Léane Labrèche-Dor aurait souhaité que sa mère voie son fils
Je voudrais juste lui montrer mon gars.
Alexandre l’a ensuite plongée dans une mise en situation: si elle pouvait faire revenir sa mère, mais seulement pour 30 minutes, qu’est-ce qu’elle lui dirait? Et surtout, qu’est-ce qu’elle ferait avec elle, le temps d’une demi-heure?
Un moment profondément touchant, où Léane s’est laissée gagner par l’émotion et a fait preuve d’une grande vulnérabilité.

La question et une magnifique réponse
«En vieillissant, à 37 ans, tu as une famille, tu as un conjoint, tu as un enfant… Il y a-tu une affaire, sans changer le cours de la vie, mais si tu pouvais la ramener l’espace d’une demi-heure, il y a-tu une affaire que tu voudrais lui dire? Il y a-tu une chose que tu voudrais absolument aborder avec elle, qu’elle te dise», demande-t-il.
«Bien, c’est sûr que là, au moment où on se parle, dans ma vie, c’est sûr que je voudrais juste lui montrer mon gars. Non, je ne peux pas pleurer, je suis-tu au podcast de Marie-Claude Barrette? Non, mais c’est sûr que je voudrais lui montrer mon enfant, c’est sûr que c’est ça, tu sais… Puis je ne peux pas la ramener juste une demi-heure, tu sais, je lui parlerais à tous les jours», répond-elle, sur le point de laisser couler quelques larmes.

Une phrase marquante
«Bien, ça serait juste l’enfant, ça serait juste ça, parce que je la vois dans cet enfant-là, tu sais. Ce que quelqu’un m’avait dit quand elle est morte et que j’étais comme: Ah, elle ne verra jamais mes enfants, si j’ai la chance d’avoir des enfants… Puis quelqu’un m’a dit: Bien, toi, tu vas la voir dans tes enfants, donc ça, c’est quand même beau», raconte Léane.
«C’est une des plus belles choses que j’ai entendues de ma vie», affirme Alexandre.
«J’essaie de le dire sans pouffer de pleurs, mais ouin, ça serait juste ça, puis le reste, on s’en fout, au final (…) Je ne voudrais pas lui montrer, genre… Il y a peut-être deux, trois morceaux de linge qu’elle aimerait voir (…) Ça serait juste la beauté de faire: Hey, regarde, j’ai réussi à faire ça. Puis c’est sûr que, mettons, si elle était juste là une demi-heure, je dirais à mon frère: Viens-t’en! Il faudrait qu’il soit là, tu sais», conclut-elle.

Un échange qui résonnera
Une magnifique séquence, à la fois simple et bouleversante, qui risque de toucher droit au cœur tous ceux qui se reconnaissent dans cette réalité.
Parce qu’au-delà des mots, il y a ce manque qu’on traîne longtemps, et cette envie, parfois, d’avoir «juste 30 minutes» de plus. Léane se livre avec une grande sensibilité, sans filtre, et sa vulnérabilité rend le moment encore plus vrai.
On sent l’amour, la nostalgie, mais aussi cette douce idée que la personne qu’on a perdue continue de vivre autrement, dans un geste, un regard, un enfant. Un échange sincère qui résonnera auprès de quiconque a vécu la perte d’un être cher.