Charles Lafortune: «J’ai vraiment le goût de les envoyer ch*er»

Crédit: Capture On va se le dire

Charles Lafortune était récemment de passage sur le plateau de l’émission On va se le dire, animée par Sébastien Diaz, en compagnie d’autres invités bien connus du public, soit Hélène Bourgeois Leclerc, Pascale Marineau et William Cloutier.

J’ai le goût de dire: Hey men, moi, je pense que je suis supérieur à toi

Fidèle au concept de l’émission, l’animateur a invité ses convives à réagir à différents sujets de l’actualité et à échanger autour de thèmes aussi variés que pertinents. Entre discussions plus légères, réflexions spontanées et sujets plus sérieux, les invités ont été amenés à partager leurs points de vue dans une ambiance à la fois chaleureuse, authentique et propice aux confidences.

Capture On va se le dire

Un nouveau documentaire qui fait du bruit

Parmi les sujets abordés au cours de cet épisode, il a notamment été question du documentaire Netflix, Louis Theroux: Inside The Manosphere, un projet qui s’intéresse à un réseau d’influenceurs et de créateurs de contenu rencontrés à Miami, New York et Marbella, au cœur de la frange extrémiste de la manosphère. À travers ces figures, le documentaire met en lumière un mouvement masculiniste en pleine expansion et les discours qu’il contribue à propager.

Alors que Sébastien révélait s’être lui-même questionné sur la pertinence de réaliser un nouveau documentaire sur le sujet, compte tenu du grand nombre de productions qui existent déjà, ses invités ont soulevé une réflexion importante: s’il est nécessaire de dénoncer ce type de mouvement, cela peut aussi, du même coup, lui offrir une certaine visibilité. C’est dans ce contexte que Charles Lafortune a réagi.

Mario Beauregard

Charles Lafortune partage son mépris

Il a d’ailleurs évoqué la récente prise de parole d’Olivier Dion sur le sujet, laquelle soulignait l’importance de briser le silence entre les hommes face à la misogynie, même lorsqu’ils ne se sentent pas directement concernés.

«Tu sais, je suis allé au gym, moi (…) Mais de voir aussi… de se dire aussi: C’est quoi, une personne alpha? Je ne vais pas dire un mâle alpha, parce que (…) mais c’est quoi être une personne alpha, tu sais? Puis des fois, moi, ces gars-là, j’ai vraiment le goût de les envoyer chier, parce que je suis comme: Hey men, moi, là, je pense que je suis une personne alpha, j’ai réussi, j’ai de l’ambition, puis je te méprise. Toi, pour moi, tu es comme une catégorie en dessous, parce que si j’enlève tout ça, puis l’exploitation que tu fais de vouloir montrer ton cash, ta Lambo un peu quétaine (…) ça m’énerve. À un moment donné, j’ai le goût de dire (…) des fois, j’ai le goût de dire: Hey men, moi, je pense que je suis supérieur à toi (…) Puis ça ne se dit pas, mais… Ah, ça m’écœure», témoigne-t-il avec mépris.

Capture On va se le dire

Plus d’impact venant d’hommes…?

Pascale a alors mentionné que les prises de parole sur le sujet sont, cependant, souvent beaucoup plus entendues lorsqu’elles viennent d’hommes.

«Mais tu sais: De quoi tu as peur? Tu sais, je le vois, là: Ah, l’effacement de l’homme blanc, tu sais, c’est comme: Hey men, ça fait des siècles qu’on prend toute la place. À un moment donné, c’est juste que… On ne te l’enlève pas, il y a juste quelqu’un qui veut prendre la sienne (…) puis si tu n’es pas capable de t’affirmer là-dedans, bien peut-être que tu as un *sti de problème», ajoute Lafortune sur le sujet qui visiblement lui tient à coeur.

Capture On va se le dire

Un message fort

Une discussion comme celle-ci semble plus nécessaire que jamais, tant le sujet soulève des enjeux importants et profondément actuels. À travers sa prise de parole franche et assumée, Charles met des mots sur une colère, un malaise et une lassitude que plusieurs ressentent sans toujours savoir comment les exprimer.

En dénonçant ouvertement certains discours et certaines attitudes, il participe à faire avancer une réflexion essentielle sur la place des hommes dans ces conversations et sur leur responsabilité face à la misogynie.

Et vous, ressentez-vous aussi de la colère face à cette réalité? Prenez-vous position lorsque l’occasion se présente, que ce soit dans vos échanges, vos milieux ou votre quotidien?

Pour lire le texte partagé par Olivier Dion sur le sujet, nous vous invitons à consulter notre article qui relaie sa prise de parole, juste ici.

Serge Cloutier