Bianca Gervais fait une confidence

Crédit: Serge Cloutier

Apprendre à 40 ans, c’est le fun, et Bianca Gervais ne s’en cache pas. Elle partage sans filtre son aventure, entre fierté, nuits blanches et éclats de rire:

«Je vais te faire une confidence: je suis f*cking fière de moi. C’est le fun d’apprendre à 40 ans. Si t’as envie, je te raconte (suis au resto seule, alors je suis riche de temps) Il y a quelques semaines, spontanément, j’ai contacté la gang d’Odhio et je leur ai dit que je voulais RÉALISER (je veux le faire davantage dans cette décennie) un projet. J’ignorais que ce poste était en quelque sorte un one-woman band. Apprendre le fonctionnement d’un nouveau logiciel de montage, y faire ses coupes, y poser ses SFX, sa musique, apprendre à isoler son piano, les cordes, les percussions, les fade out…Bref, MOI ET MON ORDI. Nous deux ensemble. Je ne te raconte pas la soirée (la nuit!) où j’ai pesé sur un «piton» puis j’ai tout perdu de ma session. La fois où mon disque dur a bogué (le salopard) et que Sébastien Diaz m’a sauvé le c*l. La fois où j’avais plus de son… pour une raison encore mystérieuse. Les fois où je me suis couchée à 2 am car travailler à deux doigts sans «short cut» maîtrisés, c’est long. Ça c’est la v1. Y’a encore du travail. Faut mixer. Polir. Mais j’ai appris. Et un jour, j’aimerais beaucoup réaliser une série web. Oui, après 30 ans à faire de la fiction, je suis prête. Bon «vamos», mes œufs bénédictines sont arrivés. Je vais manger chaud. Prends soin! Bi xxx»

Des obstacles devenus des histoires

On la voit presque là, seule au resto, un café fumant à côté de son ordinateur, son regard concentré sur l’écran, riant de ses propres erreurs et pestant contre les bugs de disque dur. On sent l’adrénaline de la créatrice qui découvre un monde inconnu, la joie des petites victoires, et la fatigue des nuits où elle ne quitte son ordi qu’à deux heures du matin.

C’est drôle, touchant et terriblement humain. Bianca ne cache rien: les frustrations techniques, les moments de panique, mais aussi les joies simples, comme savourer enfin ses œufs bénédictine après une session marathon. Elle nous montre qu’apprendre, même à 40 ans, peut être un jeu, une aventure, et que chaque obstacle devient une histoire à raconter.

Serge Cloutier

Une vraie ambition

Et derrière le défi technique se dessine une vraie ambition: après trois décennies à incarner des personnages devant la caméra, elle veut désormais créer ses propres univers. Une série web? Pourquoi pas. Chaque clip monté, chaque musique ajustée est une pierre de plus pour construire ce rêve.

Sur les réseaux sociaux, ses abonnés ne s’y trompent pas. Les commentaires fusent: ils la trouvent «en feu», certains vont jusqu’à dire qu’elle est leur idole. Bianca Gervais n’est plus seulement l’actrice qu’on aime suivre à l’écran, elle devient un symbole de courage, de créativité et de persévérance.

En fin de compte, son message est clair: il n’y a pas d’âge pour apprendre, pour oser, pour se réinventer. Et si on ajoute un brin de passion, un ordinateur fidèle et beaucoup de patience, la magie opère. Bianca Gervais nous rappelle que créer, c’est aussi se faire confiance, rire de ses erreurs et savourer chaque moment de la route.

Serge Cloutier