«Le déclencheur»: Guillaume Lemay-Thivierge blâme Lagacé
Tu es le déclencheur de ce que j’ai vécu de plus difficile dans toute mon existence.
Dès les premières minutes, alors que Patrick Lagacé demandait à son invité comment il allait, Guillaume Lemay-Thivierge lui a répondu qu’il allait très bien, mais qu’il irait encore mieux dans une minute et s’est levé pour aller rejoindre l’animateur derrière son micro.
Alors que Patrick Lagacé affichait un air d’incompréhension, il a prévenu son invité que les auditeurs ne pourraient pas l’entendre. Guillaume Lemay-Thivierge a aussitôt répondu que c’était «correct», avant de lui tendre la main pour la serrer. Puis, dans la foulée, il a lancé une phrase qui n’a pas laissé indifférent.
«(…) Je veux juste te dire que je te pardonne», déclare-t-il, tandis que Patrick Lagacé laisse échapper un rire jaune, visiblement surpris, lui demandant de s’assoir devant son propre micro et de lui expliquer pourquoi il le pardonnait.

Patrick Lagacé pointé du doigt par son invité
«(…) C’est que tu es le déclencheur de ce que j’ai vécu de plus difficile dans toute mon existence (…) au niveau de ma carrière, parce que l’article que tu as sorti dans La Presse avec Hugo Dumas, expliquant que je risquais de perdre mon travail parce que je n’étais pas vacciné (…) j’ai perdu presque tous mes contrats, j’ai presque perdu ma femme, j’ai failli perdre ma propre vie (…)», affirme-t-il, demandant à l’animateur comment il avait vu la situation et pourquoi il avait écrit cet article à la base.
Restaurant et passeport vaccinal: une version contestée, un débat relancé
«Moi, je le vois autrement. Moi, je ne suis pas rentré dans un restaurant pour demander un traitement de faveur, c’est-à-dire: être servi alors que je n’avais pas mon passeport vaccinal», réitère-t-il.
Guillaume a nié les faits, soutenant que ce n’est pas ce qui se serait produit. Patrick Lagacé a alors précisé qu’il tenait à ce que les faits soient clairement établis, avant de relancer son invité avec cette question: «Le problème, c’est-tu la personne qui le rapporte ou la personne qui a demandé le traitement de faveur?»
«Il y a des conséquences qui viennent avec nos actions. (…) que toi tu aies choisi de ne pas être vacciné, c’est une chose. Il y a plein d’autres artistes, en passant, dont on savait qu’ils n’étaient pas vaccinés, puis on en a pas parlé. Pourquoi? Parce qu’il n’y avait pas de problème», affirme Lagacé.
Chercher un fautif et régler un… conflit?
«J’ai besoin de comprendre: mais qu’est-ce que je t’avais fait», insiste Guillaume, tandis que le journaliste réplique qu’il ne lui a rien fait et qu’il n’a rien contre lui.
«Mais pourquoi, d’abord, tu m’as attaqué comme ça? C’était nécessaire à quel point…», questionne Lemay-Thivierge.
«Guillaume, tu as été l’artisan de tes propres malheurs», renchérit l’animateur, tandis que Guillaume le met ensuite en garde.
«(…) Je te dis juste de faire attention de ne pas le refaire à d’autres mondes, ce n’est pas tout le monde qui pourrait passer à travers (…) Un micro, Patrick, c’est une arme, il faut que tu saches l’utiliser», avertit celui qui, dans une entrevue, a comparé le monde des médias à «une petite mafia».
«Être un personnage public c’est une responsabilité, il y a des choses que tu ne peux pas faire, contrairement à quand tu es un personnage privé», tente d’expliquer Patrick.
«Moi, je ne t’aurais jamais fait ce que tu m’as fait», déclare Guillaume, ajoutant qu’il croit que Patrick Lagacé a écrit l’article par devoir intérieur, et probablement dans l’idée… d’aider quelqu’un.
Le travail d’un journaliste: les coulisses d’un article
«Quand on fait un papier comme ça, qui va avoir un impact sur la vie des gens, puis, ce n’était pas la première fois, bien sûr qu’on y pense (…) on n’est pas des psychopathes. À la fin, ce qu’on pense, c’est: C’est-tu d’intérêt public? Puis, des fois, après avoir enquêté des jours, des semaines, des mois, on se dit: Sais-tu quoi? Ce n’est pas d’intérêt public… Puis, dans ton cas, à ce moment-là, on a jugé que oui», explique-t-il, tandis que Guillaume réitère ensuite qu’il tenait à lui dire, en pleine face, qu’il lui pardonnait.
Guillaume revient à la charge… avec son pardon
«Je n’avais pas besoin de ton pardon», met les choses au clair, Patrick.
Visiblement désireux de savoir si l’homme au cœur de plusieurs controverses reconnaissait une part de responsabilité dans ce qui s’est produit jusqu’à maintenant, le journaliste lui a demandé quelle était la sienne.
«Ma part de responsabilité, c’est d’avoir été trop… spontané et de ne pas avoir réfléchi plus longuement aux conséquences qui pourraient découler du fait que j’agissais de façon… impulsive et spontanée (…)», répond Guillaume, affirmant que, selon lui, sa faute aurait été de ne pas avoir usé de stratégie, comme quelqu’un qui évolue dans les médias depuis longtemps.
Au final, il est vite devenu évident que l’animateur et son invité ne poursuivaient pas le même objectif. L’entrevue, qui s’est étirée sur plus de 15 minutes et le sujet annoncé, son nouveau projet, n’a réellement occupé le devant de la scène que le temps de quelques minutes à peine, étant rattrapé par des tensions liées au passé.