Cependant, parmi leurs anecdotes, l’une d’elles était nettement plus sombre: le duo affirme avoir été témoin d’un crime commis sous ses yeux: un meurtre.
«Nous, quand on habitait ensemble, on a été témoins d’un meurtre», lance Isabel Richer.
«Ouin, on a vu quelqu’un se faire tuer», confirme Christian.
«On s’en allait voir Richard Desjardins, qui commençait son premier show à La Licorne», met en contexte Christian.
«On était excités d’aller voir Richard Desjardins. On fait des pâtes ce soir-là (…) parce que j’ai baptisé la sauce du nom de la personne», poursuit-il avant de raconter ce qui s’est produit.
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Le déroulement du crime et leur témoignage
«On était en train de préparer le souper. D’un coup, on entend quelqu’un dans la ruelle derrière chez nous crier: Non! Non! Non! (…) Puis là, on fait: Voyons, qu’est-ce qui se passe? Puis des coups de feu… On entend des coups de feu. Et là, on sort dehors et là, on voit un gars courir dans la ruelle. C’était l’hiver. Il y a un gars qui lui court après et qui tire dessus. Puis là, on fait: Bien voyons donc! On ne comprend pas ce qui se passe. On pense que c’est un gag parce que… le son d’un gun dans la vraie vie, ça n’a rien à voir avec les sons qu’on entend à la télé ou dans les films (…) Et là, le meurtrier cagoulé, qu’on n’a jamais pu identifier, lui, part à courir dans l’autre sens une fois qu’il a gunné l’autre. Puis là, on voit l’autre gars qui s’est fait tirer, puis là, on se demande qu’est-ce qui se passe», témoigne Bégin.
«Puis, il n’était pas mort (…) on n’est pas allé parce que tu ne sais pas, le gars cagoulé, où est-ce qu’il est», explique Isabel.
«Tu ne sais même pas s’il nous a vus le voir», lance Christian alors que son amie mentionne que le gars qui vient de se faire tirer peut, lui aussi, être armé.
«Tout ça a fait qu’on a appelé le 911», ajoute-t-elle.
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Conclusion
Ils ont ensuite raconté que l’homme est décédé plus tard, alors qu’il tentait de monter les escaliers de sa demeure, qu’il n’a malheureusement jamais réussi à atteindre.
«On a vu le sang, même, dans la neige tomber, puis, c’est là qu’on a appelé la police (…)», précise Christian, suivi d’Isabel, qui affirme que TQS était dans leur salon à peine 15 secondes plus tard.
De plus, ils racontent que lorsque la police est entrée dans la maison, ils étaient une vingtaine, armés, et qu’ils ont dû leur expliquer que ce n’était pas eux: tout s’était produit dans la ruelle.
Une histoire qui a d’ailleurs donné toute une frousse à la maman de Christian: le lendemain, dans le Journal de Montréal, on a publié l’adresse où le meurtre s’était produit, soit celle de Christian et d’Isabel. Sa mère, qui ne connaissait pas l’histoire, a paniqué, croyant qu’elle venait d’apprendre le meurtre de son fils ou d’Isabel en lisant les nouvelles.
On comprend pourquoi elle a réagi ainsi… Quelle histoire!
Des années après cet épisode marquant, on peut au moins se réjouir qu’il ne soit rien arrivé à Christian et Isabel, car l’histoire aurait pu se terminer tout autrement.
Mario Pelchat fait partie intégrante du paysage artistique québécois depuis de nombreuses années et demeure, encore aujourd’hui, l’un des grands chouchous du public. Le chanteur ne cesse d’évoluer et de surprendre, autant par ses projets musicaux que par ses prises de position, qui ont parfois suscité leur lot de discussions — pensons notamment à la controverse entourant son vignoble.
Coach emblématique de La Voix depuis plusieurs saisons, Mario continue de marquer l’émission par sa sensibilité, son écoute et ses choix souvent réfléchis. Et cette année ne fait pas exception.
Une voix familière 🎤
Lors du plus récent épisode, un moment bien particulier a retenu l’attention: dès les premières notes d’une audition, un son familier est venu lui chatouiller l’oreille.
Il s’agissait d’un artiste prénommé René Lajoie, qui a livré une interprétation tout simplement magnifique de la chanson La France de Michel Sardou.
Dès les premières notes, la voix semblait étrangement familière à Pelchat.
C’est ainsi que Mario Pelchat s’est rapidement retourné, visiblement interpellé par ce timbre reconnaissable et cette sensibilité bien particulière.
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Non pas une mais, deux chaises tournées!
D’ailleurs, il n’a pas été le seul à être charmé, puisque Corneille a lui aussi tourné sa chaise pour accueillir ce candidat au parcours prometteur.
C’est à ce moment que les coachs, aux côtés de Mario, ont voulu savoir comment les deux hommes s’étaient connus.
Roulements de tambours! 🥁
René a alors expliqué que leur rencontre remontait en 2003 dans cette grande comédie musicale à succès, Don Juan, dans laquelle il tenait chacun un rôle.
D’ailleurs Mario lui a lancé un beau compliment!
«C’est fou comme ta voix a évolué dans le bon sens depuis que je te connais.»
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Un moment qui a aussi laissé place à une belle surprise: l’animateur de La Voix, Charles Lafortune, leur a proposé deux options. Soit Mario Pelchat montait sur scène pour chanter du Michel Sardou avec son vieil ami, soit ils interprétaient du Don Juan.
Ils ont tous les deux opté pour du Sardou, offrant au public un moment suspendu, rempli de magie et de complicité.
Restait alors la grande question: quelle équipe René allait-il choisir?
Sans surprise — ou presque — il a finalement rejoint l’équipe de Mario Pelchat, au grand désespoir de Corneille.
Nous souhaitons à Mario et son nouveau candidat le meilleur pour la suite de la compétition!
Les performances de la mi-temps du Super Bowl continuent de fasciner année après année, transformant quelques minutes de musique en véritables événements culturels. Entre mises en scène grandioses, invités-surprises, chorégraphies millimétrées et moments chargés d’émotion, le Halftime Show est devenu bien plus qu’un simple entracte: c’est une vitrine mondiale où chaque détail est scruté. De 2001 à aujourd’hui (2026), plusieurs prestations ont marqué l’histoire, que ce soit par leur puissance vocale, leur audace visuelle, leur impact pop ou les discussions qu’elles ont déclenchées. Dans ce retour sur les spectacles les plus mémorables, on replonge dans des productions éblouissantes qui ont fait chanter, danser et réagir des millions de personnes. Et vous, quel est votre spectacle de mi-temps favori parmi tous ceux-ci, et pourquoi?
Le spectacle de Bad Bunny à la mi-temps du Super Bowl LX a établi une nouvelle référence dans l’histoire de la télévision. Selon les estimations préliminaires de la principale chaîne de NBC, la performance a attiré environ 135,4 millions de téléspectateurs, ce qui en fait le spectacle de mi-temps le plus regardé de tous les temps. Bien que les chiffres définitifs de Nielsen n’aient pas encore été officiellement communiqués, les premières données indiquent que l’artiste portoricain a dépassé le précédent record détenu par Kendrick Lamar en 2025, qui s’élevait à 133,5 millions de téléspectateurs. L’audience a également dépassé celle du spectacle emblématique de Michael Jackson lors de la mi-temps de 1993, longtemps considéré comme la référence absolue. L’ampleur de l’audience a souligné l’attention mondiale suscitée par l’apparition de Bad Bunny, tant sur le plan musical que politique.
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Les premières estimations de NBC suggèrent que la setlist entièrement en espagnol et la production très énergique de Bad Bunny ont joué un rôle clé dans l’augmentation de l’audience. Se produisant sous son surnom de longue date « Conejo Malo », l’artiste a livré un spectacle minutieusement chorégraphié, avec des effets visuels théâtraux et des invités, dont Ricky Martin et Lady Gaga. La performance a été diffusée dans le cadre du spectacle de la mi-temps Apple Music pendant le Super Bowl LX à Santa Clara, en Californie. Les responsables de la chaîne ont indiqué que ces chiffres reflètent l’audience combinée de la télévision linéaire et du streaming, mais les totaux définitifs restent à vérifier. Si ces chiffres sont confirmés, ce serait la première fois qu’un spectacle de mi-temps en espagnol remporte la première place dans l’histoire du Super Bowl.
« Que Dieu bénisse l’Amérique, le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Brésil, la Colombie, le Venezuela, la Guyane, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Salvador, le Guatemala, le Mexique, Cuba, la République dominicaine, la Jamaïque, Haïti, Antigua, Anguilla, les États-Unis, le Canada. Et ma patrie, mi patria, Porto Rico. Seguimos aquí. »
-Bad Bunny
Cette audience record s’est accompagnée d’une vive réaction politique. Donald Trump a réagi à la performance dans un long message publié sur Truth Social, la qualifiant d’« absolument terrible » et de « l’une des pires de tous les temps ».
Il a écrit : « Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument terrible, l’un des pires de tous les temps ! Il n’a aucun sens, il est un affront à la grandeur de l’Amérique et ne représente pas nos normes de réussite, de créativité ou d’excellence. »
Trump a également critiqué le langage et la chorégraphie, déclarant : « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », et a qualifié la danse de « dégoûtante », en particulier pour les enfants qui regardent aux États-Unis et à l’étranger.
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Trump a en outre qualifié la performance d’insulte symbolique au pays. « Ce « spectacle » n’est qu’une « gifle » à notre pays », a-t-il écrit, tout en accusant les médias d’être déconnectés de la réalité. Les commentateurs conservateurs alignés sur le mouvement MAGA ont repris ces critiques, certains remettant en question la place de Bad Bunny sur la plus grande scène américaine et affirmant qu’il n’était « pas américain », bien que l’artiste soit né à Porto Rico, un territoire américain. Trump avait précédemment qualifié Bad Bunny de « choix terrible » pour le spectacle de la mi-temps, sa réaction étant donc cohérente avec l’opposition qu’il avait exprimée lorsque la sélection avait été annoncée.
« Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument terrible, l’un des pires de tous les temps ! Il n’a aucun sens, il est un affront à la grandeur de l’Amérique et ne représente pas nos normes de réussite, de créativité ou d’excellence. »
– Le président Donald Trump
La controverse a également donné lieu à une contre-programmation organisée. L’organisation conservatrice à but non lucratif Turning Point USA a promu un événement alternatif baptisé « The All-American Halftime Show », avec en tête d’affiche Kid Rock et d’autres artistes soutenant l’administration Trump. Cet événement a été présenté comme une réponse à ce que les organisateurs ont décrit comme l’orientation culturelle de la NFL. Malgré ces efforts, l’engagement sur les réseaux sociaux et les chiffres d’audience ont montré que la performance de Bad Bunny a dominé l’attention du public, avec des soirées organisées à travers Porto Rico, la Californie et plusieurs villes américaines tout au long de la nuit.
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Pendant le spectacle de la mi-temps, Bad Bunny a délivré un message clair d’unité et de résistance. Un ballon de football affichait la phrase « Ensemble, nous sommes l’Amérique », tandis que l’écran géant du stade affichait « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour ». Debout à côté des drapeaux américain et portoricain, Bad Bunny a élargi la signification du patriotisme pour inclure l’ensemble des Amériques.
Il a conclu sa performance en déclarant : « Que Dieu bénisse l’Amérique, le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Brésil, la Colombie, le Venezuela, la Guyane, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Salvador, le Guatemala, le Mexique, Cuba, la République dominicaine, la Jamaïque, Haïti, Antigua, Anguilla, les États-Unis, le Canada. Et ma patrie, mi patria, Porto Rico. Seguimos aquí. » Ce moment a eu un large écho, comme en témoigne l’audience record, positionnant Bad Bunny non seulement comme une star mondiale de la musique, mais aussi comme une figure culturelle de plus en plus considérée comme un symbole de défiance contre la rhétorique de l’ère Trump.
Je me suis rendu compte que ça guérissait aussi une honte
Lou-Adriane Cassidy est de plus en plus sous les projecteurs du milieu artistique québécois, et le public apprend peu à peu à la découvrir pour son talent exceptionnel. Récemment, l’artiste se trouvait sur le plateau de Ça finit bien la semaine.
C’est d’ailleurs lors de cette présence qu’elle s’est confiée avec beaucoup de vulnérabilité sur l’abandon de son père, survenu à l’adolescence. Une blessure marquante de sa vie, qu’elle a d’ailleurs transposée en musique à travers sa chanson Dis-moi dis-moi dis-moi, qui en reflète toute la douleur et la sensibilité.
Ces confidences ont été livrées à la demande de Julie Bélanger, qui souhaitait savoir si le fait de chanter et de mettre des mots sur cette épreuve avait eu, pour elle, un effet libérateur, voire exorcisant, face à cette douleur profondément ancrée.
«Oui, ça m’a fait du bien, puis je ne l’ai pas écrite du tout pour ça, parce que je pense qu’il croyait pas vraiment à ce pouvoir-là, exorcisant. C’est absurde de dire ça, puis d’être artiste, mais je pense que je ne voyais pas la création comme ça, comme quelque chose qui peut m’aider moi-même à traverser des trucs. C’était comme presque un outil de création, juste une façon d’aborder un thème avec quelque chose que j’ai vécu. Je ne sais pas. Puis je me suis rendu compte, c’est ça, à force d’en parler, à force de la chanter, à force de l’exposer dans le fond, je me suis rendu compte que ça guérissait aussi une honte que j’avais moi-même par rapport à ça, je pense. Parce que, qu’on le veuille ou non, je sais pas, je pense que c’est le genre d’évènement où tu peux te demander si… peut-être ce que t’as fait», lançait avec vulnérabilité Lou-Adrianne.
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«Tu te sentais responsable?», demandait, l’animateur, Jean-Michel Anctil.
«Peut-être, ouais, mais je pense que c’est plus compliqué que ça, mais… ouais, il vient une honte. Je ne sais pas, j’ai pas d’autres mots, d’avoir subi ça. Puis d’en parler puis de me réapproprier, ça m’a réellement donné, je pense, ce pouvoir-là…Que cette histoire-là m’appartienne à moi, en fait. Puis que ce ne soit pas de la vengeance…ça ne m’intéressait pas, mais juste de me réapproprier l’histoire», répondait la jeune artiste.
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Un moment fort touchant et empreint de vulnérabilité de Lou-Adrianne ❤️
Nous souhaitons à Lou-Adriane de magnifiques projets à venir et espérons pouvoir la suivre encore longtemps à travers son riche parcours artistique.
Figure marquante du paysage médiatique québécois, il aura, pendant des décennies, fait entendre une voix singulière et respectée à la radio comme dans la presse écrite, commentant avec intelligence le théâtre, la musique, la littérature et la vie culturelle d’ici.
Apprécié pour sa rigueur et son indépendance d’esprit, il a contribué à nourrir le débat public et à mettre en lumière les créateurs. Selon Radio-Canada, il aurait succombé à un arrêt cardiaque.
En marge de cette annonce déchirante, plusieurs personnalités qui l’ont côtoyé ont partagé leur immense tristesse. Franco Nuovo laisse derrière lui un héritage culturel considérable, mais aussi, et surtout, une foule de beaux souvenirs auprès de ceux et celles qui ont eu la chance de le connaître.
Les beaux mots sur la personne qu’il était ont fusé de toutes parts, et on vous invite à en lire quelques-uns des messages qui touchent droit au cœur.
«Mon cœur me serre, il est douloureusement gorgé de peine et d’amour et de la peur du manque qui va venir le pétrir. Encore plus ces prochains jours. Franco, j’avais 15 ans quand je suis tombée en amour avec toi. C’est un amour qui a duré 40 ans. Je pense qu’on peut parler d’un homme d’une vie. Récemment on s’est quittés avec des promesses, la mort me les a fauchées. Mais un Franco comme toi, on n’oublie pas ça.»
Anik Jean
«J’ai le coeur brisé. Repose en paix, mon ami. Bon voyage, ride en masse là-haut.»
Valérie Roberts
Bob le Chef
«J’ai passé 4 saisons estivales comme chroniqueur à Dessine-Moi un Été. Il m’encourageait, riait de mes jokes et s’intéressait vraiment à nos chroniques. Quand je le croisais, il prenait toujours le temps de me jaser. Tu vas manquer à beaucoup de gens, Franco, moi inclus. Les dimanches ICI Première ne seront plus les mêmes.»
Stéphane Laporte
«FRANCO: Si le destin n’en avait pas décidé autrement, Franco serait venu regarder le Super Bowl, chez moi, ce soir, comme ces dernières années, même s’il n’aime pas le football. Parce qu’il aime la fête. Parce qu’il aime les amis. Et qu’on aime être ensemble. Franco, comme tout le monde, je le connaissais depuis toujours. Je le lisais dans le Journal de Montréal, je l’écoutais à la radio. Avec attention. Il faisait partie de ces personnalités dont on voulait connaître l’opinion. Parce qu’il avait du style. Du panache. Parce qu’il n’était jamais plate même quand il parlait d’un film plate. On se croisait dans les premières, sur les plateaux, c’était toujours agréable, mais on avait chacun notre monde et on y retournait, sans vraiment créer de lien. Et puis, en août 2022, je suis devenu chroniqueur à Dessine-moi un matin, son émission. Et ça cliqué. On a rattrapé le temps perdu. On est devenu amis. Des vrais amis. Des vrais vieux amis tout neufs. Avec des souvenirs tout frais. Ce qu’on a fait, le plus souvent ensemble, c’est rire de bon cœur. Plein d’éclats de bonheur. Franco, c’est la dolce Vita incarnée. Grand, beau, éloquent, cultivé, rieur, avec un charme fou d’Italien. Un capitaine de navire gagnant. Un libre penseur à moto. Un nonchalant sensible. Un ami sincère. Un amant de la vie. Je sais, l’image est galvaudée, mais elle s’applique à lui. Tout lui semblait facile. Bien sûr, tout n’a pas dû l’être, mais il n’en laissait rien paraître. En ondes, Franco rendait chacun de ses collaborateurs meilleurs, sa façon d’accueillir sans pression, son écoute souriante, son expérience émerveillée, son workaholisme fainéant, son auto-dérision taquine, son doute confiant, sa distraction attentionnée, faisaient qu’on se sentait bien. Et pour être bon, faut d’abord être bien. L’animateur le savait, l’animateur s’en chargeait. Avec lui, ce n’était jamais un rapport de force, toujours un rapport humain. Dimanche dernier, le 1er février, quand Dessine-moi s’est terminé, après 4 heures d’émission, Franco a dit au revoir aux auditeurs, à la semaine prochaine, et on est tous restés assis à nos places, toute sa bande, autour de lui, comme tous les dimanches. L’équipe en régie est venue nous rejoindre. On ne pouvait jamais se quitter tout de suite. Fallait continuer à se jaser, à se faire rire, à se relancer. Pendant une heure, parfois deux. On voulait prolonger notre temps avec Franco. On sentait déjà que c’était précieux. Maintenant, on sait douloureusement à quel point. La grande magie de Franco, c’est qu’a chaque fois que je pense à lui, je souris, même ce soir. Mais ce soir, j’ai les larmes aux yeux. Dans ce texte, j’ai parlé de Franco, parfois au présent, parfois au passé, il en est ainsi des gens qui partent sans vous quitter. On reste mêlé. Pourquoi pas finir au futur: j’espère qu’on se retrouvera, mon ami. Stéphane»
Josélito Michaud
«LA VOIX DE FRANCO NUOVO N’EST PLUS. Je suis sous le choc. J’aimais cet homme. Je suis allé présenter mon nouveau livre en septembre. Une heure magnifique avec une belle gang dont mon ami Stéphane Laporte. Après, quelques bulles, sur la terrasse de Radio-Canada à refaire le monde. À rire et à être émus par les choses et d’autres de la vie. Des bribes de vie échangées avec authenticité, complicité et des rires. Franco était gamin dans un corps d’adulte. Il avait l’énergie d’un jeune premier avec ce désir encore de faire les choses. Une volonté de faire de son équipe son noyau. Une famille d’adoption. Ce matin-là, je suis revenu chez moi le cœur empli de bonheurs. Il avait posé des questions sur mon quotidien le TNF (troubles neurologiques fonctionnels ). Il était très touché par ce qui m’arrive. Préoccupé même! Ce matin-là, René Homier Roy rendait l’âme. Un maître pour nous. Pour nous tous. Nous en avions parlé quelques heures auparavant sans savoir encore la triste nouvelle. J’ai une pensée profonde pour sa compagne, une femme exceptionnelle, à toute l’équipe soudée soirée de l’émission du dimanche. Il y avait de l’amour dans l’air. Ça s’aimait pour de vrai. La complicité n’était pas un jeu des apparences, elle était palpable et bien réelle. Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, mon cher Franco. Mes dimanches ne seront plus jamais pareils sans toi!! Qui va me dessiner un dimanche, si tu n’es plus là pour le faire?»
Léa Clermont-Dion
«Franco. Je ne sais pas comment le dire. Ni même si je dois le dire. Mais je le dis, parce qu’il mérite nos hommages – nombreux, s’il vous plaît. La première fois avec Franco, c’était l’été de mes 15 ans. À Radio-Canada. Dans le studio enterré de la tour brune, à 6h15 du matin, ça sentait les toasts brûlés, et Franco déambulait avec sa dégaine inimitable. J’avais remarqué ses bijoux argentés au cou et aux doigts, ses jeans troués, les lunettes fumées sur les cheveux ondulés tombant en bas des joues. Ce regard sicilien, cette mâchoire arrondie, cet air méditerranéen. Romantique, mystérieux, cultivé. Il avait une aura, ce que j’ai appris plus tard à nommer «un charisme». Dans sa retenue, Franco possédait ce charme italien: celui d’accueillir, de savoir rire, de soigner sa superbe et de celle des autres. J’avais 15 ans, j’étais minuscule, et c’était ma première «gig»: chroniqueuse jeunesse à C’est bien meilleur le matin. J’ai appris. J’ai été accueillie. J’ai écouté. Dany Laferrière et Franco, c’était du grand art. Puis le temps a filé. Franco et moi avons vieilli. Nous nous sommes retrouvés, mûris par la vie. Lui adouci, moi aussi. Plus de rondeur, plus d’indulgence, plus de dolce vita. Cette deuxième rencontre fut fulgurante. J’ai encore plus aimé Franco : cinéphile, amoureux de littérature, des arts, de la table, du vin, de la vie — amoureux de sa fille, de ses petits-enfants, de sa blonde, de ses amis, de sa mère patrie l’Italie. Je l’ai redécouvert notamment chez mon ami Stéphane Laporte, où chaque jour est une fête, et les fêtes avec Franco étaient souvent mémorables. La dernière fois, un soir d’été, il s’est mis à chanter Mexico de Luis Mariano, sur la terrasse de chez Steph. Il savait toutes les paroles, toutes les mimiques. Il incarnait Luis. J’ai alors découvert le vrai Franco. L’inimitable showman, le gars de culture, l’homme de coeur. Celui qui a fait les 400 coups, joué du coude à Cannes, assisté à toutes les premières…écrit des textes avec style et panache. Sa chemise blanche entrouverte, ses lunettes teintées, sa grâce, son humour, son sourire en coin. Je ne sais pas comment le dire… mais j’ai tout aimé. Comment résister? Alors, que reste-t-il de Franco? Un legs. D’abord une voix. Caverneuse, feutrée, réconfortante, bienveillante. Il accueillait les points de vue, cherchait à comprendre le monde d’après. Généreux, affable. Franco avait en lui l’indicible été qui ne pouvait s’arrêter. Peut-être est-ce ça, alors Franco Nuovo: la capacité de donner aux autres et de laisser, en un instant, une trace indélébile. Je n’avais pas envie qu’il parte. J’avais envie qu’il soit là pour toujours. Avec son départ, il y aura inévitablement un vide les dimanches. C’est une époque qui se termine. Mes pensées accompagnent ses proches. Avec toute ma tendresse, Sarah, Stéphane, Caroline, Pénélope…. Ciai amico.»
Gregory Charles
«Le départ subit et inattendu de Franco Nuovo m’attriste au plus haut point. J’avais beaucoup d’estime pour mon ami Franco. Il était un épicurien passionné. Il était un excellent communicateur. Il était amoureux et sensible. Il faisait preuve d’une écoute rare et attentive. Il aimait avec tout son coeur et toute son âme. Bref, il était Italien. Et il était Québécois. J’ai de la peine. Comme si je perdais un membre de ma famille. Son rire va me manquer. Sa voix va me manquer. Il va me manquer. Ci rivedremo in paradiso, Franco. Gregory»
François Legault
«J’ai appris avec tristesse le décès de Franco Nuovo, à l’âge de 72 ans. Un homme profondément sympathique, que j’ai beaucoup apprécié, autant pour son regard sur la culture et son amour sincère des arts que pour sa façon d’être, chaleureuse et accessible. Son départ précipité nous rappelle à quel point la vie est fragile, et combien il est important de la savourer pleinement, tant qu’on le peut. Mes pensées accompagnent ses proches, ses collègues et tous ceux et celles qu’il a touchés au fil des années.»
Marc Hervieux
«Quel choc, hein… Quand quelqu’un comme Franco part sans prévenir, ça laisse un drôle de silence. Pas juste l’absence d’une voix, mais l’absence d’une énergie. Le départ de Franco Nuovo est une surprise qui me laisse sans mots. Et pourtant, avec lui, les mots n’ont jamais manqué. Chaque rencontre avec Franco était une fête. Pas une fête organisée, planifiée, mise en scène. Non. Une vraie fête. Celle qui éclate dès qu’il entre dans la pièce. Celle qui commence par un éclat de rire et se termine trop tard, quand on réalise que le temps a filé sans qu’on le voie passer. Je n’ai pas la plume de notre ami Stéphane Laporte. Je n’ai pas son élégance pour ciseler les phrases comme on taille un diamant. Mais j’ai mes souvenirs. Et ils brillent fort. Je me souviens de nos rencontres chez Stéphane entre autres. À jaser de tout et de rien, surtout de rien, parce que le rien avec Franco devenait toujours quelque chose. À chanter, en italien, toujours fort. À refaire le monde sans prétendre le réparer. À rire jusqu’à en avoir mal aux joues. Franco avait ce talent rare: il faisait sentir aux autres qu’ils étaient importants. Il écoutait vraiment. Il riait vraiment. Il vivait vraiment. Aujourd’hui, le silence est lourd. Mais quand je pense à lui, je n’entends pas le silence. J’entends la musique. Les éclats de voix. Les «encore une dernière». Les conversations qui débordent. Merci, Franco, pour la lumière. Pour la chaleur. Pour toutes ces soirées qui resteront gravées comme des petits soleils dans nos mémoires. Tu nous manques déjà.»
Caroline Néron
«Non!!! Sincères condoléances à ses proches. RIP, Franco.»
Mélanie Maynard
«Quelle tristesse. Condoléances et douces pensées à ses proches.»
Christian Bégin
«Mes pensées étreignent tous ceux et celles qui le pleurent…. J’en suis…. Ouf…..»
Nos plus sincères sympathies
Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille de Franco Nuovo, à ses amis, à ses collègues ainsi qu’à tous ses proches. Sa disparition laisse un grand vide dans le milieu culturel et médiatique, mais aussi dans le cœur de ceux qui l’ont connu et apprécié. Nous espérons que l’amour, les souvenirs partagés et les hommages reçus sauront apporter un peu de réconfort en ces moments difficiles. Nos pensées accompagnent tous ceux qui vivent ce deuil et qui pleurent la perte d’un homme profondément humain et engagé.
L’année 2026 a été marquée par la disparition de nombreuses personnalités qui ont laissé une empreinte durable sur notre société. Artistes, créateurs, figures publiques, penseurs ou athlètes, chacun et chacune a contribué, à sa manière, à façonner notre époque et notre imaginaire collectif. Ce projet In memoriam rend hommage à celles et ceux qui nous ont quittés au cours de l’année. À travers ces souvenirs, nous prenons un moment pour nous rappeler leur influence, célébrer leur apport et honorer des vies qui continueront de résonner bien au-delà de leur absence.
NEW YORK, NEW YORK – MAY 26: Singer Brad Arnold of 3 Doors Down performs at 2023 FOX & Friends’ Summer Concert Series on May 26, 2023 in New York City. (Photo by Slaven Vlasic/Getty Images)BEVERLY HILLS, CA – JULY 14: Musician Chuck Negron, former singer of the classic rock band Three Dog Night, performs onstage during the Happy Together tour at Saban Theatre on July 14, 2018 in Beverly Hills, California. (Photo by Scott Dudelson/Getty Images)Catherine O’Hara of « The Wild Robot » at the Deadline Studio held at the Bisha Hotel during the Toronto International Film Festival 2024 on September 9, 2024 in Toronto, Canada. (Photo by KC Armstrong/Deadline via Getty Images)NEW YORK, NEW YORK – NOVEMBER 11: Bob Weir performs onstage at 2023 A Funny Thing Happened On The Way To Cure Parkinson’s at Casa Cipriani on November 11, 2023 in New York City. (Photo by Bryan Bedder/Getty Images for The Michael J. Fox Foundation)NEW YORK, NY – JUNE 03: Valentino Garavani attends the 2019 CFDA Fashion Awards at The Brooklyn Museum on June 3, 2019 in New York City. (Photo by Taylor Hill/FilmMagic)Kianna Underwood and Jennifer Tilly during Hairspray Opening Night Los Angeles – After Party at Henry Fonda Theatre in Hollywood, California, United States. (Photo by Bruce Glikas/FilmMagic)PARSIPPANY, NJ – OCTOBER 27: TK Carter attends the Chiller Theatre Expo Fall 2018 at Hilton Parsippany on October 27, 2018 in Parsippany, New Jersey. (Photo by Bobby Bank/Getty Images)HANGING ROCK, AUSTRALIA – NOVEMBER 04: Rob Hirst from Midnight Oil perform on November 4, 2017 in Hanging Rock, Australia. (Photo by Sam Tabone/Getty Images)Yeison Jimenez during Billboard Latin Music Week at the Fillmore Miami Beach on October 15, 2024 in Miami Beach, Florida. (Photo by Christopher Polk/Billboard via Getty Images)NEW YORK, NEW YORK – JUNE 05: John Forté attends « Kerouac’s Road: The Beat Of A Nation » Premiere – 2025 Tribeca Festival at SVA Theater on June 05, 2025 in New York City. (Photo by Theo Wargo/Getty Images for Tribeca Festival)LAS VEGAS – MARCH 07: Paris Hilton (L) and hair colorist Kim Vo arrive at the grand opening of the Kim Vo Salon at The Mirage Hotel & Casino March 7, 2008 in Las Vegas, Nevada. (Photo by Ethan Miller/Getty Images for MGM/Mirage)