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Instagram encore plus sévère face au contenu encourageant l’automutilation

Un peu plus tôt cette année, Instagram a pris la décision d’interdire tout le contenu graphique en lien avec le suicide ou l’automutilation. La plateforme a construit un algorithme qui lui permettait de mieux cerner les comptes ou les publications qui faisaient la promotion ou qui partageaient ce genre de contenu pour les retirer ou réduire leur visibilité. En trois mois, le réseau social a enlevé plus de 834 000 images ou contenus en lien avec le suicide ou l’automutilation.

Ce mois-ci, Instagram a annoncé vouloir être encore plus sévère à l’égard de ce type de contenu et a élargi son interdiction aux images fictives sur l’automutilation et le suicide ainsi que les images qui montrent du matériel ou des méthodes pour se faire du mal. Les images incluses dans cette nouvelle interdiction peuvent donc être des dessins, des memes et des images de film ou de bande dessinée.

Des ressources seront aussi données pour les utilisateurs qui cherchent ou consultent ce genre de contenu.

Le patron d’Instagram, Adam Mosseri, a signé un touchant billet de blogue pour expliquer la décision de la plateforme. D’un côté, il dit être conscient du pouvoir de communauté qu’Instagram peut apporter à des personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale, mais d’un autre, il avoue avoir la responsabilité de rendre le réseau social le plus sécuritaire possible. C’est en naviguant entre ces deux réalités que Mosseri et son équipe (aidés d’experts, qu’ils consultent régulièrement) ont pris leur décision quant aux contenus sensibles.

D’ailleurs, Instagram remet souvent en question le genre de contenu publié sur sa plateforme. Il y a quelques semaines, c’étaient les contenus sur les produits et solutions « miracles » pour maigrir que le réseau social a réglementés. 

C’est bien de voir qu’un grand réseau social prend conscience de son impact dans la vie de ses utilisateurs et agit pour mieux protéger les gens.

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Quand un proverbe africain prend tout son sens

Depuis la naissance des garçons, impossible de compter les fois où j’ai remercié la vie d’avoir une aussi belle famille, d’avoir des amies en or et d’avoir un amoureux si impliqué. C’est grâce à ces personnes que j’ai réellement compris tout le sens du proverbe africain « Il faut tout un village pour élever un enfant ». 

Je me rappellerai toujours de ce vendredi de mai, fraîchement de retour au Québec, après trois ans en sol français. J’allais chercher mon fils à sa première journée de garderie, et ça me frappe de plein fouet: j’ai la gastro. Je soupçonne le monsieur devant moi dans l’avion, celui qui a passé la grande partie du vol aux toilettes. C’était alors à mon tour d’y passer. Les prochaines 24 heures seraient passées sur le plancher de la salle de bain. Qu’aurais-je fait sans mon frère et ma belle-soeur? Ils sont venus chercher mon fils sans hésiter et ils ont, pour m’aider, accepté de passer la journée suivante la tête dans la toilette.

Il y a aussi cette nuit de janvier où la douleur était brutale. Il était 2:00 am et je devais me rendre à l’urgence. Qu’aurais-je fait sans ma mère? Elle est venue sans hésiter au beau milieu de la nuit pour surveiller mon fils pendant que je passais les 8 prochaines heures dans la salle d’attente de l’hôpital. Elle est même restée pour la journée afin que je puisse récupérer de cette nuit blanche.

Je n’y serais pas arrivée sans mon petit village.

Puis, il y a ce vendredi de novembre, enceinte de mon deuxième, lorsque j’ai perdu mes eaux. Qu’aurais-je fait, encore une fois, sans ma mère? Ma mère a pris mon grand garçon sous son aile lors de notre séjour à l’hôpital. Elle a fait le ménage de notre maison et a rempli notre frigo de ses meilleures recettes, tout cela pour faciliter notre retour à la maison. Et quelques jours après cet accouchement, mon conjoint a dû reprendre le travail. Qu’aurais-je fait sans mes tantes? Elles m’ont tenu compagnie et elles se sont occupées de mon bébé pour me permettre de dormir et ainsi mieux récupérer.

Je me souviens aussi de mon premier vol d’avion seule avec les garçons (3 mois et 2 ans). Un vrai mulet, avec tous mes sacs. J’essayais de présenter les passeports et les cartes d’embarquement à la porte avec un bébé dans le porte-bébé, un enfant sous le bras et une poussette dans l’autre main. Qu’aurais-je fait sans cette gentille inconnue. Elle a transporté ma poussette et mes sacs jusqu’à mon siège et m’a aidée à m’installer. Elle a aussi pris mon bébé en cours de vol pour que je puisse aller aux toilettes et manger une petite bouchée tranquille.

Il y a tant de fois où je n’y serais pas arrivée sans mon village. Un immense merci à tout mon monde pour l’aide précieuse que vous m’avez apportée et celle que vous m’apporterez dans le futur.

Avez-vous la chance d’être entouré.e d’un village?

Vous avez une histoire à partager?

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3 ateliers jeunesse au Salon du livre

On adore le Salon du livre de Montréal (et tous les salons du livre en général, hihi #PassionLittérature)! C’est tellement une belle occasion de découvrir de nouvelles autrices et nouveaux auteurs, de rencontrer nos créateurs préférés ou encore, de partager votre intérêt envers la littérature à vos minis.

Cette année, le Salon du livre de Montréal a choisi la thématique « Et si on se racontait ? », car un des buts premiers d’écrire, c’est un peu de raconter des histoires, hein! C’est donc une thématique qui tombe à point, puisque cela donnera l’occasion à toutes les autrices et tous les auteurs invités de « se raconter », le temps d’une rencontre!

Outre les différentes conférences, entrevues et rencontres proposées lors de la 42e édition du Salon, il y a aussi une tonne d’activités jeunesse disponibles pour tous les âges! On vous en propose quatre dès maintenant!

Fais-moi un dessin, 21 novembre de 9h45 à 10h10 

L’illustrateur Dominique Pelletier (derrière Les Timbrés, Je suis capable et des Fables réinventées) propose un atelier collaboratif dans lequel il esquisse un dessin devant le public et l’invite à participer en suggérant des éléments à mettre dans l’oeuvre finale. L’atelier est recommandé pour les enfants de 4 à 10 ans.

L’heure du conte, 20 novembre de 12h45 à 13h15 

Venez assister à une classique heure du conte avec vos minis! Animée par Anne-Marie Fortin (Communication Jeunesse), cette activité permettra aussi aux parents d’obtenir quelques trucs pour faire aimer la lecture aux enfants.

Création d’une BD, 21 novembre de 10h25 à 10h50 

Le créateur Phil Poulin (Sam et Flo) explique les différentes étapes en lien avec la création d’une bande dessinée et dessine des exemples en direct.

Plusieurs autres ateliers sont offerts tout au long du Salon du livre de Montréal, du 20 au 25 novembre 2019, à la Place Bonaventure.

Pour plus de détails, cliquez ici

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5 films d’Halloween pas trop épeurants à écouter en famille

À la maison, on aime les films familiaux et toutes les occasions sont bonnes pour en faire un beau moment, tous collés sur le divan. Avec l’Halloween dans quelques jours, j’avais envie de vous partager ma sélection de films préférés. On les écoute avant le grand jour pour se mettre dans l’ambiance, ou après, en dégustant nos friandises!

5- Hôtel Transylvanie

Une histoire rigolote qui réunit tous nos montres favoris. Personnellement, le premier de la trilogie reste le meilleur, mais les autres sont également à voir.

4- Hocus Pocus

Une histoire de sorcières « méchantes » qu’on trouve finalement plutôt sympathiques. À voir pour l’histoire disjonctée, la magie, les costumes et la belle musique. Un classique de notre enfance qui traverse bien le temps!

3- Casper

Bon, j’avoue que ma préado n’a pas accroché autant que je l’avais imaginé (ou espéré), mais il demeure un des films culte de mon enfance. J’aime bien l’écouter à cette période-ci de l’année, même si je le connais par coeur. (Pis j’ai sérieusement déjà songé à me déguiser en restes de pizza, enroulée dans du papier d’aluminium, pour voir combien de personne ferait le rapprochement).

2- La saga Harry Potter

On ne se tanne jamais de notre petit sorcier à lunettes et de son monde unique et fantastique. Il faut avouer qu’on est fans à la maison. On l’écoute à longueur d’année, mais on aime bien s’en faire un petit marathon quand les feuilles commencent à changer de couleur.

1- L’Étrange Noël de monsieur Jack

Toutes les raisons sont bonnes pour mettre ce film à la première place de mon palmarès. Ça parle d’Halloween. Ça parle de Noël. C’est de Tim Burton. Les personnages sont marquants. Les chansons nous restent dans la tête. Les répliques sont légendaires. À mon sens le meilleur film thématique d’Halloween de tous les temps, celui que j’ai écouté un nombre incalculable de fois avec mes soeurs, puis avec ma fille.

En prime, c’est aussi un de nos classiques des Fêtes!

Si mon top 5 ne vous convient pas, les films familiaux sur le thème d’Halloween sont tellement nombreux. Je pense à Coco, La Famille Adams, Chair de poule, Wallace et Gromit: Le mystère du lapin-garou, Ghostbusters, La Maison Monstre, etc.

Lequel est votre préféré?

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Des cours de yoga spécialisés pour les enfants

Le programme de Yogini pour la vie propose plusieurs formules, dont des ateliers en famille à la maison, mais aussi en milieu familial et en CPE.

Les cours sont offerts en ligne et comportent 16 modules différents sur la gestion des émotions. Le programme complet propose aussi 16 sortes de méditations et plusieurs capsules et outils pour bien accompagner votre petit yogi et vous-même lors de vos séances de yoga!

L’entreprise se trouve déjà dans plus de 25 garderies et CPE et anime des ateliers pour un peu plus de 2000 enfants! Parmi les différents thèmes abordés, il y a entre autres la gestion de l’anxiété, écouter son corps, l’amour et l’amitié, la confiance, la gestion du stress et le courage.

Selon le programme choisi, les participants auront aussi accès à des webinaires et à un professeur. Les cours peuvent être suivis par les enfants de 2 à 8 ans.

Pour plus d’infos, on vous invite à visiter leur site Web.

Vous avez un projet ou un événement et vous voudriez qu’on en parle sur TPL Moms? Écrivez-nous un p’tit message!

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À toi que j’ai coupé de ma vie

Chacun d’entre nous connaît cette personne. Celle avec qui on ne sait plus sur quel pied danser, quoi penser. Cette personne qui fait douter de soi-même et de ces moments passés avec elle. Que ce soit un ami ou un membre de notre famille, on doit parfois prendre la décision de choisir des chemins différents pour notre bien-être. C’est d’ailleurs ce que j’ai dû faire face avec l’un de mes proches…

J’ai dû réfléchir à quoi faire avec toi quand j’ai vu le petit + apparaître un dimanche matin. Le verdict? Non, ça ne valait pas la peine de t’impliquer à nouveau dans ma vie avec un enfant dans le décor.

Même si j’avais le coeur plus gros et que je voulais me le faire croire, cette transition silencieuse de ma vie s’est faite sans heurt. Nos chemins se sont séparés; c’était ainsi que les choses devaient se passer entre nous. C’est la vie. Il n’y a pas eu de cris, pas de larmes ni de chicanes; simplement un silence. Simplement un vide qui s’est créé naturellement.

Sans parler des raisons profondes qui ont motivé mon geste, je n’ai pas regretté de ne pas faire de suivi. J’ai vécu les mois de ma grossesse sur mon nuage de bonheur sans penser à toi plus qu’il ne le fallait. J’ai mal à le dire et l’écrire, mais je vivais bien sans toi. Les humains sont drôles parfois, avec toute cette résilience.

Je n’ai pas pris de nouvelles, et toi non plus, d’ailleurs. Je me disais que c’était comme un consensus: qu’on acceptait tous les deux cette décision et qu’on allait vivre avec. J’ai profité de ces moments privilégiés avec mon enfant, sans t’en faire profiter, sans qu’elle soit au courant de ton existence.

Je veux que tu saches que je m’excuse un peu, pas plus. Je continue de croire que notre bout de chemin en famille se fait bien sans toi. Je n’ai pas besoin de cette négativité dans mon nouveau rôle de maman et ma fille encore moins.

J’ai choisi mon enfant et je referai ce choix. Encore et encore.

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Lutter contre la faim chez les enfants un sandwich à la fois!

À l’occasion de la Journée Internationale du sandwich qui aura lieu le 3 novembre prochain, les restaurants Subway et les Banques alimentaires du Canada s’allient pour redonner aux enfants dans le besoin en créant un programme qui permettra de lutter contre la faim, un sandwich à la fois. 

Le programme Chacun Son Lunch permettra de remettre 15 sous pour la bonne cause pour chaque Repas Pour Enfants acheté dans les restaurants Subway. Les fonds récoltés serviront à atteindre l’objectif de la chaîne de restaurants qui est d’augmenter de 25 % la quantité d’aliments frais et nutritifs offerte par le programme Après la cloche de Banques alimentaires Canada.

 

« Chaque mois, 1,1 million de Canadiens font appel aux banques alimentaires. Parmi ceux-ci, 35 % sont des enfants. Trop d’enfants vivent dans l’insécurité alimentaire chaque mois, et cela peut avoir des répercussions à long terme sur leur développement, leur apprentissage et leur croissance. Les partenariats avec des entreprises comme SubwayMD Canada et leur programme Chacun Son Lunch sont essentiels pour sensibiliser la population à l’enjeu important qu’est l’insécurité alimentaire au Canada et pour s’assurer que nos enfants reçoivent les nutriments dont ils ont besoin. » explique Chris Hatch, chef de la direction de Banques alimentaires Canada, dans un communiqué. 

Vous pouvez également appuyer le programme en arrondissant le coût de votre repas au dollar près, durant la période du 3 au 10 novembre, effectuée dans les restaurants participants. Ces quelques sous qui trainent au fond de nos poches peuvent faire une énorme différence dans la vie de bien des enfants!

Suivez ces belles initiatives via les médias sociaux  et via @SubwayCanada et #ChacunSonLunch.

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Trucs pour faire de la randonnée avec bébé

L’idée de partir en petit roadtrip de famille planait depuis déjà un bon moment. Mon mari et moi avons l’habitude d’en faire durant l’été et à l’automne pour la randonnée, mais voilà que l’été nous a filé entre les doigts. Et malgré toutes nos bonnes intentions de partir, il y a toujours les craintes de nouveaux parents qui embarquent.

Sera-t-il bien dans son siège durant tout le trajet (on se fait dire tout bord tout côté que ce n’est pas bon de les laisser longtemps en bas âge)? Va-t-il pleurer des heures durant? Et les boires, on les fait dans la voiture? Hum… il va falloir arrêter faire chauffer le lait parce que je n’allaite pas…

Tout ça pour dire que, malgré tout, j’ai commencé à regarder des chalets situés à une distance raisonnable pour qu’on se lance. Notre choix s’est arrêté pour un chalet Sépaq au Parc National du Bic à une distance d’environ 5 heures de la maison. Je dois vous avouer que le matin de notre départ, j’étais un peu dépassée; jamais on n’était partis avec autant de bagages pour seulement 4 jours à l’extérieur… une vraie montagne! Des couches au parc en passant par le bain du bébé, on ne réalise pas à quel point on « déménage » jusqu’à ce qu’on tente de tout faire entrer dans la valise.

Plusieurs petits arrêts sur la route pour dégourdir et nourrir Eli, un café à moitié bu et deux suces perdues plus tard, nous sommes arrivés après un « petit » 10 heures de voyagement. Ouffff la nuit va être bonne… mais non, pas tout à fait! Cet environnement non familier empêche petit Eli de dormir; allez, hop avec maman, on fait un spécial ? après tout, c’est les vacances pour tout le monde.

La récompense, elle vient le lendemain matin alors que je donne le premier boire et que je vois cette magnifique vue devant moi. Soleil levant derrière la montagne enveloppant le ciel d’un lumière dorée qui illumine les arbres aux couleurs automnales ? un instant magique. Après un bon déjeuner pour toute la famille, nous nous sommes lancés à la découverte du parc.

La destination s’est avérée être un excellent choix pour ses multiples sentiers accessibles en porte-bébé ou en poussette trois roues et pour la durée de ceux-ci. Le parc offre plusieurs marches sur la plage dans ses différentes baies et plusieurs parcours de courte distance (voir la carte des sentiers pour les détails). De plus, un centre de service est accessible sur le parcours de la ferme Rioux où on peut changer confortablement la couche de bébé et se prendre un petit café en relaxant sur le bord de l’eau. Ce magnifique séjour s’est conclu avec une petite marche jusqu’à la Baie du Ha!Ha! pour admirer le coucher du soleil. Un tableau parfait de rayons roses accompagné par le chant des oiseaux qui déambulaient tranquillement sur l’eau miroitante. Une expérience à refaire bientôt sans aucun doute.

Après cette aventure mémorable, voici mes conseils pour un roadtrip de randonnée réussi:

  • Le choix d’une destination baby friendly: hébergement avec eau potable et endroit approprié pour donner les soins à bébé comme le bain, aire de service pour les changements de couche ou nourrir bébé (personnellement, je suis toujours retournée à temps au chalet, mais pour les plus téméraires que moi!), sentier accessible pour les porte-bébés ou poussettes, endroit à découvrir à courte distance de l’hébergement.
  • Planifier un peu à l’avance ce dont vous aurez besoin: vêtements pour toutes les températures, plusieurs doudous, chauffe-biberon de voyage pour voiture (on sauve beaucoup de temps ainsi), plusieurs suces de rechange si vous en utilisez, coussin d’allaitement, coupe-vent pour le porte-bébé ou la poussette.
  • Et surtout, accepter de changer vos plans tout en appréciant votre séjour: Pour ma part, j’ai fini par dormir avec Eli tous les soirs parce qu’il détestait dormir dans son parc. Les soupers raclette et fondue en amoureux se sont avérés un peu (beaucoup) difficiles avec un tout-petit de 5 mois. Et j’ai fait le trajet de retour assise à l’arrière afin de le divertir pour qu’il pleure moins. 

Quels sont vos trucs pour une randonnée en famille réussie?

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Je suis une petite mère bien ordinaire

Je suis une petite mère bien ordinaire. La trentaine, deux enfants, la maison en banlieue, le chien, la piscine, les complexes. Quand on parle de la femme moyenne, de la consommatrice moyenne, de la mère moyenne; on parle de moi. Si j’étais une couleur, je serais beige tirant sur le gris. 

Je ne suis pas trendy ni à la mode. Ma maison est plate et pas digne de Pinterest. Et à l’envers, la plupart du temps. Je n’habille pas mes enfants en jaune moutarde pour que ma page Instagram soit toute de la même palette de couleur. J’aime cuisiner, mais plus souvent qu’autrement, je fais des recettes de Ricardo. 

Je suis en couple depuis 10 ans. Accotée à mon amoureux, dans une relation semblable à un beau fleuve tranquille. J’aime écouter des téléromans à la télé. Boire du vin avec mes copines. Voyager pas compliqué. J’aime même aller aux pommes, pouvez-vous croire? 

Mon plus vieux joue au hockey et le bébé avec des jouets de plastique fluo qui font de la musique. J’essaie vraiment de faire de mon mieux pour être meilleure pour l’environnement, mais je conduis un VUS. C’est tellement pratique pour ma famille. 

Je suis une petite mère bien ordinaire, et maudit que je me compare aux autres. Toujours en train d’évaluer ce que je fais versus ce que les autres font. J’ignore mes beaux téléromans parce que je fais défiler les médias sociaux à grands coups d’envie.

Oh que j’aimerais ça, moi aussi, habiter dans une belle maison sortie tout droit d’un magazine, sans une seule bebelle qui traine. Cuisiner des repas en milieu de semaine avec des ingrédients qui coûtent la peau des fesses. Sortir en amoureux le samedi soir et fréquenter les meilleurs restaurants. Habiller mes enfants comme des cartes de mode qui ne se salissent jamais (aucun spaghetti n’existe dans cette fantaisie). Avoir la shape d’une fille qui fait du pilates 8 fois par semaine sans pour autant abandonner le fromage. 

J’avale la fausse image que les médias sociaux (et traditionnels) nous envoient parce que je suis une petite mère ordinaire et donc, je suis le public cible de ces médiums. Je suis celle qui veut acheter du rêve à grands coups de carte de crédit. On me dit tous les jours à quel point ma vie est dont bien petite et que le bonheur ultime est accessible au bout de mes doigts. Plus on me dit que je devrais vouloir plus, plus on fait de l’argent sur mon dos.

Je dois avouer que je suis tannée d’être l’image parfaite de la vie plate. Qu’on m’utilise comme exemple de vie ennuyante. D’être le personnage caricaturé à tout bout de champ. Parce que le sous-texte est là. Tu devrais vouloir plus que ta petite vie ordinaire. Voyager en Asie avec toute ta famille pendant 3 mois. Habiter dans une caravane et faire l’école à la maison. Rénover une maison ancestrale et faire ton propre beurre. Courir les festivals avec ton enfant habillé en rocker. 

Mais moi, je l’aime ma petite vie de mère bien ordinaire. C’est tranquille et c’est doux et surtout, ça me convient à MOI. Alors, je vais arrêter de regarder ce que les autres font, et je vais aller parcourir les allées de mon magasin préféré: Costco, bien sûr.

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Accoucher en région, plus difficile qu’on le pense…

Dans un article de La Presse, on apprend que les femmes enceintes à La Pocatière n’ont accès à aucun service en obstétrique le weekend, puisque le département est fermé les samedis et dimanches depuis un mois.

Bonne chance si elles crèvent leurs eaux le weekend, car elles devront faire plusieurs kilomètres, jusqu’à Rivière-du-Loup ou Lévis pour pouvoir accoucher en toute sécurité.

Même son de cloche dans plusieurs régions du Québec, comme à Amqui, à Maniwaki, en Gaspésie, dans Charlevoix, en Abitibi, etc. C’est le député André Fortin, lors d’une session à la Chambre  qui a énuméré les différentes régions qui sont atteintes par un problème au niveau de l’offre des services médicaux tout en interpellant la ministre de la Santé actuelle, Danielle McCann à agir rapidement.

La situation semble complexe, alors que la ministre et la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) se renvoient la balle sans en arriver à une entente claire. Une enveloppe de 45 millions aurait été destinée uniquement à la problématique de la rupture de services en régions, mais selon les dires de la ministre McCann, la FMSQ ne veut pas utiliser l’enveloppe à ces fins.

Peu importe le nombre d’argent alloué, le problème semble être plus complexe qu’un manque de fonds. On voit actuellement une pénurie d’infirmières, surtout en obstétrique et un manque de chirurgiens en régions. Il faudra bien plus qu’une grosse enveloppe pour régler la situation, selon le député André Fortin.

En ce moment, il y a des centaines de femmes qui n’ont pas accès, ou qui ne savent pas si elles auront accès à un service de base.