On a vu quelqu’un se faire tuer!
Cependant, parmi leurs anecdotes, l’une d’elles était nettement plus sombre: le duo affirme avoir été témoin d’un crime commis sous ses yeux: un meurtre.
«Nous, quand on habitait ensemble, on a été témoins d’un meurtre», lance Isabel Richer.
«Ouin, on a vu quelqu’un se faire tuer», confirme Christian.
«On s’en allait voir Richard Desjardins, qui commençait son premier show à La Licorne», met en contexte Christian.
«On était excités d’aller voir Richard Desjardins. On fait des pâtes ce soir-là (…) parce que j’ai baptisé la sauce du nom de la personne», poursuit-il avant de raconter ce qui s’est produit.

Le déroulement du crime et leur témoignage
«On était en train de préparer le souper. D’un coup, on entend quelqu’un dans la ruelle derrière chez nous crier: Non! Non! Non! (…) Puis là, on fait: Voyons, qu’est-ce qui se passe? Puis des coups de feu… On entend des coups de feu. Et là, on sort dehors et là, on voit un gars courir dans la ruelle. C’était l’hiver. Il y a un gars qui lui court après et qui tire dessus. Puis là, on fait: Bien voyons donc! On ne comprend pas ce qui se passe. On pense que c’est un gag parce que… le son d’un gun dans la vraie vie, ça n’a rien à voir avec les sons qu’on entend à la télé ou dans les films (…) Et là, le meurtrier cagoulé, qu’on n’a jamais pu identifier, lui, part à courir dans l’autre sens une fois qu’il a gunné l’autre. Puis là, on voit l’autre gars qui s’est fait tirer, puis là, on se demande qu’est-ce qui se passe», témoigne Bégin.
«Puis, il n’était pas mort (…) on n’est pas allé parce que tu ne sais pas, le gars cagoulé, où est-ce qu’il est», explique Isabel.
«Tu ne sais même pas s’il nous a vus le voir», lance Christian alors que son amie mentionne que le gars qui vient de se faire tirer peut, lui aussi, être armé.
«Tout ça a fait qu’on a appelé le 911», ajoute-t-elle.

Conclusion
Ils ont ensuite raconté que l’homme est décédé plus tard, alors qu’il tentait de monter les escaliers de sa demeure, qu’il n’a malheureusement jamais réussi à atteindre.
«On a vu le sang, même, dans la neige tomber, puis, c’est là qu’on a appelé la police (…)», précise Christian, suivi d’Isabel, qui affirme que TQS était dans leur salon à peine 15 secondes plus tard.
De plus, ils racontent que lorsque la police est entrée dans la maison, ils étaient une vingtaine, armés, et qu’ils ont dû leur expliquer que ce n’était pas eux: tout s’était produit dans la ruelle.
Une histoire qui a d’ailleurs donné toute une frousse à la maman de Christian: le lendemain, dans le Journal de Montréal, on a publié l’adresse où le meurtre s’était produit, soit celle de Christian et d’Isabel. Sa mère, qui ne connaissait pas l’histoire, a paniqué, croyant qu’elle venait d’apprendre le meurtre de son fils ou d’Isabel en lisant les nouvelles.
On comprend pourquoi elle a réagi ainsi… Quelle histoire!
Des années après cet épisode marquant, on peut au moins se réjouir qu’il ne soit rien arrivé à Christian et Isabel, car l’histoire aurait pu se terminer tout autrement.