Guylaine Tremblay: «Ça me brise le cœur»

Crédit: Serge Cloutier/Facebook Guylaine Tremblay
  • Invitée à QUB, Guylaine Tremblay a abordé la fête nationale et son rôle d’animatrice.
  • Elle est revenue sur une publication dénonçant des critiques sur son apparence.
  • Elle juge ces attaques inutiles et déplacées.
  • Elle invite à plus de respect envers les femmes.

Invitée à QUB, Guylaine Tremblay est revenue sur sa présence, pour une deuxième année consécutive, à titre de première femme animatrice du grand spectacle de la fête nationale à Montréal. Les animateurs ont également profité de l’occasion pour aborder une publication qu’elle avait partagée sur sa page Facebook plus tôt dans la semaine, où elle dénonçait les commentaires désobligeants sur son apparence, les détails sur cette publication sont ici.

Avec franchise, elle a tenu à préciser qu’elle avait voulu aborder le sujet avec une touche d’humour, sans nommer personne et sans chercher la confrontation.

«C’est de la colère qui ne nous appartient pas. Moi je dis toujours que nos faces, les faces des femmes en particulier, on est le punching bag de d’autres colères, mais tu sais, je voulais le faire de façon humoristique, je n’ai pas nommé les gens, je ne suis pas du tout dans un trip de vengeance.»

Elle a aussi souligné que ce type de jugement est, selon elle, un combat inutile dans une société où plusieurs enjeux beaucoup plus importants mériteraient l’attention collective.

«C’est un combat inutile. Il y a tellement de choses à régler dans notre société, l’itinérance, la violence conjugale (…) Pourquoi s’attarder sans arrêt sur le corps, l’âge, la face, les cheveux des femmes? Laissez-vous tranquille, ça donne rien, c’est inutile, vous gaspillez de l’énergie.»

Enfin, Guylaine Tremblay a insisté sur le fond de son message: «Ce que je voulais surtout dire là-dedans, c’est qu’il faut arrêter d’achaler les femmes avec ça.»

Guylaine Tremblay rappelle avec force et lucidité l’importance de déplacer le regard collectif vers des enjeux sociaux plus essentiels. Par son message, elle invite à plus de respect et de bienveillance, tout en dénonçant une pression encore bien présente autour de l’apparence des femmes.

Mario Beauregard

Des critiques surtout entre femmes

Avec émotion, elle a poursuivi sa réflexion en abordant plus largement la manière dont certaines critiques entre femmes peuvent être particulièrement douloureuses. Selon elle, ce type de comportement en dit souvent plus sur la personne qui les exprime que sur celle qui les reçoit.

Elle a confié que cette réalité la touche profondément et lui brise le cœur, surtout lorsqu’elle observe des femmes porter des jugements sévères sur d’autres femmes. Pour elle, ces paroles négatives révèlent souvent un manque d’amour-propre chez celles qui les formulent.

«C’est plus des femmes. Moi ça me brise le cœur, parce que ça me fait toujours: si une femme ressent le besoin de dire à une autre femme qu’elle est laide ou qu’elle est trop vieille ou qu’elle est moche, c’est parce qu’en dedans, il n’y a pas d’amour pour elle-même.(…)Je pense qu’il faut que chaque femme ait un peu plus d’amour pour elle-même»

Par cette réflexion, elle lance un appel à plus de bienveillance, autant envers soi-même qu’envers les autres. Un message qui met en lumière l’importance de cultiver l’estime de soi pour briser ce cycle de jugement et de dureté entre femmes.

Serge Cloutier

Guylaine Tremblay «défigurée»?

Rappelons que Guylaine Tremblay a récemment choisi de dénoncer certains commentaires désobligeants reçus sur son apparence, tout en prenant soin de ne pas dévoiler l’identité des personnes concernées. Pour accompagner sa publication, elle a partagé une photo d’elle au naturel, sans maquillage ni coiffure élaborée, dans un geste assumé et volontaire.

Avec cette image, elle souhaitait mettre en lumière la pression et les jugements encore bien présents autour de l’apparence des femmes, particulièrement lorsqu’il est question de l’âge et du vieillissement. Dans sa publication, elle a notamment rapporté un commentaire particulièrement dur et révélateur de cette réalité.

«65 ans, pas maquillée, pas coiffée, mais surtout défigurée…»

Par cette démarche, elle a voulu dénoncer la facilité avec laquelle certaines personnes commentent et critiquent le physique des femmes, souvent de manière gratuite et blessante. Son message visait surtout à encourager une prise de conscience collective et à rappeler l’importance du respect, peu importe l’apparence ou l’âge.

Facebook @Guylaine Tremblay
Facebook @Guylaine Tremblay