Guylaine Tanguay: «J’ai toujours eu peur de tout perdre»

Crédit: Serge Cloutier
  • Invitée à Sauve qui peut!, Guylaine Tanguay se confie sur sa relation à l’argent.
  • Elle explique avoir dû faire plusieurs sacrifices avant de vivre de sa musique.
  • Son conjoint Carl, aussi son gérant, a joué un rôle important dans sa carrière.
  • Elle souligne un équilibre entre prudence et ambition qui a mené à sa réussite.

Invitée à l’émission Sauve qui peut! animée par Pierre-Yves McSween, la chanteuse Guylaine Tanguay s’est confiée avec beaucoup de transparence sur sa relation avec l’argent et sur les débuts parfois difficiles de sa carrière musicale.

Elle explique qu’au commencement, elle et sa famille ont dû faire preuve de persévérance et de discipline financière pour réussir à vivre de la musique. Pendant plusieurs années, le chemin n’a pas été facile et a exigé de nombreux sacrifices. Son conjoint, qui agit aussi comme son gérant, a joué un rôle essentiel dans la gestion de leur carrière, faisant de leur projet artistique une véritable aventure familiale.

«Moi, c’était mon gagne-pain à moi, c’est ce qui nous a permis de faire vivre nos trois enfants, c’est le travail de mon mari aussi, qui est mon gérant, alors nous autres c’est vraiment une histoire de famille. Il fallait compter, il fallait s’en garder et au début on investissait. Le peu qu’on faisait, on l’investissait pour continuer parce que personne croyait en moi, donc personne voulait travailler avec moi (…) Je faisais l’épicerie à 3-4 places parce qu’il fallait que j’aille chercher les spéciaux (…) C’est vraiment une entreprise chez moi», explique Guylaine.

Aujourd’hui, elle souligne que son parcours s’est construit sur environ 10 à 12 ans de travail acharné avant de réellement s’établir dans l’industrie. Une histoire qui, selon elle, repose sur la patience, la foi en son projet et une forte détermination familiale.

Serge Cloutier

Le parfait équilibre

Durant son entretien, Guylaine Tanguay a également mis en lumière l’importance du travail d’équipe dans sa carrière, notamment avec son conjoint Carl, qui agit aussi comme son gérant. Elle explique que leur relation professionnelle et personnelle a joué un rôle déterminant dans son évolution artistique et dans la progression de ses projets musicaux.

«Carl, mon conjoint a beaucoup d’idées, mais moi je l’arrête un peu, parce que moi je suis très insécure au niveau financier. (…) J’ai toujours eu peur de tout perdre. (…) Il croit tellement plus en moi que moi-même et heureusement qu’on a eu cet équilibre-là. Parce que moi, des fois, je l’arrêtais un peu, mais un moment donné je me disais: Il faut que je le laisse faire, si on veut accéder à plus un peu et gagner bien un peu notre vie un jour», exprime Guylaine.

Un témoignage inspirant pour les jeunes artistes qui souhaitent poursuivre leurs rêves et espérer vivre de leur art. Il s’agit également d’un bel exemple de relation où les deux partenaires se soutiennent mutuellement et contribuent à faire grandir le potentiel de l’autre, en s’entraidant pour atteindre le meilleur de soi-même.

Serge Cloutier