sur le beau, que sur les souvenirs plates…»
(Rappelons que Gabrielle Destroismaisons a fait vivre des moments touchants aux téléspectateurs cet automne… rafraîchissez-vous la mémoire ici!)
Barnev
«Moi, je n’ai pas de mauvais souvenirs de Noël! J’ai toujours de beaux moments. Pour moi, Noël, c’est le temps de célébrer en famille. Le meilleur moment, c’est quand j’avais 13 ou 14 ans. J’avais été chez un ami qui avait une grande maison. Tous nos amis, la famille, s’étaient réunis là-bas. On chantait avec la guitare, ensemble, on avait mangé, on s’était échangé des cadeaux… Je pense que c’était l’un des meilleurs moments, parce que toute ma famille était là. Maintenant, j’ai moins le temps de célébrer avec ma famille, parce que la période de Noël est le moment où les gens veulent aller voir des spectacles, et je travaille souvent.»