Julie Drolet se confie sur son cancer et sur ce qui la «terrorise»

Crédit: Facebook @Julie Drolet/Ici première

Julie Drolet était récemment de passage à l’émission Tout peut arriver, au micro de Marie-Louise Arsenault, afin d’aborder notamment son retour à l’antenne après sa bataille contre le cancer. Une étape majeure dans son parcours, ce retour était attendu avec beaucoup d’émotion. À la fois marquant, bouleversant et chargé de sens, il représente un moment important qui donne aussi le vertige.

J’avais très peur de décevoir

À l’émission, l’animatrice est revenue sur une phrase que Julie avait écrite sur sa page Facebook en marge de son retour en ondes. En s’adressant à sa communauté, cette dernière y confiait sa nervosité, tout en admettant qu’elle ne voulait surtout pas décevoir.

Marie-Louise lui a alors demandé pourquoi cette peur l’habitait.

Émotions et grand soutient

«Personne ne veut décevoir», a-t-elle répondu, suivie de l’animatrice, qui a renchéri en lui demandant pourquoi elle croyait qu’elle allait décevoir.

«Parce que les traitements ont vraiment été lourds et ils portent un préjudice après. On ne revient pas complètement dans son intégrité, alors je sais que physiquement, ça a changé. Je sais que mentalement, ç’a changé. J’avais très peur d’être émotive aussi, j’avais peur de pleurer en ondes, ce n’est pas une blague. J’avais peur de pleurer quand j’allais ouvrir (…) quand j’allais dire les premiers mots, parce que la dernière fois que j’avais animé, je savais que j’allais rencontrer un médecin dans la fin de l’après-midi pour avoir un diagnostic. Je savais que j’avais quelque chose, je ne savais pas quoi, je ne savais pas jusqu’à quel point c’était grave, alors j’étais comme encore connectée à cette dernière émission-là et j’avais peur que l’émotion que j’ai refoulée pendant un an et demi sorte d’une part. D’autre part, il y a tellement de gens qui m’ont accompagnée, moi, j’ai été le contraire de quelqu’un de seul, vraiment, j’ai été hyper entourée, mais beaucoup grâce aux réseaux sociaux. Beaucoup de gens qui m’ont envoyé des témoignages, c’est par milliers, on n’est plus dans les centaines (…) c’est vraiment incroyable. J’ai senti de la solidarité, j’ai senti de l’affection, j’ai senti vraiment cette espèce d’immense famille élargie qu’on peut être au Québec et bien, j’avais peur de décevoir tout le monde parce que je savais que tout le monde espérait que je revienne puis que ça soit bien puis que ça ne paraisse pas que j’ai été malade puis que j’ai vécu tout ça et je voulais être à la hauteur de leurs attentes, alors j’avais très peur de décevoir», explique-t-elle.

Les impacts de la chimio

Finalement, tout s’est bien passé, même si elle n’a presque pas dormi la veille, préoccupée à lire sur les impacts à long terme que la chimiothérapie peut avoir sur le corps et le mental.

«Des impacts cognitifs, ça a des impacts sur une fatigue mentale (…) je le vois là, si j’ai plusieurs conversations dans une journée (…) quand ça fait plusieurs conversations, je deviens fatiguée, je deviens même mentalement fatiguée, je me mets à chercher mes mots (…) alors ça, ça me terrorise, je ne veux pas que ça m’arrive en ondes, donc j’essaie de trouver cette espèce d’équilibre entre une journée de travail, une performance en ondes, mais en même temps être capable de me ménager, justement pour que le meilleur de moi-même soit en ondes», témoigne la journaliste adorée.

Facebook @Julie Drolet

Nos sincères souhaits

Nous souhaitons à Julie un retour des plus doux et sereins, à la hauteur de tout le courage dont elle a fait preuve au cours des derniers mois. La voir reprendre graduellement sa place est une nouvelle profondément touchante, et surtout très réjouissante. Nous sommes heureux de savoir qu’elle est de retour, portée par sa force, sa résilience et toute l’affection du public.

Nous lui souhaitons de poursuivre ce chemin à son rythme, dans la bienveillance et la douceur. Par-dessus tout, nous lui souhaitons une santé solide, apaisante et lumineuse, ainsi qu’une foule de beaux moments pour la suite de ce nouveau chapitre.

Julie Drolet/Capture Radio-Canada Info