David Jalbert: «Je vais probablement me mettre du monde à dos»

Crédit: Facebook @David Jalbert
  • De nombreux artistes dénoncent la précarité.
  • David Jalbert apporte un autre point de vue.
  • Il explique se sentir parfois coupable.
  • Des avis partagés.

Alors que plusieurs personnalités du milieu culturel prennent la parole pour dénoncer la précarité du métier d’artiste et réclamer davantage de reconnaissance et de soutien pour le secteur, David Jalbert a décidé d’apporter une perspective différente au débat. Dans une publication partagée sur ses réseaux sociaux, le chanteur a reconnu que sa position pourrait faire réagir et même exprimé des désaccords, mais il estimait important d’exprimer son point de vue.

Selon lui, bien que la réalité des artistes comporte son lot de défis et d’incertitudes, il croit qu’il est essentiel de replacer cette discussion dans un contexte plus large, alors que de nombreuses familles vivent actuellement des difficultés financières importantes liées au coût de la vie.

Voici ce qu’il a partagé:

«Je vais probablement me mettre du monde à dos. Les médias sont prêts à tout pour des réactions… Personnellement, je sais très bien qu’il faut se méfier des grands titres. Parce que ce n’est certainement pas mon chum David Pineau qui se plaint. Je trouve complètement déconnecté qu’on mette autant l’accent sur les difficultés des artistes alors que des millions de personnes essaient simplement de survivre au coût de la vie. Honnêtement… croyez-vous vraiment que les artistes sont les plus à plaindre? Pendant qu’on réclame plus d’aide pour notre milieu, il y a des mères monoparentales qui comptent les dollars à l’épicerie. Il y a des familles qui repoussent leurs factures. Et il y a encore des losers qui préfèrent travailler au noir pour ne pas payer la pension alimentaire de leurs enfants. Ça, pour moi, c’est le vrai scandale. Je vais vous faire un aveu: il m’arrive de me sentir presque coupable de vendre des billets de spectacle. Je sais que, pour plusieurs familles, un billet représente un sacrifice. Elles vivent d’une paie à l’autre et n’ont plus de marge de manœuvre. Je me rappelle d’une époque où, même en travaillant sept jours sur sept, ce n’était pas suffisant. Malheureusement, il n’y avait pas de huitième journée dans la semaine pour me sauver. Cette réalité-là m’a marqué, et c’est peut-être pour ça que j’ai autant de difficulté à me plaindre aujourd’hui quand je regarde ce que vivent tant de familles. Oui, notre métier est difficile. Oui, il est précaire. Mais personne ne nous a forcés à choisir cette vie. On l’a choisie parce qu’on l’aime. Alors avant de faire croire que les artistes sont les plus grandes victimes de la crise actuelle, regardons autour de nous. Les vraies victimes sont peut-être celles qui travaillent 40 heures par semaine ou même 60 et qui n’arrivent quand même plus à remplir leur panier d’épicerie. Ça risque de déranger. Mais parfois, la vérité dérange plus que le silence.»

Différents points de vue ont été par la suite partagés concernant l’opinion du chanteur. Pour découvrir la réaction de sa communauté, poursuivez votre lecture.

Facebook @David Jalbert

Des avis partagés

Alors que plusieurs artistes prennent la parole pour partager les défis financiers auxquels ils sont confrontés, certains témoignages ont particulièrement retenu l’attention au cours des dernières semaines. Plusieurs personnalités du milieu culturel ont choisi d’aborder ouvertement la précarité qui peut parfois accompagner une carrière artistique.

Parmi elles, l’acteur Michel Laperrière a récemment confié à QUB qu’à une certaine période de sa vie, il avait dû aller travailler dans une usine afin d’améliorer sa situation financière et subvenir aux besoins de sa famille. Un témoignage qui illustre une réalité souvent moins visible du public.

Dans le même contexte, selon ce que rapporte TVA Nouvelles, l’actrice Sophie Bourgeois ferait un important retour sur les bancs d’école dès le mois de septembre afin d’entreprendre une maîtrise en enseignement de l’art dramatique. Une décision qui serait notamment liée à sa réalité de mère monoparentale ainsi qu’aux défis financiers auxquels elle ferait face.

Ces prises de parole ont alimenté de nombreuses discussions, alors que certains estiment qu’il est important de mettre en lumière la réalité économique du milieu culturel, tandis que d’autres croient que ces enjeux doivent être replacés dans un contexte plus large.

D’ailleurs, dans les commentaires de la publication de David Jalbert, plusieurs internautes ont appuyé son point de vue, alors que d’autres ont exprimé un autre point de vue. Une réaction qui démontre à quel point ce sujet suscite des opinions partagées et continue d’alimenter le débat.

Facebook @David Jalbert