Loin de sa famille, Magalie Lépine-Blondeau raconte une réalité déchirante
J’ai l’impression d’échapper à ces moments précieux-là
Magalie Lépine-Blondeau connaît présentement beaucoup de succès dans sa carrière et perce, d’ailleurs, de plus en plus le marché international. Elle tient même un rôle principal dans un tout nouveau film français, L’âme idéale, une étape marquante dans son parcours.
La comédienne était ainsi de passage à l’émission Sucré givré, où elle s’est ouverte avec beaucoup de franchise sur différentes sphères de sa vie, autant personnelle que professionnelle.
Magalie s’est d’abord ouverte sur un sujet plus délicat: l’image qu’elle projette souvent auprès des autres, une perception qu’elle attribue en grande partie à sa gêne. Elle a expliqué que cette réserve peut parfois donner l’impression qu’elle est plus distante ou froide.
La comédienne mène une carrière à l’international et possède un pied-à-terre à Paris, une réalité qui l’éloigne forcément de sa famille.
Un choix, parfois déchirant!
«J’ai toujours rêvé de faire carrière en France. Ça serait mon rêve d’être producteur un jour là-bas. Et je serais incapable de m’éloigner de ma famille, de mes parents qui vieillissent. Est-ce que, toi, ça fait partie de tes réflexions de te dire: Je ne serai pas là. Comment je vais vivre cet éloignement-là dans les prochains mois peut-être?», lui demandait l’animateur.
«Juste que tu nommes ça, puis j’ai envie de pleurer (…) Je trouve ça extraordinaire de vivre ça dans la quarantaine. Parce que dans la vingtaine, je pense que je ne l’aurais pas apprécié de la même manière, mais surtout, je n’étais pas la même personne. Mais c’est super ingrat de vivre cet éloignement-là à un âge où il y a les deux pôles, c’est-à-dire que mes parents, ma famille vieillit évidemment, puis ma soeur, en contrepartie, a un bébé. Puis j’ai l’impression d’échapper à ces moments précieux-là», répondait-elle avec vulnérabilité.
«Qu’est-ce qui te vient te chercher à ce point-là?», ajoutait Dion.
«C’est le temps qui passe, en fait. J’ai l’impression que maintenant, où que j’aille, je laisse une partie de mon cœur derrière. La contrepartie positive, c’est qu’où que j’aille, je retrouve une partie de mon cœur aussi. C’est dur d’être la personne qu’on voudrait être et pour soi et pour les autres. Parfois, il faut accepter que ça ne se conjugue pas, mais ouf, c’est dur», terminait Magalie, avec émotion.

Rappelons qu’elle a aussi une sœur, Eugénie Lépine-Blondeau, bien connue dans le milieu artistique, qui est désormais maman d’un enfant, ce qui fait de Magalie une tante. Elle est également loin de son papa, atteint de la maladie de Parkinson, comme elle l’a déjà confié par le passé.
Un moment particulièrement touchant en compagnie de la comédienne.