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Marc Labrèche se paie la tête de Céline Dion

S’il y a bien une chose qu’on ne peut enlever à Marc Labrèche, c’est son style absolument unique. L’humoriste québécois possède ce talent rare de mélanger intelligence, absurdité et caricature dans un équilibre presque parfait.

Céline n’est pas allée à l’école longtemps, donc elle ne sait pas.

Chez lui, la parodie n’est jamais gratuite: elle devient un véritable terrain de jeu où se rencontrent culture populaire, second degré et un sens aigu de l’observation, il s’agit presque d’une chance de se faire prendre comme sujet par l’artiste.

Dernièrement, il l’a prouvé une fois de plus en revisitant Céline Dion à sa manière, dans ce qu’il appelle Le Tili-Journal, en incarnant Céline Galidion. Perruque blonde longue sur la tête, voix exagérément nasillarde, il plonge immédiatement dans un univers aussi éclaté qu’irrésistible.

Serge Cloutier

Une parodie qui frappe fort

Dès les premières secondes, le ton est donné!

«Coucou tout le monde, c’est moi Céline. Je dis coucou parce que Céline ne s’attendait pas à être là. Non, Céline, elle était occupée. Elle vidait sa sacoche sur TukTuk, puis elle comptait ses jumeaux. Mais à un moment donné, il n’y avait plus rien dans la sacoche puis les jumeaux bougent tout le temps, faque Céline, fallait tout le temps qu’elle recommence à les compter (…)», l’entend-on jouer, faisant référence aux vidéos partagées sur les réseaux par la star.

Labrèche pousse la caricature jusqu’au bout, jouant sur les clichés, mais sans jamais tomber dans la méchanceté pure. Il poursuit avec une autre ligne bien sentie:

«Céline n’est pas allée à l’école longtemps, donc elle ne sait pas. Mais ça, c’est correct. Mon amour, il disait toujours: Entre un secondaire trois puis un duo avec Barbra, f*ck le secondaire trois.»

Son humour repose précisément sur cette ligne mince entre irrévérence et affection.

Capture YouTube @MarcLabrecheofficiel

L’absurde comme signature

Ce qui distingue réellement Labrèche, c’est sa capacité à aller encore plus loin, là où plusieurs s’arrêtent. Il ne se contente pas d’imiter: il transforme, déconstruit et réinvente.

La preuve avec ce poème complètement décalé qui clôt son segment:

«Les tites pattes de mon ti-chien. Laissent des traces sur le chemin. Où c’est qu’ils s’en vont? On le sait pas. Mais ils s’en vont quelque part. Où c’est qu’ils étaient pas d’abord. Le temps est comme mon ti-chien. Y’a rien qui le retient. Faque profitez-en, le bon temps c’est pas de l’onguent.»

Puis, fidèle à son personnage, il conclut simplement: «C’est ça que Céline avait à dire.»

Capture YouTube @MarcLabrecheofficiel

Rire de ceux qu’on aime

Au fond, Marc Labrèche n’attaque jamais gratuitement. Qu’il s’amuse aux dépens de Sophie Durocher, de Josélito Michaud ou d’une autre personnalité publique, il le fait toujours avec cette combinaison bien à lui d’ironie, d’autodérision et d’affection à peine voilée.

Chez lui, la caricature ne repose pas sur la méchanceté, mais sur une lecture fine des personnalités qu’il imite, avec tout ce qu’il faut de mordant pour faire rire sans tomber dans la cruauté. C’est d’ailleurs ce qui rend son humour si efficace.

Cette vidéo hilarante s’ajoute à plusieurs autres caricatures déjà disponibles sur sa page YouTube, et une chose est certaine: si vous commencez à les regarder, préparez-vous à rire pendant un bon moment.

Roy Dupuis et les stars de La peau de l’ours réunis sur le tapis rouge

Le Cinéplex Quartier Latin accueillait la grande première tapis rouge du film La peau de l’ours, réalisé par Alexandre Trudeau et James McLellan. Pour l’occasion, plusieurs figures du milieu artistique se sont réunies afin de célébrer ce nouveau projet attendu. Fidèle à lui-même, Roy Dupuis a attiré tous les regards sur le tapis rouge, imposant par sa présence et son charisme naturel.

À ses côtés, les autres acteurs du film étaient également présents, ajoutant à l’effervescence de la soirée. Entre retrouvailles, sourires et moments complices, l’événement s’est déroulé dans une ambiance à la fois festive et chaleureuse, à l’image du cinéma québécois. Voyez les images captées par notre photographe. Avez-vous vu le film et sinon irez-vous le voir?

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Arrestation de Justin Timberlake: Les images rendues publiques

Le média américain TMZ a récemment dévoilé une vidéo de la caméra corporelle de la police montrant l’arrestation du chanteur Justin Timberlake pour conduite avec facultés affaiblies dans les Hamptons, relançant l’attention médiatique autour de cet incident survenu à l’été 2024. 

Sur ces images, on peut voir la star se soumettre à une série de tests de sobriété sur le bord de la route après avoir été interceptée par les policiers. L’artiste semble coopératif tout au long de l’intervention, même si certaines épreuves paraissent lui poser difficulté. Alors que les agents évaluent son état, il mentionne que ces exercices sont «vraiment difficiles». 

Getty Images

Le contenu de la vidéo

Selon les informations rapportées par TMZ, les policiers auraient décidé d’intercepter Justin Timberlake après avoir observé son véhicule quitter sa voie et ne pas respecter un panneau d’arrêt.

L’intervention serait survenue peu de temps après que la vedette eut quitté un restaurant de Long Island.

Au cours de l’échange avec les agents, le chanteur aurait tenté de se justifier en mentionnant qu’il était en tournée, allant jusqu’à déclarer: I’m Justin Timberlake, comme s’il espérait être reconnu.

Malgré l’intervention d’une amie, qui aurait insisté sur sa notoriété dans l’espoir d’éviter son arrestation, les policiers auraient conclu qu’il avait échoué aux tests, avant de le menotter et de l’emmener au poste.

TMZ

Des images diffusées malgré la volonté de la star

La diffusion de cette vidéo surviendrait à la suite d’une entente juridique permettant la publication d’une version modifiée des images. L’équipe de Justin Timberlake avait initialement tenté d’empêcher leur diffusion, invoquant des préoccupations liées à sa vie privée et à sa réputation. 

Rappelons qu’en septembre 2024, l’artiste a plaidé coupable à une accusation réduite en lien avec cet événement. Il a alors reçu une amende, une suspension temporaire de permis ainsi que des heures de travaux communautaires. 

Pour en savoir plus sur l’événement et sur les détails entourant la situation, nous vous invitons à consulter notre article sur le sujet, qui rapporte les informations divulguées au moment de l’incident.

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«Ça ne se guérit pas»: François Lambert sur son diagnostic

L’entrepreneur québécois François Lambert a récemment pris la parole avec une transparence désarmante pour partager un diagnostic qui marque un tournant dans sa vie.

Ça ne se guérit pas. Le spécialiste a été très direct.

Connu pour son franc-parler et sa discipline rigoureuse, il a choisi d’aborder publiquement sa condition, mettant en lumière une réalité souvent invisible: celle de la douleur chronique.

À travers son message partagé sur les réseaux sociaux, il ne cherche ni la pitié ni les solutions miracles, mais plutôt à exposer les faits tels qu’ils sont, avec lucidité.

Il partage la réalité à laquelle il doit faire face, une situation profondément douloureuse et désolante qui, malheureusement, ne se guérit pas.

Instagram @francoislambert.one

Un diagnostic lourd de conséquences

Voici les mots qu’il a lui-même partagés:

«Être trop jeune… et trop magané pour se faire opérer. C’est exactement là où je suis. Je devais me faire opérer au cou à la mi-avril. Au début, on parlait de deux vertèbres. Après tous les examens, le vrai portrait est sorti: ce sont quatre vertèbres qu’il faudrait souder. Quatre. Ça fait près de 30 ans que je vis avec des douleurs au cou. L’an dernier, ça a frappé plus fort, au point de me rendre non fonctionnel pendant des semaines. Le diagnostic est clair: arthrose, usure avancée, douleur chronique. Et ça, ça ne se guérit pas. Le spécialiste a été très direct. Oui, il peut m’opérer. Mais à 58 ans, encore actif, ça veut dire perdre énormément de mobilité. Regarder à gauche, à droite, en haut, en bas… tout devient limité. Donc le choix est simple, même s’il ne l’est pas tant que ça. Je suis trop jeune pour accepter cette perte de mobilité. Et trop magané pour espérer autre chose qu’une gestion de la douleur. Alors pas d’opération. Je continue comme je le fais déjà: médication, étirements, alimentation pour réduire l’inflammation, lumière rouge… et je m’adapte. Ça ne m’empêche pas de m’entrainer ou de dormir… donc business as usual. Aussi mon dossier reste ouvert et une rencontre annuelle est prévue ainsi que des injections aux 3 mois. Je ne suis pas abattu. Je ne suis pas en colère. C’est ma réalité. Et j’avance avec. Et comme toujours, merci pour toutes vos suggestions. Sachez simplement que j’ai déjà fait le tour… Même la Bible n’y changera rien.»

Une résilience fidèle à son image

Ce témoignage reflète parfaitement la personnalité de François Lambert: un homme pragmatique, discipliné et résolument tourné vers l’action. Même confronté à un diagnostic d’arthrose avancée et à des douleurs persistantes, il choisit de ne pas se laisser définir uniquement par cette réalité.

Au contraire, il semble privilégier une approche lucide et réfléchie, en adaptant son quotidien plutôt qu’en mettant complètement sa vie sur pause. Son refus de subir une opération ne traduit pas un abandon, mais bien une décision mûrement réfléchie, en accord avec sa vision des choses.

Pour lui, préserver sa mobilité, son autonomie et son rythme de vie demeure essentiel, même si cela signifie devoir composer avec une douleur constante au quotidien.

Instagram @francoislambert.one

Un message qui résonne

Au-delà de sa situation personnelle, cette prise de parole risque de trouver un écho particulier auprès de nombreuses personnes qui vivent elles aussi avec des douleurs chroniques au quotidien.

En partageant son expérience avec franchise et sans détour, François Lambert met en lumière une réalité souvent difficile à expliquer à ceux qui ne la vivent pas: celle d’apprendre à composer avec ses limites, à ajuster son rythme et à redéfinir certaines habitudes sans pour autant renoncer à avancer. Son témoignage, à la fois lucide et profondément humain, rappelle toute la force qu’il faut pour continuer malgré l’inconfort constant.

Nous lui souhaitons sincèrement de trouver un peu de soulagement et une façon d’apaiser ses douleurs.

Instagram @francoislambert.one

Retour sur le tapis rouge de la première médiatique de Pierre Hébert

Pierre Hébert a récemment présenté la première médiatique de son tout nouveau spectacle Grandiose, marquant son grand retour sur scène quatre ans après la fin de la tournée Le goût du risque. Avec ce nouveau projet, l’humoriste explore avec humour et sensibilité cette quête universelle d’une vie «grandiose», faite de rêves, d’efforts, de remises en question et de petits moments de perfection.

Pour souligner l’événement, plusieurs personnalités du milieu artistique se sont réunies, foulant le tapis rouge dans une ambiance festive et conviviale. Une soirée attendue, à l’image du spectacle, qui promet déjà de toucher et de faire rire. Découvrez les photos captées par notre photographe.

Annulée ou renouvelée? Cross, Paradise et plus!

Quelles séries arrivent à leur conclusion ou sont abandonnées en 2026? Votre favorite revient-elle pour une nouvelle saison? Entre renouvellements attendus, annulations surprises et séries qui tirent leur révérence après plusieurs années, l’année 2026 s’annonce décisive pour de nombreuses productions. Des plateformes de streaming aux grandes chaînes américaines, les annonces se multiplient et redessinent le paysage télévisuel. Certaines séries poursuivent leur succès avec de nouvelles saisons, tandis que d’autres ferment définitivement le rideau. Découvrez dans notre récapitulatif complet toutes les séries renouvelées, annulées ou terminées en 2026, avec les informations essentielles à retenir pour ne rien manquer des prochaines sorties.

L’ex-directeur du FBI Robert Mueller meurt à 81 ans

L’année 2026 a été marquée par la disparition de nombreuses personnalités qui ont laissé une empreinte durable sur notre société. Artistes, créateurs, figures publiques, penseurs ou athlètes, chacun et chacune a contribué, à sa manière, à façonner notre époque et notre imaginaire collectif. Ce projet In memoriam rend hommage à celles et ceux qui nous ont quittés au cours de l’année. À travers ces souvenirs, nous prenons un moment pour nous rappeler leur influence, célébrer leur apport et honorer des vies qui continueront de résonner bien au-delà de leur absence.

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Une pluie d’hommages pour Roger Brulotte

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de l’un de ces grands commentateurs sportifs, Roger Brulotte, qui a marqué des générations et égayé nos soirées de baseball avec sa voix et sa passion contagieuse.

Une perte immense qui bouleverse autant ses collègues que les amateurs de sport. Il laisse derrière lui une carrière impressionnante, des souvenirs inoubliables… et un vide bien réel dans le milieu sportif. Plusieurs personnalités et fans rendent déjà hommage à celui qui aura su faire vibrer le Québec au rythme du baseball pendant tant d’années.

Toutes nos pensées vont avec les proches de ce grand-homme.

Gino Chouinard

«Bon Grand voyage mon ami Rodger. Merci pour tout!»

Marina Orsini


«Salut Roger. RIP🌹»

Dave Morissette

«On va s’ennuyer mon ami»

Genèvieve Tardif

«Rodger 🙏🕊️💔»

Maxim Martin

«Bonsoir… il est t malheureusement parti! 😢😢😢 J’ai croisé Rodger souvent dans ma vie mais j’ai surtout eu le privilège de coanimer un podcast de baseball avec lui et Éric Gagné pendant un été de temps. À chaque épisode, juste avant que ça débute. Je me disait : quel privilège que d’être assis à côté de cet homme et parler baseball. Je me souviens d’un soir où je suis arrivé tard à mon hôtel à Qc et je regardais un match que Rodger avait décri. Je l’ai appelé pour lui poser une question… ça c’est transformé en discussion de 2h. Chaque phrase commençait par: Attend, j’en ai une autre pour toi. Tu es maintenant bien placé pour regarder tous les matchs en même temps! Love you mon ami et toutes mes sympathies à la famille.»

François Legault

Quel homme sympathique! Et quel bonheur c’était d’écouter des matchs de baseball avec lui. Je m’ennuie déjà des «Bonsoir, elle est partie!» Une réplique qui restera gravée dans notre mémoire collective. Toujours présent aux activités philanthropiques avec sa chronique «Tour partout», il était aussi très impliqué auprès des jeunes à la Fondation pour l’encouragement scolaire. Je garde précieusement une balle de baseball qu’il m’avait donn ée pour mon anniversaire. Mes condoléances à sa conjointe Pascale, à ses proches, ainsi qu’à son grand ami Michel Bergeron.

Mathieu Traversy (maire de Terrebonne)

«C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le départ de Rodger Brulotte, une figure emblématique, profondément aimée des Québécoises et des Québécois, et un grand Terrebonnien. 🕊️Pendant plus de cinq décennies, Rodger a fait vibrer notre passion pour le baseball avec une énergie contagieuse, une authenticité rare et cette voix unique qui résonnera à jamais dans nos mémoires. ⚾️ Son célèbre « Bonsoir, elle est partie ! » continuera de faire écho comme un symbole de joie, de rassemblement et d’émotion partagée. Au-delà du micro, c’était un homme de cœur, proche des gens, curieux de tout et toujours prêt à échanger, à faire sourire, à créer des liens. 🤝 Il incarnait cette chaleur humaine qui rassemble et qui fait la fierté de notre communauté. Au nom de la Ville de Terrebonne, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ceux et celles qu’il a marqués. 💙 Bonsoir Rodger… elle est partie, mais ta voix, elle, ne nous quittera jamais. 🌟»

L’équipe des Blue Jays

Kim Clavel

Paul St-Pierre Plamondon

«Rodger Brulotte, c’est toute mon enfance et mon adolescence à écouter la radio pour suivre les Expos.
«Elle est partie», «Vladimir, Vladimir, Vladimir», «pense champ opposé», on pourrait passer des heures à retracer toutes ses expressions marquantes qui nous ont fait aimer le baseball. Mais Rodger Brulotte, c’était aussi un homme bon et accessible, impliqué dans plusieurs causes. Alors que le PQ était dans les bas fonds des sondages il y a quelques années, il était venu me dire bonjour au milieu d’un événement bénéfice, simplement pour me dire que j’étais capable et de ne pas lâcher. On avait passé le reste de la conversation à parler de pools de baseball et du retour des Expos. Bref un homme différent et attachant. Merci pour tout Rodger, bonne route.»

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Gregory Charles: «J’ai eu un sentiment énorme de culpabilité»

Gregory Charles était récemment de passage à l’émission Dans le blanc des yeux, animée par Sophie Durocher, où il s’est ouvert sur plusieurs aspects de sa vie, tant sur le plan personnel que professionnel.

Il est décédé de la façon la plus, la plus atroce et absurde qu’il soit

L’animatrice en a profité pour revenir sur l’un des moments les plus marquants et déchirants de la vie de Gregory Charles, soit la mort de son père, Lennox Charles, décédé en 2018 des suites des blessures subies après avoir été violemment heurté par une déneigeuse.

Un homme qui a occupé une place immense dans la vie de son fils, au point où ce dernier lui a rendu hommage en 2023 à travers un livre relatant son parcours inspirant. Dans cet ouvrage intitulé Un homme comme lui, il retrace la vie de ce Trinidadien engagé, notamment reconnu pour son militantisme contre la ségrégation aux États-Unis.

Les Libraires

Le décès de ses parents

«Quand on parle de ton père et de ta mère, donc les deux ont été atteints d’Alzheimer, ta mère est décédée en 2017, ton papa en 2018, mais ton père, il n’est pas décédé de l’Alzheimer, il est décédé de la façon la plus, la plus atroce et absurde qu’il soit: il a été frappé par une déneigeuse. Huit ans plus tard, est-ce que la douleur de l’absurdité de son départ, est-ce que ça… ça se dépose, ou c’est encore vibrant et fort dans ton cœur», lui demande Sophie.

«Ce sont des spasmes (…) Moi, je fais beaucoup, beaucoup, beaucoup de spectacles, je fais presque 200 spectacles par année, et je rencontre constamment des gens après les spectacles. Il n’y a pas un spectacle qui passe sans que quelqu’un me dise: Je suis venu, j’étais supposé venir avec ma mère ou avec mon père, mais bon, ils sont partis il y a trois semaines, il y a six semaines, et on a toujours un échange sur comment on vit ce deuil-là. Alors, je suis vraiment, vraiment sensible au deuil que les gens vivent puisque je l’ai vécu déjà, je sais ce que ça fait, et je dis toujours: On ne s’en remet pas de ça, on ne s’en remet pas, on continue, mais on ne s’en remet pas, et c’est normal qu’on ne s’en remette pas. Les acteurs qui ont joué les rôles les plus importants dans notre vie, ce n’est pas comme si notre vie s’effaçait ou s’évaporait une fois qu’ils sont partis, alors j’y pense encore beaucoup. Ce qui s’atténue, c’est que moi, j’ai senti un énorme… j’ai eu un sentiment énorme de culpabilité», témoigne-t-il.

Gregorycharles.com

Le poids de la culpabilité

L’animatrice l’a ensuite interrogé sur les raisons derrière cet énorme sentiment de culpabilité.

«Dans le cas de mon père, ma mère, on a fait tout ce qu’on pouvait, l’accompagner, ç’a été 15, 16 ans de (…) déclin lent, puis euh… bon, je pense que ça s’est passé comme ça s’est passé, quand ça s’est passé. Dans le cas de mon père, euh… cette journée-là, rien ne nous obligeait à la vivre de cette façon-là (…) il neigeait cette journée-là, mon père avait l’habitude d’aller à l’église à tous les jours, je lui ai offert d’aller le reconduire, j’ai aussi offert d’aller le chercher, il m’a dit: Non, non, non, je vais marcher (…) tout ça, là, c’est le bout de la responsabilité… euh… ça revient, ce n’est pas tous les jours présent, ce n’est pas toujours aussi douloureux, mais il y a des moments précis où ça revient (…) il était suffisamment en forme physique pour être encore là aujourd’hui, là, huit ans plus tard. Bon, il était atteint de l’Alzheimer, probablement que ça n’aurait pas été le même genre de présence», explique Gregory.

Capture YouTube @QUB : radio • télé • balado • vidéo

Dans les pas de son père

«Mais maintenant que j’ai dit ça, c’est correct aussi qu’on vive avec ça, ce n’est pas un fardeau impossible à porter. Mon père a vécu une vraie vie, il a vécu jusqu’à la fin de ses 70 ans. C’est parfaitement correct. Est-ce qu’on aurait aimé mieux que ça se finisse autrement? Oui, mais c’est ça. Dans l’échelle des choses, des gens qui perdent leur enfant, c’est infiniment plus grave (…) Alors, je le vis comme un spasme, c’est parfois douloureux, c’est tout le temps de l’essence, une motivation. Faire des choses, dire des choses, réagir de certaines façons (…) je vais dire quelque chose que je n’ai peut-être pas assez de recul pour juger de moi-même, mais je pense que je suis devenu plus comme mon père depuis que mon père est parti et, en tout cas, si c’est vrai, je trouve ça beau parce que je pense que mon père était vraiment un homme d’exception et je pense que je suis devenu davantage comme lui après, parce que conscient de la qualité de cet homme-là (…)», conclut-il.

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Un héritage bien vivant

Un témoignage à la fois sensible, humain et profondément vulnérable, qui rappelle avec justesse que le deuil ne disparaît jamais complètement. Même lorsque le temps passe et que la douleur semble s’adoucir, il continue d’exister autrement, à travers différentes émotions, souvenirs et élans qui refont surface à divers moments de la vie.

Ce type de confidence met aussi en lumière à quel point nos parents nous marquent durablement, bien au-delà de leur présence physique. Même après leur départ, et parfois plus encore avec les années, il est possible de reconnaître en soi ce qu’ils nous ont transmis, dans nos gestes, nos valeurs et notre façon d’être. Un héritage précieux, vivant et profondément touchant.

Nous souhaitons beaucoup de bonheur à Grégory. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore l’histoire de son père, il est toujours possible de se procurer l’ouvrage qui lui rend hommage.

Mario Beauregard

L’acteur Nicholas Brendon meurt à 54 ans

L’année 2026 a été marquée par la disparition de nombreuses personnalités qui ont laissé une empreinte durable sur notre société. Artistes, créateurs, figures publiques, penseurs ou athlètes, chacun et chacune a contribué, à sa manière, à façonner notre époque et notre imaginaire collectif. Ce projet In memoriam rend hommage à celles et ceux qui nous ont quittés au cours de l’année. À travers ces souvenirs, nous prenons un moment pour nous rappeler leur influence, célébrer leur apport et honorer des vies qui continueront de résonner bien au-delà de leur absence.