Christine Fréchette: «Il y a quelque chose qui s’est passé»

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  • Une phrase de son grand-père l’a profondément marquée.
  • À sept ans, elle a fait un constat qui a façonné sa vie et qui l’habite encore aujourd’hui.
  • Elle se confie aussi sur le soutien inébranlable de son amoureux.
  • Une entrevue remplie de confidences touchantes de la part de la première ministre

Sucré salé poursuit sa saison estivale avec une formule qui continue de séduire les téléspectateurs. Depuis maintenant trois saisons, Mélanie Maynard est à la barre de ce rendez-vous quotidien où elle reçoit des artistes et des personnalités publiques dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Au fil des entrevues, les invités se confient sur leur parcours, leur carrière et des moments plus personnels de leur vie.

Une grande invitée

Lors d’un récent épisode, l’animatrice accueillait la première ministre du Québec, Christine Fréchette. Celle qui a succédé à François Legault s’est prêtée au jeu des confidences en revenant sur sa nouvelle réalité depuis son arrivée au pouvoir.

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Au cours de l’entretien, elle a également abordé un sujet qui lui tient particulièrement à cœur: le féminisme. Avec beaucoup d’humilité, elle a raconté une anecdote de son enfance qui lui a fait comprendre, très jeune, que cette cause occuperait une place importante dans sa vie.

Une confidence aussi touchante qu’inspirante qui a particulièrement retenu notre attention, le tout fait à la demande de la dynamique animatrice.

«Féministe? Ah mon Dieu! Je l’ai senti vibrer en moi la première fois, je devais avoir sept ans, parce que j’étais chez mes grands-parents, au Saguenay (…) Tout le monde était assis à table, sauf ma grand-mère, bien sûr, qui servait les plats. Je voulais aller aider ma grand-mère, Charlotte. Alors, je me suis levée, j’ai été prendre les plats de soupe et je les ai servis à la table. Puis, quand je suis arrivée à mon grand-père, il m’a dit: Bien, c’est ça, apprends à servir un homme (…) Et là, j’ai senti quelque chose», confiait Christine.

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«À sept ans?», ajoute Mélanie, surprise de l’âge.

«À sept ans… Je l’ai regardé. Mon père m’a parlé pendant cinquante ans de ce regard-là. Il y a quelque chose qui s’est passé et je me suis dit: Moi, quand je vais être grande, ce n’est pas vrai que je vais me faire dire ça», ajoutait la politicienne.

Une relation amoureuse saine

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C’est aujourd’hui avec son amoureux de longue date, Guy Nadeau, qu’elle partage sa vie, et elle n’a d’ailleurs pas à jouer ce rôle traditionnel, puisque celui-ci l’épaule énormément au quotidien. Elle souligne que son soutien est précieux, surtout compte tenu du temps et de l’engagement que demande sa carrière.

Bien qu’au départ il ait été sceptique, craignant que cette fonction ne réduise leur temps ensemble, il a rapidement compris à quel point ce défi représentait un rêve qui lui tenait à cœur. Il l’a donc encouragée à plonger tête première dans cette aventure afin de briguer le poste de première ministre.

«Il m’a dit: Regarde, si ça t’habite, il faut que tu répondes à cet appel-là. Je ne veux pas être celui qui va t’empêcher d’avancer. Sache que, si tu y vas, je vais être là avec toi, puis à 100 %. Puis, il n’a pas été là à 100%, mais à 200%. Ce n’est pas compliqué, il est vraiment toujours là. Encore plus depuis que je suis en poste. C’est fabuleux, vraiment. Je me sens tellement privilégiée», confie Mme Fréchette.

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«Est-ce qu’il y a eu des fois où il a eu à te ramasser à la petite cuillère, quand on sentait que les murs tremblaient ou que la maison était moins solide?», voulait savoir Mélanie.

«Jamais. C’est sûr que ça ne va jamais 100 % tout bien. Il y a toujours quelque chose… une couette qui lève, qui ressort du lot, quelque chose qui n’est pas idéalement positionné. Alors, il faut se dire: OK, à partir de là, qu’est-ce qu’on fait pour améliorer la situation? Il ne faut pas prendre personnellement chacune de ces nouvelles-là, parce que sinon, on ne s’en sort pas», termine Christine.

Un moment très intéressant!