La période Rock &roll de Sophie Thibault: «Je me cherchais beaucoup»

Crédit: Capture Télé-Québec

Hey boy, je suis partie sur une mauvaise pente.

Sophie Thibault était de passage à l’émission Pour une fois, où elle a eu droit à quatre tête-à-tête avec des personnalités connues venues l’interroger sur différentes facettes de sa vie. Un concept intime qui permet de découvrir l’invitée autrement, loin du cadre habituel des entrevues traditionnelles.

Rappelons que la journaliste du bulletin de 22 h a choisi de prendre sa retraite il y a quelque temps afin de se consacrer davantage à sa deuxième passion: la photographie. Une décision marquante qui a laissé un grand vide dans le milieu journalistique, tant elle était appréciée et respectée pour son professionnalisme et sa rigueur.

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Cette présence à Pour une fois nous a permis d’entrer dans son univers, le temps d’une émission à Télé-Québec, et de redécouvrir la femme derrière la journaliste.

Des confidences surprenantes entre Janette et Sophie

C’était l’heure d’un moment avec l’iconique Janette Bertrand. Un échange savoureux qui nous a permis d’en apprendre un peu plus sur un côté plus passé… et légèrement plus olé olé de Sophie.

Des confidences livrées à la demande de Janette, qui connaît Sophie depuis son jeune âge. Elle lui a d’ailleurs demandé si évoluer dans un cadre aussi sérieux avait été difficile, sachant que dans la vingtaine, la cheffe d’antenne se «lâchait lousse», comme le souligne Mme Bertrand avec son franc-parler habituel.

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«J’ai eu une période où je me lâchais pas mal. Je ne vais pas rentrer dans ces détails, disons, j’ai eu un début de vingtaine rock & roll, où je me cherchais beaucoup et où je faisais beaucoup d’expériences. Mais mes parents étaient très corrects là-dedans (…) Ils m’aidaient aussi beaucoup. Je me rappelle, papa m’écrivait des lettres de 15 pages. Oui, oui, parce qu’on communiquait beaucoup par l’écrit chez nous. Alors, il m’écrivait des lettres (…) Alors je lisais ça, puis je la balançais. Je n’écoutais pas… Je faisais comme à peu près tous les gens d’ados qui ont une vie à vivre. Mais ce n’est pas drôle, là. Écoute, je m’habillais à l’Armée du Salut, je ramassais des… tu le sais, maman a dû te raconter, elle devait être au désespoir. Je ramassais des vieux divans qu’on rapiéçait, qu’on remontait au troisième étage de notre logement plein de punaises, de rue Barclay. Ça a été… c’est ça, j’ai appris», confiait Sophie.

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Une période du passée

«Mais comment t’en es sortie?», a voulu savoir, par la suite, Janette.

«Un moment donné, je me rappelle, je m’étais dit dans un party de Noël, je regardais mon entourage, je me disais: Hey boy, je suis partie sur une mauvaise pente. Puis il y a peut-être quelque chose qui a allumé dans les mois qui ont suivi (…)», répondait la photographe.

«Sophie?»

«Oui, Janette?»

«As-tu déjà pris de la drogue?», demande une Janette espiègle.

«Je vais consulter mon avocat.»

«Dis ça à ta ma tante, elle ne le dira pas à personne», renchérissait Janette, qui considère Sophie comme sa famille.

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«Bien, dans la jeunesse (…) Je vais faire la technique du miroir. Et toi Janette?», demande l’ancienne cheffe d’antenne à son interlocutrice centenaire.

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«Comment il s’appelle, ton avocat?», répond Janette, laissant supposer qu’elle aussi a peut-être testé certaines choses.

Êtes-vous surpris de découvrir ce côté plus audacieux de Sophie?

Un moment franchement divertissant entre ces deux grandes dames, rempli d’humour, de complicité et de spontanéité!