- Jean-Philippe Dion est invité à l’émission Suzanne, qui explore le lien entre grands-parents et petits-enfants.
- Il se confie sur le décès de sa grand-mère, Gisèle, une épreuve encore très douloureuse.
- Leur relation s’est créée dès sa naissance.
- Il la considère comme une deuxième maman et sa meilleure amie.
- Son deuil reste très présent dans son quotidien, malgré le temps qui passe.
- Sa grand-mère avait aussi adopté.
Jean-Philippe Dion figure parmi les invités de l’émission Suzanne, dans laquelle Pascale Renaud-Hébert, à travers la relation privilégiée qu’elle entretient avec sa grand-mère Suzanne, amorce une réflexion sensible sur le lien grand-parental. Elle y explore le rôle et la place des grands-parents d’aujourd’hui, tout en allant à la rencontre de personnalités, de spécialistes et de familles aux réalités diverses.
Le jour où je suis allé au tribunal pour mon gars, c’est fou parce que j’ai tellement pensé à elle
Lors de ce moment émouvant en tête-à-tête, Jean-Philippe s’est confié avec émotion sur la perte de sa grand-maman, Gisèle, une épreuve particulièrement difficile à traverser et dont la douleur se fait encore sentir aujourd’hui, après près de 10 ans.

Leur lien unique
Jean-Philippe raconte que son lien avec sa grand-mère s’est tissé dès sa naissance. Sa mère, qui s’était beaucoup investie auprès de sa sœur aînée, s’est oubliée au point de traverser une dépression post-partum et a dû être hospitalisée en psychiatrie durant les premiers mois suivant l’accouchement. Sa grand-mère, qui habitait juste de l’autre côté de la rue, a alors pris l’initiative de s’occuper de lui, créant ainsi un lien très fort entre eux.
Il a ainsi vécu chez sa grand-maman pendant quelques mois.
«Je pense que ç’a cristallisé quelque chose entre elle et moi (…) je pense que ça nous a quand même connectés, puis même si je n’ai pas de souvenir, cette femme-là est devenue pour moi ma deuxième maman, parce que ç’a été mon refuge toute ma vie, ma grand-mère, c’est devenu ma meilleure amie, ça a vraiment été super important, cette relation-là, dans ma vie», témoigne-t-il.
La personnalité a également abordé la façon dont il a vécu ce deuil.
«Bien très dur, très, très, très, très dur, ouais, vraiment. Puis tu sais, des fois, on dirait que je m’écoute parler, puis il y a des gens qui doivent se dire: Hey, pour de vrai, reviens-en de ta grand-mère, ça va faire dix ans qu’elle est décédée, puis tu sais, j’en parle vraiment beaucoup, mais elle a tellement été importante, puis ce deuil-là, pour moi, c’est comme si elle était tellement ancrée dans ma vie que j’ai beaucoup de réflexes, puis tu sais, ça commence à s’estomper d’avoir le réflexe de: j’ai une belle nouvelle, je vais l’appeler (…) pour aller chez mes parents la fin de semaine, je passe devant la maison où elle habitait, j’ai toujours, tu sais, comme: Est-ce que le rideau est ouvert? (…) je suis tout le temps en train de regarder, puis tu sais, ce n’est même plus des gens de la famille qui habitent là, mais c’est encore très, très, très imprégné en moi», partage-t-il.
Le producteur a également confié que sa grand-mère avait adopté sa tante, qui est aujourd’hui sa marraine. Elle est donc devenue la mère d’une petite fille, une situation qui résonne particulièrement avec la sienne auprès de son garçon.
«Le jour où je suis allé au tribunal pour mon gars, c’est fou parce que j’ai tellement pensé à elle (…) c’est fou quand même que la vie te ramène, puis jamais dans ma vie, moi, j’avais pensé que je serais papa (…) mais de la même façon qu’elle», confie Jean-Philippe.

Une série à voir
Nous vous conseillons vivement Suzanne, un projet empreint d’émotion qui met en lumière toute la force du lien que les enfants peuvent tisser avec leurs grands-parents. À travers des témoignages sincères, touchants et profondément humains, le projet met en valeur des relations précieuses qui marquent souvent une vie entière. Beau, sensible et authentique, ce projet aborde avec justesse l’amour, la transmission, la mémoire et l’importance de ces liens intergénérationnels. Suzanne donne la parole à des personnes aux réalités variées, ce qui rend l’ensemble encore plus universel. C’est une série bouleversante et lumineuse, à laquelle plusieurs pourront assurément s’identifier.
Félicitations à Jean-Philippe pour son émouvant témoignage, et rappelons qu’il n’y a aucune date d’expiration pour faire vivre la mémoire de ceux qu’on aime.











































