L’apparence des journalistes en ondes
Au début de l’épisode, Julie Drolet a été questionnée sur le fait de savoir si elle conserverait ses cheveux tels qu’ils sont maintenant, courts, frisés et poivre et sel, résultat de ses traitements. Elle raconte avoir demandé à son patron s’il serait ouvert à ce qu’elle garde cette nouvelle couleur, ce à quoi il a répondu favorablement.
Ce passage a toutefois sidéré les personnalités en studio, qui estiment qu’un employeur n’a pas d’ordre à donner sur le sujet. De son côté, Julie précise qu’au sein de leur milieu, l’apparence demeure importante, puisqu’ils représentent leur employeur et l’image de marque de Radio-Canada. Elle a aussi posé la question pour savoir où on en est rendu en 2025.
«Il m’a même offert… il dit: Regarde, va devant une caméra, va faire des tests en ondes, habille-toi avec ton kit de télé, ton linge sérieux (…) fais-toi maquiller, tout ça, puis va voir: est-ce que toi, tu es prête à te voir comme ça et à projeter ton image publique comme ça?», témoigne celle qui est toujours en réflexion face à ce sujet.
Des nouvelles positives et un possible retour au travail
Là, je suis dans un nouvel élan.
Un peu plus tard, comme le laissait présager le passage sur ses cheveux, Julie s’est ouverte sur un possible retour au travail. Elle a confié avoir traversé un été particulièrement éprouvant, après qu’un deuxième cancer eut été détecté, un cancer qui résistait à tous les traitements. Heureusement, les derniers tests sanguins ont révélé une nouvelle porteuse d’espoir: 0 % de cellules cancéreuses dans son sang.
«L’épée de Damoclès, elle est encore là, mais elle ne touche plus le fond de ma tête (…) Là, je suis dans un nouvel élan. C’est pour ça que maintenant, je peux commencer à me dire: Bon, parfait, avant qu’on m’annonce une autre mauvaise nouvelle, bien peut-être que j’ai le temps de revenir au travail, puis de reprendre un peu ma vie d’avant, ma vie normale, ma vie de travailleuse», lance-t-elle.
Un moment difficile, aggravé par une situation médiatique lourde
Il fallait en plus que je me défende, que je n’avais pas été arrêtée par les policiers…
Questionnée sur sa relation avec les médias qui ont abordé sa situation, Julie a expliqué avoir choisi de donner elle-même de ses nouvelles publiquement afin de garder le contrôle sur le message.
L’animatrice a ensuite affirmé que ne rien dire, c’est ouvrir la porte à une foule de scénarios.
«Vous savez, il y a eu des fausses nouvelles, il y en a beaucoup, faites avec des espèces de deep fake (…) Moi, pendant ce temps-là, pendant que je suis partie en congé, parallèlement à ça, il y a eu plein de deep fake utilisant mon image, disant que: Julie Drolet s’est mise dans l’embarras, avec des photos où j’étais, soi-disant, arrêtée par des policiers. Et là, j’avais plein de gens du public qui m’écrivaient en me disant: Madame Drolet, mais qu’est-ce que vous avez fait? Mais qu’est-ce que vous avez dit? Puis: Je ne peux pas croire. Alors vous comprenez, moi qui étais en congé de maladie, qui étais en train d’assimiler un diagnostic vraiment difficile à apprendre, il fallait en plus que je me défende, que je n’avais pas été arrêtée par les policiers», explique Julie, visiblement découragée.
Une situation qui illustre parfaitement le combat dont parle Marie-Claude Barrette dans son documentaire: Marie contre Goliath.
«Mais c’est terrible… C’est quand les gens reviennent à la charge et qu’à chaque fois, on doit expliquer… C’est pour ça qu’à un moment, je me suis dit: Effectivement, c’est peut-être le temps de dire… de donner l’heure juste. L’heure juste: Je n’ai aucun problème avec mon employeur, ni avec la police. (rires) Je ne suis pas en prison, je suis juste malade et en traitement», conclut la journaliste.
Nous souhaitons à Julie un retour au travail tout en douceur, à son rythme, si tel est son désir, et lui envoyons une grande dose d’amour.