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Levez la main si vous êtes aussi « TROP » intense

(chronique)

Je crois avoir déjà dit qu’on me qualifie toujours comme étant intense. Puis intense pour moi, c’est positif. Mais il arrive que ça semble vouloir plutôt dire que je suis Too Much pour la société en général. Puis je réalise que cela peut avoir un impact sur mes enfants et ma parentalité, spécifiquement lorsque je me sens jugée par les autres parents, ou que je regarde moi-même ce que j’ai posté sur Facebook dernièrement (lire dans les trois dernières années) avant d’accepter quelqu’un pour voir si un inconnu serait froissé, par exemple.  

Mais comment est-ce que l’on pourrait décrire quelqu’un de too much? Nous, les gens intenses, on ne fait rien à moitié.

  • On aime avec tout ce que l’on a, mais on déteste aussi avec tout ce que l’on a.
  • Si quelqu’un n’ose pas dire tout haut ce qu’il pense, on va le dire pour lui.
  • En situation sociale, on fait des blagues inappropriées puis on sacre, même si nos parents nous ont bien élevés.
  • On choisit des causes qui nous tiennent à c?ur, puis on s’investit comme s’il n’y avait pas de lendemain.
  • On veut devenir ton amie, t’aider, et t’aimer, même si tu ne veux pas.
  • Nos expressions faciales vendent nos émotions avant même que l’on ouvre la bouche
  • On parle fort, on rit fort, on donne l’impression de prendre beaucoup de place
  • Et j’en passe?

Puis nos enfants là-dedans?

  • À la maison, ils sacrent (ils sont bien élevés, ils savent quand ne pas le faire)
  • Ils disent ce qu’ils pensent, sans détour, même à leurs propres parents.
  • Ils tombent en amour avec une balle en mousse et dorment avec pendant des mois.
  • Au parc, ils se font 8 amis puis voudraient déjà les inviter à leur prochaine fête.
  • Quand ils pleurent, ils défoncent les tympans des 8e voisins.
  • Les parents de leurs amis pensent qu’on est trop lousses, trop rigides ou juste « trop » tout court puis nous évite à l’école.

Vite comme ça, ça a l’air d’une liste négative, et à l’adolescence, c’est vrai que l’intensité rend la chose peut-être un peu plus difficile. Mais au final, je continue de penser que c’est une de mes plus belles caractéristiques et que c’est ok de la transmettre à mes enfants. Avoir des opinions, se passionner pour ce que l’on fait, vouloir tout donner aux gens qu’on aime, même quand c’est trop. Être honnête et être soi-même en tout temps. C’est vrai que l’on se fait moins d’amis parents en vieillissant, c’est vrai aussi qu’avant de nous connaître, les gens ont peur. Mais ceux qui restent, ils restent pour ce que l’on est et le bon que peut apporter cette intensité dans nos relations.

Si vous aussi, vous êtes une personne intense, et que parfois vous auriez envie de pouvoir diminuer cette intensité pour mieux cadrer dans les standards de la société, s’il vous plaît, ne le faites pas, vous n’êtes pas seul.es et vous êtes parfait.es!

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Mon enfant est perdu dans une foule! Quoi faire?

Récemment a eu lieu l’événement Mercier-Ouest en fête. En plus des multiples activités, il y avait plusieurs kiosques d’organismes, dont L’Anonyme. Le but de leur kiosque? Jaser sécurité. Quoi faire avant d’amener nos enfants dans une foule et quoi faire s’ils se perdent?

La première activité, que j’ai trouvée vraiment géniale, a été de créer des bracelets pour les enfants de 3 à 7 ans. Des billes de couleurs oui, mais aussi les chiffres du numéro de téléphone d’un parent. Comme ça, si l’enfant se perd (et ne perd pas son bracelet), il y a un moyen facile de rejoindre ses parents.

L’autre partie de l’activité, c’est la prévention. J’avoue qu’à part m’assurer que mes enfants sont proches de moi lors des sorties, je n’ai pas fait grand-chose pour garantir leur sécurité. Et s’ils partent pendant la seconde où je regarde ailleurs? Les intervenantes ont partagé des consignes tant aux enfants qu’aux parents.

  • Faire de la prévention. Dire aux plus vieux où se retrouver si jamais l’enfant se perd. Identifier l’enfant (par le bracelet ou autre). Prendre une photo de son enfant le jour même pour qu’il soit facile de le décrire s’il se perd.
  • Qui sont les adultes sécuritaires? C’est aux adultes de les désigner quand ils vont dans une foule ou un magasin par exemple (policier, pompiers, caissiers, animateurs…). 
  • Quoi faire si l’enfant se perd? Pour l’enfant, il faut crier le prénom de ses parents (pas « maman » ou « papa », haha!) sans bouger. Pour le parent, il faut regarder autour voir si quelque chose aurait pu attirer l’attention de l’enfant et aussi crier son nom.

En plus de ces consignes claires et spécifiques aux sorties, les intervenantes nous ont donné un cahier d’activités pour faire de la prévention de tous les jours avec son enfant et discuter de situations possibles, comme quoi faire si un inconnu demande à l’enfant de monter dans sa voiture. Le tout n’est pas fait pour alarmer les enfants, mais les éduquer au fur et à mesure sur les consignes de sécurité quotidiennes.

Bref, j’ai trouvé cet atelier fort pratique. En plus, F.-A. apprend mon numéro de cellulaire à force de regarder son bracelet! 

Quelles autres consignes de sécurité enseignez-vous à votre enfant?

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Un atelier pour dessiner sur les murs avec vos petits

On est souvent en quête des activités les plus originales et ludiques à vous présenter, et en voici une à mettre à l’agenda!

Le projet immobilier le Chou Box, dans Rosemont près des Promenades Masson, propose un après-midi de dessin libre pour les enfants et leurs parents.

Vos petits pourront exprimer leur créativité directement sur les murs de l’unité.

Oui, oui, sur les murs!

Le plus : l’atelier sera donné par la talentueuse illustratrice Ana Roy.

Instagram/anabel.roy

Pour les parents, vin et breuvages sont prévus! Les collations seront toutefois à prévoir par les parents, par souci d’allergies et préférences alimentaires. Des salles de bain et des tables à langer sont prévues sur place.

Projet immobilier le Chou Box/lechoubox.com

L’événement aura lieu le 15 juin de 13h à 17h, au 5462 Avenue d’Orléans, à Montréal. Pour tous les détails, on vous invite à consulter la page Facebook de l’événement.

Pour en savoir plus sur l’unité de condo et le projet immobilier, cliquez ici.

Pour connaître davantage l’illustratrice Ana Roy, cliquez ici.

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Regard sur les familles d’accueil Banque Mixte

Vous pouvez lire les différentes étapes pour être accrédité BM ici, ici et ici.

On attend un jumelage. On attend que notre travailleuse sociale nous appelle en nous disant: « on a une proposition à vous faire? »

Le délai est très variable d’une région à l’autre, et il dépend du nombre de critères qu’on a par rapport à l’enfant. Mais il faut être prêt, ça peut aller très vite, si vous avez fait preuve d’ouverture dans vos critères et si vous habitez dans une région où les besoins sont nombreux.

Lorsqu’on a enfin un appel pour un jumelage, on rencontre la travailleuse sociale de l’enfant en question. Lors de cette rencontre, on nous présente toutes les informations connues sur la mère, le père et l’enfant (autant les informations médicales que sociales). On ne voit pas l’enfant à cette rencontre, mais on a l’impression de le connaître déjà un peu!

On nous donne un certain laps de temps pour réfléchir (d’une nuit à quelques jours) et on nous demande d’appeler notre TS après ce délai, pour lui dire si on désire poursuivre avec ce projet ou non.

La suite? Un des plus beaux moments de notre vie, on rencontre le coco, ou la cocotte! C’est un moment aussi intense qu’un accouchement, ce moment où on tient cet enfant entre nos bras. Un moment où on promet à cet enfant de s’occuper de lui, de le réconforter, de le chérir et de le protéger comme si c’était notre propre enfant. On lui promet que sa vie sera douce, maintenant, et que nous construirons quelque chose de fort ensemble. Quelque chose qui, malgré les coupures qu’il a vécues dans le passé, sera tricoté serré.

À ce moment, on nous donne encore le choix de renoncer à ce projet (au cas où ça ne clique pas) ou de poursuivre. Parfois, nous repartons déjà avec l’enfant, parfois l’intégration dans notre milieu se fera plus progressivement.

La période cocon peut maintenant commencer!

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Pour la fête des Pères, c’est moi qui ai envie de dire « merci! »

(chronique)

La fête des Pères s’en vient. Je recevrai sûrement un coeur en soie ou un porte-crayon bricolé. Je recevrai peut-être un dessin difforme, griffonné en bas d’une feuille de papier sale avec les mots «jE T’AimE». On me remerciera d’être un bon papa et dans les quincailleries, j’aurai accès à des rabais qui ne m’intéressent pas.

Je vous assure que je suis toujours ému devant ces petites attentions, mais en fait, lors de cette journée qui célèbre les pères, j’aurais envie que rien ne tourne autour de moi. J’aimerais faire de cette fête une journée de gratitude, une occasion de remercier ma famille pour tout ce qu’elle m’offre déjà.

J’ai envie de dire merci pour le coeur qui grandit sans limites. Merci pour les étreintes et les bras juste assez longs, les cheveux qui sentent le shampoing cheap aux mangues.

Merci pour les histoires, les épaules l’une contre l’autre, le plafond étoilé et les mains qui deviennent des animaux cruels. 

Merci pour les kilomètres marchés, même ceux marchés en pleurant.

Merci pour les matins sans silence, et cette vie qui déborde partout autour de ma mauvaise humeur.

Merci pour les doigts collants dans ma face, pour les parties de hockey-balle à quatre pattes avec la musique de Space Jam qui joue fort.

Merci pour les déhanchements en écoutant Kelly Clarkson. Pour les concours de danses laides en écoutant P!nk. Pour l’espoir en écoutant Alicia Keys.

Merci pour les mauvais tours et les chicanes qui défont nos conforts.

Merci pour le dégoût devant mon couscous raté, et puis pour les deuxièmes bols demandés quand je cuisine mes nouilles FORMIDABLES.

Merci pour le respect, pour les regards perçants quand il se fait tard chez Grand-Maman.

Merci pour les rires hors de contrôle, pour les doigts enfoncés dans les côtes, et les cous fragiles offerts en toute confiance.

Merci pour la patience répétée et les soirées cinéma qui m’endorment sur le divan.

Merci de me sortir de moi à chaque moment, de me soigner de ma suffisance à chaque câlin interminable. 

Et puis merci à mon propre père.

Ses yeux bleus n’existent plus, mais ils me regardent.

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J’ai participé à la sortie scolaire, et j’ai détesté ça

(chronique)

Dans la dernière année, mon horaire de travail a fait en sorte que j’étais pas la plus présente lors des différentes sorties et activités en classe de mon enfant, mais bon, comme je suis en congé cette semaine, j’ai donné mon nom pour aller à la sortie de fin d’année en me disant que ce serait pas mal cool. Je suis sincèrement contente d’avoir vécu cette expérience, mais j’ai carrément détesté ça.

Pourtant, j’ai des connaissances dans le monde de l’enfance dues à ma formation universitaire et à mes nombreuses années comme animatrice de camps de jour. Je suis aussi habituée de mettre mes lunettes d’enfant pour voir que les activités que je trouve moi-même vraiment poches sont souvent vraiment cool pour les enfants.

Puis, c’est pas quatre classes de maternelle qui vont m’épuiser dans la vie, j’ai toujours mon âme d’animatrice qui veut combler les temps morts et qui veut avoir un environnement sécuritaire (mon anxiété nourrit pas mal le tout, t’sais). Alors, qu’est-ce qui se passe? Pourquoi j’ai pas aimé mon expérience?

Parce que j’ai vu ce que les profs doivent vivre comme situation chaque jour de travail de leur vie et j’ai tellement de peine pour eux. Le manque de ressource est flagrant.

Surtout au niveau de la gestion des parasites et des poux, des petites maladies aussi et des parents qui envoient quand même leurs enfants en classe avec une tête grouillante de poux où avec une gastro pour la donner à tout le monde.

Quand je leur demandais c’est quoi leurs ressources, comment ils peuvent faire pour essayer de contrôler ça, il n’y a presque rien en leur pouvoir.

Ça me fait capoter parce que plus jeune, en tant qu’animatrice de camps, j’avais vraiment plus de ressources pour gérer les maladies infectieuses et les parasites. Genre imposer les cheveux attachés et pas se coller la tête. Mais chez les profs, non. Mets de l’huile essentielle de lavande et croise les doigts pour que ça se finisse un jour.

En plus de devoir faire tout le reste de leurs tâches. Je trouve ça désolant.

Surtout quand une prof se retrouve avec des poux pendant pas mal toute l’année dans sa classe.

Ce serait le fun de voir qu’en société on respecte les personnes qui s’occupent de transmettre un paquet de connaissances avec de l’amour et qu’on leur donne le droit de s’assurer d’être dans un milieu propre et sans parasites et chance de pogner une gastro toutes les semaines.

N’est-ce pas?

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Relevez le défi « 21 jours pour ma libido »

Est-ce que, depuis que vous êtes devenue maman, vous pouvez compter sur les doigts de la main les fois où vous avez vraiment eu envie de faire l’amour?

Est-ce que vous pensiez que ça allait revenir après quelque temps, mais voilà, votre enfant a maintenant 2 ans, 4 ans, peut-être 7ans et la libido ne s’est toujours pas repointé le bout du nez?

Fait rassurant : Vous n’êtes pas toute seule! Beaucoup de mères ne retrouvent pas leur sexualité telle qu’elles l’avaient quittée avant bébé 1. La réalité, c’est juste qu’on n’en parle pas assez. Pis ça, il faut que ça change!

Point positif : votre situation actuelle n’est pas une fatalité! Il est possible de faire quelque chose pour retrouver le goût du plaisir (si vous en avez envie, bien sûr. On ne veut pas rajouter ça à votre To Do de maman qui doit déjà être bien longue si vous êtes confortable dans votre relation telle qu’elle l’est aujourd’hui!).

Vous êtes tannée et vous avez envie que ça change? Suivez le Défi 21 jours pour ma libido!

Parce qu’il n’y a pas de méthode magique, de produit ou d’aphrodisiaque miracle, je vous propose de faire le tour des points qui, depuis l’arrivée de vos enfants, ont eu un réel impact sur votre libido (vous allez être surprise de découvrir lesquels!).

Dans 21 jours, vous saurez à quoi vous attaquer dans le but de retrouver, certes, votre libido, mais aussi et surtout une vie sexuelle dans laquelle vous vous épanouirez!

Le meilleur dans tout ça? C’est que la participation au défi est gratuite! ?

Rejoignez le groupe Facebook du défi 21 jours en compagnie d’une centaine d’autres mères qui vivent la même chose que vous, juste ici.

Prête à embarquer?

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Nos applications de grossesse preférées

Quand vient le temps de trouver une application de grossesse, les choix pullulent dans l’iTunes Store et on se demande vraiment par où commencer pour en choisir une! Afin de faciliter votre choix, j’ai demandé aux TPLMoms quelles sont leurs applications préférées, et pourquoi.

Voici donc notre petit guide non exhaustif et tout à fait intuitif des applications de grossesse/allaitement qui ont été les plus utiles aux TPLMoms, avant et après la naissance de leurs minis.

Les applications parfaites pendant la grossesse

Carolane :

J’aimais vraiment celle de Thyme maternité (Bumpfie) parce que tu peux faire un timelapse de tes photos de grossesse et que c’est en français avec des références québécoises !

Cynthia :

À ma première grossesse, j’utilisais Grossesse +. J’aimais beaucoup les images du bébé de semaine en semaine et les petites informations sur les nouveautés liées à la semaine d’aménorrhée dans laquelle tu es.

Julie :

Ma grossesse commence à dater ! Mais moi j’avais The Bump. J’aimais les comparaisons de la grosseur de mon bébé, le look, les options, elle faisait exactement ce dont j’avais besoin. Y’avait toute une communauté à laquelle je ne participais pas trop, moi j’étais plus sur les fonctions qui me convenaient parfaitement.

Marianne :

Ovia Pregnancy, mais celle de The Bump est nice aussi !

Odile :

J’ai utilisé Baby box, Grossesse +, Grossesse, Prenatal yoga et Babylist, mais il me semble que ce que j’ai fini par préférer ça a été l’infolettre de Naître et grandir.

Caroline :

Moi aussi l’infolettre de lettre de Naître et grandir !

L’ application idéale pendant l’allaitement

Véronique :

J’ai aimé MyMedela surtout pour après l’accouchement. L’application était sur le cell de mon chum et le mien et je pouvais rentrer le moment des boires (au sein ou au biberon). Comme ça le matin, mon chum savait si le bébé pleurait parce qu’il avait soif ou s’il me laissait dormir. Un truc pour impliquer l’autre parent dans la grossesse c’est qu’il ait l’application lui aussi. En les connectant sur le même compte, il sera au courant des trucs lui aussi.

Autres suggestions en vrac : What to expect, Pregnancy Tracker et I’m Expecting Pregnancy App.  

Quelles sont vos applications de grossesse préférées ?

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Quand la fête des Pères déclenche le syndrome post-traumatique

(chronique)

J’ai subi de la violence avant et après ma séparation. J’ai été diagnostiquée avec un syndrome de choc post-traumatique. Ça fait qu’à chaque fois que je dois voir mon ex, disons pour un échange d’enfants, ou lui écrire, disons pour une histoire de journée pédagogique, ça me prend tout mon courage. J’en shake avant et après. Chaque fois, plein de souvenirs douloureux remontent. C’est ça, un syndrome de choc post-traumatique: c’est comme après avoir vécu la guerre, sauf que mon Irak, c’est mon ex, et quand je le vois, c’est comme si des bombes tombaient sur ma maison. Tout mon corps pense que je vais mourir. Mon instinct de survie se met à high et me hurle d’aller me cacher dans un bunker. Ça me prend la journée au complet et parfois plus longtemps pour redescendre.

Quand je sais que je vais être exposée à mon trigger, je me prépare le mieux possible. Je m’entoure. Je médite. Je monte mes barrières émotionnelles. J’utilise toutes les stratégies que je connais. Je prends soin de mon sommeil la veille, parce que si j’ai fait de l’insomnie en plus, je suis encore plus fragile. J’annule mes rendez-vous, parce que je sais qu’après, tout ce que je vais vouloir faire, c’est prendre une douche et me rouler en boule dans mon lit.

Mais là, c’est la fête des Pères qui s’en vient. Avec partout les annonces de cadeaux idéaux pour papa, les textes d’ode à la paternité que j’aurais tant voulu pouvoir écrire sur le père de mes enfants, les bricolages de l’école et de la garderie qui lui sont destinés, etc. Il fut un temps où j’imaginais que si je me séparais, je lui offrirais toujours un petit cadeau à cette occasion, et qu’il ferait de même à la fête des Mères. C’était ma séparation rêvée. Mais là, les annonces et les articles me plongent chaque fois dans une sensation de panique que je n’ai pas vue venir, à laquelle je n’ai pas pu me préparer, comme si ça m’attaquait de partout. Bang! Fête des Pères ici et Paf! Fête des Pères là. Mon cerveau fait l’équation fête des Pères = mon ex = danger. Danger!!! Toutes les lumières rouges allument. C’est vraiment épuisant.

J’aurais voulu écrire des éloges aux papas formidables que je connais: il y en a plein, des papas sortis d’une cuvée de diamant brut qui me redonnent espoir en la paternité et la masculinité. La prochaine génération est entre de bonnes mains. Mais là, j’ai surtout envie d’envoyer plein d’empathie à toutes les mères pour qui cette période est un dur rappel que pour différentes raisons et malgré les incitatifs publicitaires, elles n’ont pas pantoute envie d’écrire une carte ni d’acheter la nouvelle gogosse « parfaite pour papa » du Canadian Tire. Si vous en connaissez une, c’est peut-être le temps de lui envoyer du love.

Moi j’ai surtout envie de me trouver une grotte pour aller y dormir jusqu’à ce que la fête des Pères soit passée.

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Des mamans racontent pourquoi elles se sentent coupables

Les collèges de TPL Moms partagent de ce qui attise leur sentiment de culpabilité.

Le travail

« Le classique : je me sens coupable de travailler (surtout les soirs et fins de semaine) mais je me sens coupable aussi de dire non au travail pour lui ou de prendre un congé de maternité, car je sais que ça va faire stagner ma carrière. J’ai un horaire atypique donc je me sens coupable de l’envoyer à la garderie quand j’ai congé. 

Mais je me sens aussi coupable quand je le garde avec moi et que je n’avance pas sur les choses que j’ai à faire et que je repousse tout le temps. C’est un gros travail pour moi de ne pas me sentir coupable chaque jour en fait. Jongler entre famille et carrière, je trouve ça un peu difficile. »

« Je me sens coupable quand je laisse le travail prendre le dessus, coupable face au boulot quand je coupe pour être avec mes amours, coupable parce que je passe du temps avec un plus que l’autre, coupable quand je prends de mon précieux temps libre pour entretenir la maison alors que je pourrais jouer avec les enfants, coupable de ne pas entretenir la maison pour être avec les enfants, coupable de ne pas entretenir mon couple pour passer du temps en famille, coupable de faire garder les enfants pour passer du temps en couple. Bref: damned if I do, damned if I don’t. »

Études

« La conciliation travail-thèse-famille me ronge pas mal. Je me sens toujours coupable de ne pas être en train d’écrire ma thèse, ce qui est grandement causé par le fait que j’ai des enfants et que j’accepte pas mal qu’ils soient le centre de mon organisation de vie. Mais si je veux finir cette thèse, faudrait aussi qu’elle soit au centre. Je sais pas comment faire ça. J’essaie, et pour l’instant, ça ne marche pas tant. »

Ne pas être tout le temps avec les enfants

« La garde partagée a amplifié mon sentiment de culpabilité, comme s’il fallait que je passe chaque moment disponible avec mes enfants – hors de question de les faire garder un soir où j’ai la garde – mais en plus, ces moments doivent absolument être EXTRAORDINAIRES et MÉMORABLES, comme si je voulais compenser pour le temps où on n’est pas ensemble, ou comme si j’avais peur qu’elles m’oublient? C’est rushant. »

« Maintenant qu’ils sont rendus grands (8-10 et 11 ans) et autonomes le matin, j’essaie de profiter pour récupérer un peu de sommeil! Mais j’me sens quand même coupable de filer ça jusqu’à 10 h! Même si je sais qu’ils ont déjeuné et qu’ils s’occupent ensemble! »

« Je dirais que je ne me sens pas coupable puisque pour l’instant, ma vie, c’est vraiment mes enfants. En même temps, je n’ai pas vraiment le choix. Quand ils se font garder, c’est parce que j’ai un rendez-vous. Cependant, je me suis sentie coupable de faire rentrer mon plus jeune à la garderie 3 semaines avant mon retour au travail, mais j’ai tellement eu une année difficile que je me dis que j’ai bien le droit d’avoir des vacances. »

De quoi vous sentez-vous coupable depuis que vous êtes parents?