Lou-Adriane Cassidy se confie sur l’abandon de son père

Crédit: Capture TVA/Serge Cloutier

Je me suis rendu compte que ça guérissait aussi une honte

Lou-Adriane Cassidy est de plus en plus sous les projecteurs du milieu artistique québécois, et le public apprend peu à peu à la découvrir pour son talent exceptionnel. Récemment, l’artiste se trouvait sur le plateau de Ça finit bien la semaine.

Lors de ce passage à l’émission de fin de semaine, la jeune femme — qui a raflé plusieurs Félix lors du dernier Gala de l’ADISQ — s’est confiée avec sincérité sur sa carrière florissante, mais aussi sur un aspect beaucoup plus personnel de sa vie, un sujet qu’elle aborde rarement en entrevue.

C’est d’ailleurs lors de cette présence qu’elle s’est confiée avec beaucoup de vulnérabilité sur l’abandon de son père, survenu à l’adolescence. Une blessure marquante de sa vie, qu’elle a d’ailleurs transposée en musique à travers sa chanson Dis-moi dis-moi dis-moi, qui en reflète toute la douleur et la sensibilité.

Ces confidences ont été livrées à la demande de Julie Bélanger, qui souhaitait savoir si le fait de chanter et de mettre des mots sur cette épreuve avait eu, pour elle, un effet libérateur, voire exorcisant, face à cette douleur profondément ancrée.

«Oui, ça m’a fait du bien, puis je ne l’ai pas écrite du tout pour ça, parce que je pense qu’il croyait pas vraiment à ce pouvoir-là, exorcisant. C’est absurde de dire ça, puis d’être artiste, mais je pense que je ne voyais pas la création comme ça, comme quelque chose qui peut m’aider moi-même à traverser des trucs. C’était comme presque un outil de création, juste une façon d’aborder un thème avec quelque chose que j’ai vécu. Je ne sais pas. Puis je me suis rendu compte, c’est ça, à force d’en parler, à force de la chanter, à force de l’exposer dans le fond, je me suis rendu compte que ça guérissait aussi une honte que j’avais moi-même par rapport à ça, je pense. Parce que, qu’on le veuille ou non, je sais pas, je pense que c’est le genre d’évènement où tu peux te demander si… peut-être ce que t’as fait», lançait avec vulnérabilité Lou-Adrianne.

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«Tu te sentais responsable?», demandait, l’animateur, Jean-Michel Anctil.

«Peut-être, ouais, mais je pense que c’est plus compliqué que ça, mais… ouais, il vient une honte. Je ne sais pas, j’ai pas d’autres mots, d’avoir subi ça. Puis d’en parler puis de me réapproprier, ça m’a réellement donné, je pense, ce pouvoir-là…Que cette histoire-là m’appartienne à moi, en fait. Puis que ce ne soit pas de la vengeance…ça ne m’intéressait pas, mais juste de me réapproprier l’histoire», répondait la jeune artiste.

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Un moment fort touchant et empreint de vulnérabilité de Lou-Adrianne ❤

Nous souhaitons à Lou-Adriane de magnifiques projets à venir et espérons pouvoir la suivre encore longtemps à travers son riche parcours artistique.