Ça a été très prenant, mentalement
Le plateau de Bonsoir bonsoir s’est transformé en véritable rendez-vous générationnel cette semaine alors que Jean-Sébastien Girard recevait autour d’un copieux souper plusieurs personnalités de la génération Z. Fidèle à sa formule conviviale, l’émission estivale propose des discussions franches, des échanges spontanés et des moments aussi drôles que révélateurs.
Parmi les invités se trouvait notamment Frédérick Robichaud, mieux connu sous le nom de Fred, aujourd’hui animateur d’Occupation Double. Celui qui a d’abord participé à la téléréalité il y a quelques années avant de prendre les rênes de l’animation représente bien cette nouvelle vague d’artistes et de personnalités publiques qui ont grandi sous l’œil des réseaux sociaux.
Fred s’est d’ailleurs ouvert à nouveau sur une partie de sa vie qui était peu saine.
Le Gym et les stéroïdes 
Rappelons qu’il avait déjà confié qu’à une certaine époque, il s’était mis énormément de pression pour devenir une véritable «machine de guerre» physiquement. Il cultivait un culte de l’entraînement excessif, cherchant constamment à repousser ses limites. Or, cette quête de performance l’a mené vers des choix loin d’être sains, notamment l’usage de stéroïdes — des substances aux effets néfastes pour la santé.
Il y a des seringues, il y a des trucs pour mettre des seringues.
C’est donc à l’émission qu’il s’est réouvert sur ce sujet à la fois délicat et personnel, avec transparence. Un témoignage qui pourrait, espérons-le, aider certains jeunes à comprendre que cette quête du corps parfait et ces excès ne sont ni sains ni nécessaires.
«On a beaucoup les réseaux sociaux, c’est ce que je comprends de notre génération, mais encore là, c’est ce que je voyais, c’était le Dwayne Johnson, The Rock, Le Arnold. Moi, c’était comme, c’était ça. Puis pourquoi je ne suis pas comme lui? Tu sais, Arnold, à 22 ans, il avait une chest gros de même. Pourquoi je… Moi, c’était ça mes modèles, puis il faut que je ressemble à ça si je veux être reconnu dans la société, si je veux être vu par… Il faut que j’aie des muscles. Ça a été très prenant, mentalement, ça a affecté beaucoup quand même. J’ai consommé des stéroïdes à un âge qu’il n’a pas de bon sens. J’avais 18-19 ans. Ça a fait partie de ma vie. Mais tu vois, ça m’a appris beaucoup aussi. Puis je suis content d’être sorti de ça», débutait Fred.

Un impact positif? 
Puis je suis content d’en parler parce que quand je l’ai annoncé publiquement, c’est quand même que j’étais allé au gym, puis j’étais juste, je voyais autour de moi le nombre de jeunes, puis j’étais comme, c’est clairement, il y a beaucoup trop de stéroïdes, puis on n’en parle pas. Puis c’est vrai qu’il y en a partout. Il y a des seringues, il y a des trucs pour mettre des seringues. Donc clairement, il y en a. Il y en a dedans. Ça fait qu’il faut en parler, tu sais. Puis j’ai eu full de retours, puis même de parents. Juste les parents qui en parlent avec leur enfant, en tout cas, ça fait beaucoup partie de ma vie. Fait que si au moins je peux aider en en parlant, tant mieux, tu sais», termine-t-il.

Un moment fort touchant en compagnie de Fred, qui, espérons-le, saura aussi faire écho auprès des jeunes.