«Ça m’a quand même traumatisée»: Pascale de Blois face à un diagnostic

Crédit: Mario Beauregard/Instagram @pascaledeblois
  • Pascale de Blois est porteuse d’une mutation génétique.
  • Elle l’a découvert à 18 ans.
  • Une chirurgie préventive est prévue.
  • Le parcours est marqué par l’émotion et le silence.
  • Elle témoigne avec courage à l’approche de l’opération.

Dans une vidéo profondément émotive, Pascale de Blois partage une étape cruciale de son parcours de vie, marquée par une lourde charge génétique et un long cheminement intérieur. Elle explique d’abord le contexte familial qui a façonné ses choix: «(…) Je vous fais cette petite vidéo parce que j’ai une grosse étape qui s’en vient dans ma vie. C’est… euh… une étape que je savais qui allait arriver depuis que j’ai environ 6-7 ans quand ma mère a été diagnostiquée d’une mutation (elle nomme les gènes mutés). Qui sont les deux mutations qui causent le cancer du sein et des ovaires.» Cette révélation replace son histoire dans une continuité familiale bouleversante, où la prévention devient une réalité incontournable.

À 18 ans, Pascale raconte avoir franchi une étape déterminante en passant un test génétique: «À mes 18 ans, j’ai passé ce test-là de dépistage pour savoir en génétique si j’allais avoir les mêmes résultats qu’elle, et j’ai testé positif à la mutation (du gène).» Ce résultat transforme immédiatement sa vision de l’avenir. Elle comprend alors que des décisions majeures devront être prises pour préserver sa santé.

Face à ce diagnostic, elle évoque une lucidité précoce, mais aussi une charge émotionnelle longtemps contenue, entre peur, responsabilité et détermination. Elle insiste sur le poids du silence et la nécessité de s’y confronter aujourd’hui avec courage et une grande transparence émotionnelle assumée pleinement.

Instagram @pascaledeblois

Un héritage familial et une émotion qui déborde

Dans ce témoignage, elle revient sur les nombreuses épreuves traversées par sa famille, marquée par des deuils répétés et une mémoire collective douloureuse. Elle confie: «Je savais depuis petite…», rappelant combien cette conscience précoce a influencé son rapport à la maladie et au risque.

«Ça m’a quand même traumatisée et ça m’a vraiment aussi fait comprendre que j’étais très chanceuse de savoir d’avance que j’avais cette mutation-là», témoigne-t-elle.

Elle explique s’être longtemps empêchée de vivre pleinement ses émotions, malgré le poids qu’elle portait intérieurement. Elle dit avoir souffert d’un certain syndrome de l’imposteur, estimant qu’elle n’avait pas le droit de se plaindre puisqu’elle se considérait privilégiée par rapport à d’autres personnes vivant des situations «plus difficiles».

Mais à l’approche de l’échéance, les émotions refont surface avec intensité. Elle parle d’un sentiment de «foncer dans un mur» alors que la chirurgie est prévue dans moins de trois mois, rendant la réalité impossible à repousser désormais tangible.

Instagram @pascaledeblois

La sororité face à une épreuve médicale

Son témoignage dépasse son histoire personnelle et rejoint celle de nombreuses femmes confrontées aux mutations génétiques rares touchant, selon les dires de Pascale, environ 0,1 % de la population. Elle met en lumière l’importance de briser le silence et de partager ces réalités souvent invisibles.

L’heure est à la solidarité entre femmes, face à des parcours médicaux lourds mais nécessaires. Dans cette perspective, son message résonne comme un appel à la bienveillance collective et à la compréhension des choix difficiles que ces situations imposent.

Une magnifique finale pour Pascale de Blois, à qui nous souhaitons beaucoup de courage, de résilience et de douceur pour sa chirurgie prochaine.