La fin d’un chapitre émotif: Guillaume Pineault face à un «deuil»

Crédit: Serge Cloutier

Je me suis laissé envahir par toutes les émotions…

Le 7 février 2026 marquait la toute dernière représentation de Vulnérable, le deuxième one-man-show de Guillaume Pineault.

Deux semaines après avoir tiré sa révérence, l’humoriste a pris le temps de partager ses émotions sur les réseaux sociaux pour revenir sur cette tournée marquante de deux ans. Et une chose est claire, ce n’est pas qu’une simple fin de spectacle. C’est un véritable deuil. 

Dans sa publication, Guillaume Pineault explique avoir attendu avant d’écrire, cherchant les mots justes pour décrire ce qu’il ressentait. 

Il confie avoir traversé toute une gamme d’émotions depuis la dernière représentation, d’autant plus qu’il ne réalisait pas, à ce moment-là, que c’était la fin.

Un spectacle personnel

Avec Vulnérable, l’humoriste avait fait un pari audacieux: s’ouvrir à 100 % sur scène. Il y parlait de son anxiété et de sa peur de la solitude, des thèmes intimes qui ont touché le public partout au Québec.

C’est à la 213e, et dernière, représentation que tout l’a frappé. En prononçant ses ultimes répliques, il a soudain compris qu’il les disait pour la toute dernière fois.

Les lumières se sont éteintes, puis rallumées. Et Guillaume est remonté sur scène en larmes, porté par une ovation debout et une salle entière suspendue à son émotion, comme un au revoir inoubliable et marquant.

Un moment touchant qu’il n’est pas près d’oublier…

Serge Cloutier

Son témoignage

«J’ai attendu 2 semaines avant de faire cette publication. Je crois que je cherchais les bons mots, mais la réalité c’est que j’aurai beau attendre, j’trouverai possiblement jamais les mots parfaits pour décrire à quel point j’ai aimé la tournée de «Vulnérable». Depuis la dernière représentation, le 7 février, je me suis laissé envahir par toute la gamme des émotions qui se sont présentées à moi. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été ému, angoissé, empreint de fierté, de craintes, et envahit d’un certain sentiment de vide. Je réalise que c’est pratiquement un deuil. «Vulnérable», c’est un spectacle où j’ai décidé de m’ouvrir sur mon anxiété et ma peur de la solitude. C’est la première fois que j’acceptais d’être moi-même à 100% sur scène. Ç’a été un show exutoire ou j’ai constaté que parfois le temps fait réellement bien les choses. Ce fut un 2 ans à passer 2-3 soirs semaines sur la route avec mon équipe (la famille), rencontrer les publics aux 4 coins de la province, rire, faire rire, échanger, discuter et soudainement, POW, fin. Je le savais, mais je ne le réalisais pas… Pendant pratiquement les 20 derniers shows, on me le répétait: «Guillaume, te rends-tu compte, la fin de ton 2e one man show approche?» Machinalement, je répondais: «Ouais ouais, je sais!»
«Comment tu te sens par rapport à ça?», «Ça va!». Et puis, à la 213ème et dernière représentation, lors de la finale du spectacle, ça m’est rentré dedans comme un truck. «Je t’aime, merci de m’avoir écouté ce soir, c’était un bonheur». Les lumières ferment, la toune de fin part… j’peux pas croire que c’est là! J’viens de me rendre compte que je disais ces lignes-là pour la dernière fois. Les lumières rallument, je reviens sur scène en braillant, les gens sont fins, ils se lèvent et applaudissent encore plus fort. Ça pas de sens comment je suis chanceux! WHAT A RIDE! Sincèrement, je n’aurais jamais pensé qu’une fin de tournée me rendrait autant nostalgique. Merci à tous les gens qui ont été impliqués de près ou de loin dans la création de ce spectacle. Mais surtout, un énorme merci à tous ceux et celles qui sont venus le voir. Je vous aime. Guillaume -x-», témoigne l’humoriste avec émotions.

Une relation marquante avec Jey Fournier

Impossible d’évoquer cette tournée sans parler de Jey Fournier, sa première partie. Bien plus qu’un simple collègue, il le décrit comme un ami, un partenaire, presque un frère.

Ensemble, ils ont tout vécu: des sous-sols d’église aux grandes salles, du Théâtre Albert-Rousseau jusqu’au Casino, en passant par des soirs de doute et des soirées magiques.

Aujourd’hui, la séparation a un goût doux-amer. Si Jey ne sera pas de la prochaine tournée, c’est pour une raison aussi excitante que légitime: il part à son tour en spectacle.

Et au fond, ce n’est pas vraiment une fin. C’est un nouveau départ pour deux humoristes qui se sont aidés à grandir, chacun prenant maintenant son envol.

La suite?

Malgré toute l’émotion entourant la fin de Vulnérable, Guillaume Pineault regarde déjà vers l’avant: un troisième spectacle est officiellement en préparation. Et il réserve une belle surprise à ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ce deuxième opus sur scène: il promet de le rendre disponible gratuitement très bientôt.

Une page se tourne, certes, mais l’histoire est loin d’être terminée. Avec la sensibilité et l’authenticité qu’on lui connaît, nul doute que la suite saura toucher le public tout autant.

Félicitations à Guillaume pour ce projet marquant, et tout le succès du monde pour la prochaine aventure, qui s’annonce, sans surprise, tout aussi mémorable.