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Quand le travail invisible est plus épuisant qu’un « vrai » emploi

Ça a souvent été dit, mais c’est constamment oublié : être maman à la maison, c’est un travail invisible. Les mamans à la maison ou en congé de maternité font des tonnes de tâches. Elles s’occupent des enfants en jouant avec eux, en leur faisant à manger, en s’occupant de leur hygiène. Elles s’occupent aussi de la maison en faisant le ménage, en organisant les biens, en faisant les achats nécessaires. Puis, elles s’occupent de toute la famille en prenant les rendez-vous, en planifiant des vacances, en organisant des activités. Tout ça, et beaucoup plus encore. Bref, la charge mentale est immense.

Lors de mon premier congé de maternité, me retrouvant pour la première fois maman à la maison le temps de quelques mois, j’ai trouvé ça difficile. J’avais l’impression de passer mes journées à travailler, sans vraiment travailler.

Je m’explique.

En tant que tel, je trouvais ça plus épuisant d’être mère à la maison que d’être enseignante, mon emploi habituel. Je manquais de sommeil, je passais ma journée à faire de nombreuses tâches et je me retrouvais complètement brûlée à 4h l’après-midi.

Or, ce que je trouvais le plus difficile, ce n’était pas mes grosses journées. Je savais que c’était temporaire, qu’un jour, bébé ferait ses nuits, vieillirait, et que tout ça deviendrait plus facile (ce qui fût le cas quelques mois après).

Ce que je trouvais difficile, c’était que je manquais de reconnaissance. Je faisais ce qui est, selon moi, un des plus importants travails du monde : éduquer nos enfants. Pourtant, un partie de moi se sentait inutile. Alors qu’on vit dans une société de performance, on se valorise trop souvent par rapport à notre emploi rémunéré. Ainsi, quand on fait un travail invisible, un incontournable sentiment d’inutilité vient nous envahir.

Bon, ce texte semble être un horrible constat négatif, mais détrompez-vous! Il y a quelque chose qui m’a vraiment aidée: mon chum et moi, on se dit merci.

Ça a l’air d’une solution bien simple, et ce l’est, mais son efficacité est assez incroyable. C’est simplement parce que ça provoque le sentiment que tout le travail fait est reconnu par quelqu’un. C’est parfois tout ce que ça prend pour se donner un petit boost de confiance et de sentiment d’accomplissement.

Mon chum et moi, on se remercie pour plein de choses.

« Merci d’avoir fait la vaisselle. »

« Merci d’avoir plié le linge. » (On va se le dire, le défi n’est pas de partir une brassée, mais bien de la plier!)

« Merci d’avoir fait prendre le bain aux enfants. »

C’est un effort conscient qui aide tout le monde à se sentir mieux face au travail invisible qui est fait. En prime, ça fait vraiment du bien au couple! Ça a même été confirmé scientifiquement par une étude qui a conclu que cette expression de gratitude réduit les chances de divorce!

Dites-vous merci dans votre couple?

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Des desserts avec trois ingrédients seulement!

Êtes-vous du genre à éviter de faire de la pâtisserie parce que c’est trop d’ouvrage? Je vous comprends… d’habitude, je me limite aux croustades, muffins et autres trucs peu compliqués. J’étais donc bien curieuse quand on a reçu le livre « La pâtisserie en 3 ingrédients », de Charmian Christie, au bureau.

L’autrice est une populaire blogueuse culinaire d’Ontario et publie des recettes depuis des années sur The Messy Baker. Elle privilégie une méthode simple qui nécessite que très peu d’équipements (donc pas besoin du batteur sur socle fancy). Dans son ouvrage, elle pousse la simplicité encore plus loin puisqu’elle propose 101 recettes de desserts composés de seulement trois ingrédients.

Vous voulez faire des tartelettes au citron vert et au gingembre? Ou encore, un gâteau renversé à l’ananas? Le livre La pâtisserie en 3 ingrédients est le guide à avoir pour réaliser des desserts rapides et faciles.

Le livre est disponible en librairie et sur le site Web des Éditions la Semaine. 

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Ma mère n’est pas la mamie que je voulais pour mon enfant…

Ce n’était pas le scénario que j’avais envisagé quand je lui ai annoncé que j’étais enceinte. Dans ma tête, elle sautait de joie, m’aidait à préparer la venue de ce petit être tant attendu, elle avait hâte de catiner. Dans la réalité, c’était une tout autre paire de manches. Elle a sauté de joie, mais ça s’est arrêté là…

Ça faisait quelque temps qu’elle nous rabâchait les oreilles avec la classique phrase : « pis, c’est quand que vous nous faites un p’tit bébé? » J’en avais donc conclu qu’elle avait hâte d’être grand-mère. Elle qui avait passé notre jeunesse à la maison, à s’impliquer dans toutes les activités de bénévolat à notre école, je me disais qu’elle serait présente pour ce petit trésor à venir, qu’elle voudrait être aux premières loges de tous les moments importants de son protégé.

Quand, enfin, je suis tombée enceinte, ça ne s’est pas du tout déroulé comme je l’avais prévu… Moi qui l’espérais mamie gâteau, prête à assister à tous les exploits de son seul petit-enfant, elle s’est plutôt avérée être un brin désintéressée par ce que ma progéniture accomplissait. 

Pas qu’elle n’est pas là! Mais à mes yeux, pas comme il le faudrait. Elle m’a clairement avisée au départ que je ne devrais pas me servir d’elle comme d’une garderie de secours, et que l’avertir moins de 24h à l’avance pour me dépanner n’était pas trop envisageable. Nouvelle retraitée, elle avait bien l’intention de dormir le matin et de penser à elle. Ce qui, en soi, est légitime, si j’avais eu l’intention d’exagérer. Je crois qu’à ce jour, mon enfant a dû se faire garder par elle l’équivalent de deux mois en presque 10 ans! Et là-dessus, il n’y a eu aucun dodo.

Bien évidemment, quand vient le temps de choisir où mon enfant veut se faire garder, le nom de ma mère ne vient jamais en tête de liste. Je dois parfois user de subterfuges pour qu’il y aille. Parce que contrairement à quand j’étais enfant et que ma mère jouait avec nous, maintenant, elle continue à vaquer à ses occupations pendant que mon enfant s’amuse seul.

Imaginez mon désarroi la première fois qu’elle m’a dit s’ennuyer de son petit protégé! Qu’elle trouvait qu’elle ne le voyait pas assez souvent à son goût… je ne savais pas quoi lui répondre sans l’offusquer!

Je sais qu’elle l’aime à sa façon et qu’elle s’en occupe bien quand il est avec elle. Je trouve juste dommage que les liens ne soient pas tissés plus serrés. Je regarde juste la relation que mon enfant a avec son autre grand-mère, qui malgré ses courbatures et son âge, est prête à se rouler par terre pour divertir mon enfant, ou même avec mes beaux-parents (qui ne sont pas ses grands-parents), qui l’acceptent comme si c’était la leur et je me dis que c’est ça que je souhaitais que mon enfant vive avec mes propres parents.

J’en viens donc à la conclusion que ce que je considère une belle relation mamie – petit-enfant n’est pas perçu de la même façon par tous… et que je dois jongler avec les émotions que cela implique, autant pour mon enfant, ma mère que pour moi…

Êtes-vous satisfait.e de la relation entre vos parents et vos enfants?

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5 livres pour un beau moment lecture avec bébé

Salon du livre, bibliothèques municipales; les occasions sont nombreuses pour faire découvrir la lecture à nos cocos. C’est un cadeau à offrir en héritage, et ce, dès la tendre enfance. Par contre, ce n’est pas toujours évident de se retrouver dans l’offre toujours grandissante et surtout, de savoir s’adapter à l’âge de notre jeune public. Car non, bien que bébé soit plus avancé que son âge (comme adore le répéter grand-maman), il ne lira pas le roman gagnant du dernier prix Goncourt; pas d’ici quelques années, du moins. 

Voici donc mes coups de coeur de livres cartonnés pour poupons. 

Où est le canard?

Coucou! Un livre jeu où bébé doit découvrir où se cachent les bestioles de la marre en soulevant différents volets de feutre. J’aime l’imagerie simple et sympathique, mais surtout les couleurs vives et fluo utilisées pour les panneaux de feutre qui créent beaucoup de contraste. Un bon livre pour acquérir la notion de permanence de l’objet. En bonus, la dernière page révèle un miroir qui amusera bébé. On retrouve plusieurs livres dans la même collection, dont Où est le père Noël, car oui, He is coming to town sous peu.

Je suis terrible

Impossible de passer sous silence ce livre cartonné créé par Élise Gravel. Un monstre essaie tant bien que mal d’effrayer une fillette et son chien en forêt. Le problème, c’est qu’elle le trouvera plutôt mignon! À mon avis, la force de ce livre est la grande flexibilité théâtrale qu’il procure. On peut varier les intonations, faire différents bruits et mimer certains passages; le tout sur le ton humoristique propre au livre. C’est littéralement la première histoire sur laquelle mon enfant CAPOTE. Un hit dans mon entourage!

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Je t’aimerai toujours: hommage à mon grand-père

Il y a de ces gens qui marquent notre vie et nous rendent meilleurs. Parmi ceux-là, il y a cet homme qui, un jour, a été fort et beau, jeune et athlétique. Dans un élan de passion, il a déserté l’armée pour rejoindre sa dulcinée. Excommunié par l’église parce qu’après 2 enfants, il empêchait la famille; il était un peu rebelle. Il a connu la guerre, l’amour, le vrai et par deux fois, car la vie lui a arraché sa première femme, ma grand-maman, dans la jeune quarantaine.

Il s’est remarié et, avec son coeur gros comme l’univers, il a adopté les 3 enfants de sa nouvelle flamme. Mieux encore, il les a aimés comme les siens et ils en ont fait un petit dernier. Il a travaillé fort, est tombé et s’est relevé plus fort encore. La vie lui a arraché sa deuxième femme, sans originalité, de la même manière que la première.

Malgré la peine et la douleur, encore et toujours il était là, avec ses bras rassurants, son rire contagieux et sa générosité sans nom. En tant que grand-papa, il m’a appris à ne jamais lâcher, à aimer plus fort, à bluffer au poker, mais à ne jamais mentir à ceux que j’aime. Il est aujourd’hui arrière-grand-père de mes 3 enfants. Notre papi occupe une place importante dans notre vie.

Il a voyagé avec nous et ce sont des souvenirs que je chéris au plus profond de mon être. Je les chéris pour deux, parce que lui, il ne s’en souvient plus. Il ne se souvient plus du nom de mes enfants, mais il se souvient de leur visage et de leur amour aussi. Parce que l’amour, ça s’oublie moins facilement, j’imagine. Et même si c’est difficile pour notre coeur et que parfois on a mal jusque dans l’âme de le voir perdre son autonomie et ses souvenirs, on est là pour lui.

Et même si a chaque visite il oublie qu’on est venus, mes enfants lui font un petit trio musical. Quand il voit mon fils s’installer au piano du CHSLD, accompagné de mes filles à la flûte traversière et à la clarinette, des larmes de bonheur perlent sur ses joues. Bien que le chemin de ses idées entre son cerveau et sa bouche soit plus ardu, il réussit, chaque fois, à laisser échapper cette phrase: « C’est des diamants bruts. » Et je pleure.

Quand ils ont le choix entre une journée entre amis ou une visite à leur papi, jamais ils n’hésitent. Ils apportent bonheur et douceur dans sa vie. Et je trouve ça beau. Mes enfants développent l’empathie, la compassion, l’altruisme en côtoyant de près la vieillesse dans toute sa splendeur. Notre papi est atteint de la maladie d’Alzheimer, qui lui vole beaucoup de choses, mais on s’unit pour l’empêcher de lui voler sa dignité!

Je crois fermement que nos aînés devraient occuper une place de choix dans notre société, car ce sont eux qui nous ont forgés.

Quelle relation ont vos enfants avec leurs grands-parents ?

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Défilé du Père Noël : Un nouvel itinéraire !

NOËL S’EN VIENT! Wouhouuuuuu! Êtes-vous autant excité.e.s à l’idée que nous? Il ne reste que 7 vendredis avant Noël, mais on aura l’occasion de célébrer ce moment festif un peu avant grâce au fameux Défilé du Père Noël, présenté depuis les 69e dernières années.  

C’est le 23 novembre qu’aura lieu cette nouvelle édition du Défilé et cette année, un nouveau parcours sera suivi par le cortège. C’est sur le boulevard René-Lévesque, entre les rues Guy (le départ) et Saint-Urbain (l’arrivée) que les chars paraderont pour le bonheur des petits et des grands.

Crédit: Destination centre-ville

Au total, c’est plus de 17 chars originaux et féériques qui parcourront le trajet, accompagnés de fanfares canadiennes et de plusieurs autres artistes. Notons d’ailleurs la présence des chanteurs et chanteuse Brigitte Boisjoli, Christian Marc Gendron et Yoan, qui viendront faire honneur aux classiques de Noël.

Parmi les nouveautés, un char du Cirque du Soleil en mettra plein la vue aux participants du Défilé et trois chars seront entièrement tractés à l’aide de véhicules électriques Tesla X (dont celui du Cirque du Soleil et celui de XP_MTL. Plusieurs visages bien connus seront de la partie, comme les mascottes Youppi (Canadiens de Montréal), Junior (Impact) et Touché (Alouettes).

Pour une 3e année consécutive, la charmante Vanessa Pilon interprétera la jolie Fée des étoiles!

Pour les familles qui ne pourront pas être présentes, le défilé sera rediffusé sur le réseau de TVA et de la chaîne Yoopa.

Vous trouverez plus d’infos ici

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Movember versus Noeudvembre : on vous explique la différence

Le mois de novembre, c’est bin des affaires : le début du froid, l’apparition de la première neige (déjà cette semaine, la gang…), la baisse du soleil, les premières décorations de Noël et… deux initiatives très importantes pour la prévention et la santé des hommes. Et oui, c’est officiellement le mois où les hommes se laissent pousser la moustache pour la cause!

Si novembre rime avec Movember depuis maintenant 16 ans, ça fait quelques années qu’une autre collecte de fonds s’organise aussi lors du 11e mois de l’année. Appelée Noeudvembre, cette initiative met de l’avant un noeud papillon, création d’un designer d’ici, pour la bonne cause.

Vous vous demandez à laquelle participer (pourquoi pas les deux!) et ce qui les différencie? On vous fait un petit topo!

Movember 

En gros, le mode de fonctionnement de Movember, c’est de se faire pousser une moustache. Le mouvement poilu a été initialement créé en Australie, en 2003 et se trouve maintenant dans plus d’une vingtaine de pays. Plusieurs causes sont défendues par Movember, soit le cancer de la prostate, le cancer testiculaire, la santé mentale et la prévention du suicide chez les hommes. L’argent amassé avec les campagnes des participants va donc à des organismes oeuvrant pour ces différentes causes.

Il y a plusieurs façons de participer, mais la principale reste tout de même de se laisser pousser la moustache et d’accumuler des fonds pour la cause. Vous pouvez créer votre propre campagne et la réaliser seul ou en équipe. Pour les personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas se faire pousser une moustache, il y a aussi la branche « Move » de Movember qui vous permet de bouger pour la cause.

Peu importe votre façon de contribuer, une chose est sûre, vous aidez la cause!

Noeudvembre 

Cette initiative est 100% québécoise et se concentre sur une cause bien particulière : le cancer de la prostate. Quand on sait que 12 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate par jour, on comprend l’importance d’un mouvement comme Noeudvembre. Lancée il y a 6 ans par l’organisme Procure, la collecte de fonds réunit plusieurs ambassadeurs et ambassadrices, dont des personnalités publiques et propose chaque année un nouveau modèle de noeud papillon. Ça fait trois ans que le créateur Philippe Dubuc fait le design de l’accessoire officiel de Noeudvembre.

Bon maintenant, comment ça fonctionne? Les participants peuvent choisir de simplement acheter le noeud chez différents détaillants ou en ligne et d’en faire la promotion sur les réseaux sociaux. Il y a aussi la possibilité de devenir ambassadeur et ainsi récolter davantage de dons.

Voilà!

Et  imaginez si vous combinez les deux initiatives : une moustache ET un noeud papillon? Allô le style! ?

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Un des plus beaux cadeaux à faire à nos enfants

Je suis tellement contente d’être mère à une époque où le monde a une plus grande ouverture d’esprit. Désormais, il n’est plus tabou qu’un ami aille deux mamans ou deux papas. Ni que le petit Michel devienne dans quelques années la grande Micheline. Ou encore, mon fils de 4 ans peut demander une poupée pour sa fête sans que toute la famille et les « mononcles » machos en fassent tout un plat. Bref, je me réjouis de l’ère d’acceptation, d’ouverture d’esprit et de respect de l’autre dans lequel je vis.

Mais ne vous méprenez pas, tout n’est pas rose. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Et je crois avec conviction que nous avons un gros rôle à jouer dans cette société en plein changement. En effet, les mères, pères, tantes, oncles et amis que nous sommes auront un impact sur les futurs pères, mères, tantes et oncles que nos enfants seront. Je pense donc qu’il faut montrer le bon exemple. Il faut montrer à nos enfants qu’il faut accepter l’autre avec ses différences, ses qualités et ses défauts. Et surtout, il faut se respecter les uns les autres.

Faisons-nous ce cadeau. En fait, faisons ce cadeau à nos enfants. Ainsi, le petit Rémi qui s’est fait intimider à l’école dans les années 80 parce qu’il était petit ne se ferait pas intimider dans les écoles de demain. La grande Sophie qui s’habillait « en tomboy » aurait des amies de filles qui respecteraient ses choix vestimentaires en 2020.

Je n’ai pas la science infuse, mais je pense que l’acceptation et le respect pourraient rendre le monde meilleur. Oui, j’aimerais léguer à mes enfants un monde d’acceptation des différences où il faut bon de vivre. Un monde où un garçon pourrait annoncer à sa famille son homosexualité et que ses « mononcles » lui répondent: « En autant que tu sois heureux, c’est tout ce qui compte. »

Et vous, aimeriez-vous léguer ce monde à vos enfants?

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Halloween et les bonbons gratuits: il faut quand même dire « merci »!

L’Halloween est passé et Noël s’en vient. Pour moi, ces deux fêtes sont de belles occasions de mettre en pratique les notions de respect et d’habiletés sociales que je tente d’inculquer du mieux que je peux à mes enfants.

Cette année, à l’Halloween, je suis restée à la maison pour donner des bonbons tandis que mon chum est parti avec les 3 enfants. Dix minutes plus tard, mon petit Henri de 3 ans était de retour.

« J’ai assez de bonbons maman, je veux rester ici. »

Aucun problème avec ça, c’est son choix et je respecte ça. On va se le dire, il y a malheureusement des parents qui n’ont pas tout à fait la même vision et j’ai par le passé déjà vu des mamans insistantes pour que leur mini continue leur porte-à-porte. Pareil pour Noël; c’est ben cute les photos assis sur le père Noël, mais hors de question que je « force » mon coco à s’assoir sur un homme barbu inconnu s’il n’en a pas envie. C’est son choix et je le respecte.

Le respect est une valeur importante à partager à mes enfants et pour cela quelques jours avant l’Halloween, je rappelle les petites notions de base sur la façon dont on s’adresse aux personnes généreuses qui offrent des bonbons. On regarde dans les yeux, on dit « Bonjour, joyeuse Halloween! » et, SURTOUT, on remercie!

Cette année, j’ai été agréablement surprise de voir l’attitude des enfants qui sont venus cogner. En fait, j’appréhendais ce moment puisqu’il y a deux ans, certains enfants s’étaient permis de vouloir choisir leurs bonbons alors que d’autres avaient essayé de piger plus de friandises dans ma boite.

Eeeeh pardon… Règle #1 : Attends que je te donne des bonbons.

Règle #2 : Tu ne choisis pas tes bonbons.

Règle #3 : Tu remercies.

Heureusement, cette fois-ci, je n’ai pas eu à intervenir. Au contraire, j’ai vu des pompiers, des licornes et même un hot-dog polis et respectueux. J’ai aussi observé plusieurs parents prendre le temps de remercier, de rappeler les belles phrases à dire et aussi faire preuve de patience, parce que monter six marches en robe de princesse à 2 ans, ça peut être long et ardu.

Bon, j’ai aussi vu une maman qui est venue chercher elle-même des bonbons pour son bébé d’à peine quelque mois et je l’ai jugée (un peu). J’ai aussi vu des adolescents courir d’une maison à l’autre, dépasser les plus petits, et marcher sur le gazon de mes voisins. Mais en général, ils étaient sympathiques et ça reste des enfants.

Bref, Noël arrive et je ferai la même chose avec mes cocos. Je les préparerai à regarder la personne qui donne le cadeau, à sourire et, surtout, je ne les obligerai pas à donner un bisou ou un câlin; un simple « merci » fera l’affaire.

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Quand maman transmet ses « bobos » à bébé

Avec la période difficile que j’ai traversée dernièrement (ma crise de la trentaine), j’ai remis beaucoup d’aspects de ma vie en question. J’ai lu beaucoup de livres sur la croissance personnelle et fait beaucoup de travail sur moi-même. Un des exercices que j’ai faits consistait à définir mes besoins et à me projeter dans l’avenir pour savoir ce que je voulais vraiment de la vie. J’ai encore beaucoup de difficulté à savoir où je veux être et ce que je veux faire dans 5 ou 10 ans. Tout ce que je sais, et c’est ma seule grande vérité: je veux réussir avec mes enfants.

Je suis consciente que je dois avoir d’autres aspirations que d’être seulement une mère. J’ai d’ailleurs une belle carrière en ce moment et ma vie de couple m’apporte également beaucoup de bonheur. Sans compter ma vie sociale et mes amis qui prennent une belle place dans ma vie. Ceci étant dit, la plus grande ambition que j’ai en ce moment, c’est de réussir avec mes enfants. Je veux avoir une belle relation avec eux et je veux sincèrement qu’ils soient heureux. J’ai une peur bleue de leur transmettre mes peurs, mes défauts et de les « briser » en raison de mes propres blessures. Car oui, je suis habitée par la ferme conviction qu’une maman « brisée » peut à son tour « briser » ses enfants.

Dernièrement, je me suis rendu compte que je transmettais mes insécurités à mon fils. J’ai toujours été de nature insécure et je me suis promis de ne pas transmettre ça à mes enfants. Mais voilà que ça m’a frappée en plein visage dernièrement: mon 4 ans est insécure et je fais sûrement partie de l’équation. Même si je ne veux pas me blâmer, je sais que j’ai une part de responsabilité. Nous avons tous et toutes l’exemple d’une personne que nous connaissons qui est tellement anxieuse qu’elle transmet involontairement son anxiété à ses enfants. Moi, j’ai des exemples dans mon entourage et j’espérais vraiment ne pas donner mes insécurités à mes enfants.

Le fait d’être mère m’a apporté tellement de belles émotions dans ma vie: de la joie, de l’amour, de la fierté, mais également, beaucoup de culpabilité. Pour moi, le mot maternité rime avec culpabilité. Je me sens coupable si je ne passe pas assez de temps avec mes enfants. Je me sens coupable si j’ai perdu patience auprès d’eux. Maintenant, imaginez comment je me sens coupable d’avoir transmis mon insécurité à mon enfant.

Je ne veux pas que mes enfants s’imprègnent de mes émotions négatives et de mes défauts. Je mettrai toutes mes énergies et je vais tout faire pour renverser la vapeur et tenter d’éliminer ses petites insécurités. Après tout, c’est mon plus grand objectif de vie: le bonheur de mes enfants.

NDLR: Nous croyons que les parents font de leur mieux et que le sentiment de culpabilité guette malheureusement les mamans et les papas, surtout ceux qui veulent ce qu’il y a de meilleur pour leurs enfants.

Et vouloir le meilleur et faire de son mieux, au fond, c’est ça, être un bon parent.

Merci d’être pleins de douceur et d’empathie dans les commentaires.