Une entrevue à Salut Bonjour
Ce matin à Salut Bonjour, animé par Ève-Marie Lortie, les téléspectateurs ont eu droit à la visite d’un grand nom de la musique québécoise: Claude Dubois. Véritable monument de la chanson, l’artiste qui traverse les générations était de passage pour parler de notamment de Dubois: biographie symphonique, mais aussi pour donner de ses nouvelles.

Entre souvenirs de carrière et projets à venir, le chanteur s’est montré généreux dans ses confidences.
Des problèmes de santé inquiétants
Il est d’ailleurs revenu sur ses récents problèmes de santé, des épreuves qui avaient inquiété plusieurs de ses admirateurs.
Rappelons que récemment, nous apprenions qu’il avait été opéré pour un cancer des cordes vocales.
Ses confidences à Ève-Marie Lortie
Un coup de bat dans le front
«J’arrive à émettre des sons, il y a deux semaines non. Alors ça avance. Pour faire une petite histoire courte, j’ai été plus surpris que vous autres quand ça m’est arrivé, parce que je suis suivi. Nathalie Charest, qui est mon agente, mon amie, me faisait — on se le dirait — une fois par mois, on allait voir ORL, qu’il faisait un petit test. Et c’était précancéreux. Et puis le jackpot, c’est que ça a été cancéreux. Mais moi, ma voix allait très bien. Je n’avais aucun symptôme, moi. Je me suis même fait dire par des gens qu’ils trouvaient que je chantais mieux qu’avant. Fait que c’est le fun pour avant», confiait-il avec franchise avant d’ajouter à quel point la nouvelle l’avait secoué.
«Un coup de bat dans le front: Tu dois t’arrêter, tu as une intervention. Dans mon cas, ils ont fait l’intervention. J’ai été gardé, ils m’ont vérifié un petit bout de temps à l’hôpital, puis je suis parti le même jour. Je suis allé m’installer chez Nathalie, qui m’a reçu chez elle, qui m’a gardé là 15 jours à me surveiller pour pas que je parle», ajoute-t-il.
«Si tu peux donner une entrevue, c’est que la réhabilitation, elle est recommencée», demandait Lortie.
«Oui, j’ai suivi mes leçons», répondait-il.

«Et pendant combien de temps tu peux parler par jour, par semaine», demandait Ève-Marie.
«Avec toi aujourd’hui, tu es la première et probablement la dernière, parce que je ne vais pas faire beaucoup d’entrevues. Et puis, c’est un 15 minutes», répondait le chanteur avec prudence.
La peur de perdre sa voix
«Est-ce que tu avais une inquiétude de ne pas retrouver cette voix-là», voulait savoir l’animatrice.
«Ce n’est pas… j’avais… J’ai. Ça me rend complètement parano, mais là, je la retrouve tranquillement. J’ai longtemps parlé enroué, on le sait tout le monde, puis quand je chante, c’est hiiii… je le ferai pas plus (…) Alors non, c’est toujours ça qui est étonnant, c’est de pouvoir se promener comme en bas, un chuchotement, puis à un moment donné un éclatement à trois pieds du micro. C’est un peu ça le… the show must go on. Oui, ouais. La belle affaire», livrait-il avec vulnérabilité et courage.

Une entrevue profondément touchante.
Nous souhaitons à Claude un rétablissement tout en douceur et beaucoup de sérénité pour la suite.
