Le revenu annuel de Catherine Fournier dévoilé: Elle s’explique
Sophie a souhaité aborder la relation que Catherine entretient avec l’argent, notamment à la lumière d’une décision marquante qu’elle a prise concernant son salaire, une décision que peu de gens auraient probablement osé prendre.
L’animatrice a affirmé que son invitée est probablement la seule personne qu’elle connaisse à avoir demandé une réduction de salaire, ce à quoi Catherine a répondu, en riant, que son conjoint avait lui aussi été surpris.
Les explications derrière cette décision
«Mon mari, je l’ai rencontré, ça faisait un petit peu moins d’un an que j’étais mairesse, puis (…) il m’a dit: Ah oui, la chose dont je me rappelle, de ce que tu as fait jusqu’à maintenant comme mairesse, c’était de diminuer ton salaire. Puis, il dit: Va falloir que tu m’expliques ça, parce que je ne comprends pas trop», raconte-t-elle, en affirmant qu’aujourd’hui, il comprend mieux sa démarche: elle se dit très, très à l’aise avec sa décision, convaincue que c’était la bonne.
«Mais il faut le dire quand même, j’ai diminué mon salaire de 65 000$ par année, donc sur un mandat, c’est quand même, au bas mot, 250 000$ auxquels j’avais droit, parce que c’était lié à des fonctions que j’occupais. En fait, j’ai diminué le salaire de mairesse de Longueuil, donc de façon quand même très, très importante, parce que ce qui arrivait, et pourquoi la mairesse de Longueuil était aussi rémunérée, c’est parce qu’on siège sur plusieurs comités, plusieurs instances, puis nécessairement, c’est des responsabilités qui s’additionnent, donc c’est pour ça que la rémunération est en conséquence du nombre de responsabilités (…)», explique Catherine, en soulignant que plusieurs responsabilités s’ajoutent à son horaire déjà bien rempli de mairesse.
«J’ai choisi de jouer vraiment sur le salaire de mairesse de Longueuil, puis de le diminuer à ce moment-là pour avoir un salaire qui soit plus équivalent, notamment au maire de Laval. Mais en même temps, la réalité, c’est que j’ai quand même plus de responsabilités, parce que je siège à plus d’instances, mais je suis très confortable avec ça», ajoute-t-elle.
Ses dettes et une campagne coûteuse
Sophie a alors exprimé son incompréhension, en rappelant que lors de sa première campagne, Catherine avait quitté son emploi, s’était retrouvée avec des dettes et avait dû emprunter 50 000$ à ses parents. Elle souligne aussi qu’aujourd’hui, Catherine gagne environ 180 000$ par année.
Catherine a alors réitéré qu’elle juge la situation adéquate et qu’elle se porte très bien.
«Mais oui, j’ai fait des sacrifices financiers en me lançant en politique. J’avais un prêt à la caisse, puis mes parents, je pense qu’ils m’avaient prêté à peu près 20 000$, puis la balance, c’était à la caisse (…)», confie-t-elle, en ajoutant qu’elle avait un loyer à payer, que sa campagne lui avait coûté vraiment cher et qu’en plus, elle devait continuer à assumer ses factures.
Une autre décision surprenante
«Moi, quand j’ai été élue députée, le salaire: 80 000$ par année, de base, ce qui était quand même très, très bien. Mais je veux dire, ça m’a pris plus d’un an à rembourser quand même mes dettes, même à peu près deux ans, puis j’ai vraiment consacré beaucoup là-dessus. Puis ensuite, quand j’ai décidé de me lancer à la mairie (…), je ne voulais pas avoir de rémunération de salaire de députée, parce que, tu sais, j’étais encore députée à l’Assemblée nationale à ce moment-là. Donc, j’ai demandé à l’Assemblée nationale de cesser de me payer pendant la campagne électorale», conclut-elle.
Dans cette entrevue, Catherine réaffirme son désir d’égalité et ses valeurs liées à l’argent et au travail, en rappelant les choix étonnants, et assumés, qu’elle a faits concernant ses revenus.
Et vous, auriez-vous fait les mêmes choix à sa place?