Le retour de Bonsoir Bonsoir est maintenant bien lancé pour le printemps, et les téléspectateurs sont ravis de retrouver ce rendez-vous chaleureux et rassembleur. Animée cette saison par Jean-Sébastien Girard, l’émission conserve son ADN tout en apportant une touche nouvelle, fidèle à la personnalité de son animateur.
Un segment divertissant signé Marie-Chantal Perron
Et comme toujours avec elle, il y a une belle morale au bout du récit.
Sortir de sa zone de confort…Bonne idée ou pas?
C’est donc dans cette optique qu’elle a voulu aborder le sujet de sortir de sa zone de confort… une expérience qui, cette fois, n’a pas été un franc succès pour elle.
Lors d’un voyage avec des amis et son amoureux, une activité avait été prévue: une sortie dans la jungle, incluant notamment du rappel sur les parois et un saut du haut d’une chute. Une aventure qu’elle appréhendait énormément. Malgré ses craintes, encouragée par les autres qui lui répétaient qu’il fallait justement sortir de sa zone de confort, elle a finalement décidé de suivre le petit groupe… sans trop savoir dans quoi elle s’embarquait.

«Alors, j’arrive sur les lieux de ce début d’activité et on doit signer un contrat qui nous consentit que même si ce n’est pas dangereux, il y a un certain risque à faire cette chose-là. Et comme dernier point, je vous le jure, c’est écrit noir et blanc, c’est écrit: Ne faites pas cette activité si vous la faites pour les autres (…) Je sourcille un peu, mais je fais: Non, non, ça va être correct. Ça va être bien, bien correct. Je saute par-dessus ça, je signe, je mets mon casque de protection, ma combinaison, je saute dans le pick-up, on s’en va dans la jungle. Rendu dans la jungle, je commence à pas bien filer. Mes amis sont très heureux (…) tout le monde est bien, bien heureux, mais moi, je ne sais pas, je suis comme un peu en tab*rnak. C’est comme une colère sourde qui me pogne en dedans. Je me dis, c’est-tu le guide qui commence à me la taper solide? Tout le monde a l’air à le trouver vraiment cool, le dude. Donc, ça ne doit pas être ça. Est-ce que c’est les photos qu’on prend pas mal au cours de l’activité? Pourquoi ça me tapait sur les nerfs? C’est le fun d’avoir des souvenirs de vacances. Est-ce que c’est l’odeur d’urine qui se dégage de ma combinaison?», débutait-elle.

Une activité qu’elle déteste
Je ruine l’atmosphère

«Mais c’est pas la première fois que je fais ce type d’activité-là, donc souvent, je ne sais pas si ça vous est arrivé, mais les combines, il y a bien du monde qui passe à travers la combine et on n’a pas toute la même hygiène. Donc, à la mi-parcours, tout le monde est en pleine élévation. Ils sont dans le tapis. Mais moi, là, ça ne lève pas. Ça ne lève pas pantoute. Puis là, de plus en plus, je pogne le fixe. Alors, mon ami arrive devant moi et me dit d’une voix super complice, super gentille: C’est important de sortir de sa zone de confort. Et là, ces mots-là ont l’effet d’une bombe dans ma tête. Mon ami, sans le savoir, a pesé sur le piton rouge. J’ai l’impression que j’ai 10 ans tout d’un coup et j’ai juste le goût de dire: pourquoi? Pourquoi nous sortir de sa zone? Pourquoi ici, en vacances, au milieu de la jungle? Pourquoi? (…) Je ne comprends pas. Résultat, je n’entends plus les consignes du guide. Il est rendu fendant. Je fais des erreurs, je sacre beaucoup, mais beaucoup trop. Bref, j’ai une attitude de marde. Je ruine l’atmosphère. Mes amis ont beaucoup de classe. Ils ne me reprochent absolument rien. Mais je le sais bien que j’ai scrappé un moment qui devait être une belle activité au cœur de notre voyage.», ajoute-elle.

De retour à l’Airbnb, elle a réalisé que sa frustration ne venait pas de l’activité en soi, mais d’elle-même. La vraie sortie de zone de confort aurait été d’oser dire non à ses amis… et d’assumer pleinement son choix. Puisqu’aussi, elle se dépasse à sa façon depuis de nombreuses années à travers ses métiers.
«Bien trop chicken, que de voir dans leurs yeux de la déception ou une lueur de jugement (…) La vie n’est pas un long fleuve tranquille et même en voyage, elle nous sort de notre zone de confort», terminait Marie-Chantal.

Entre rires et réflexion, Marie-Chantal prouve une fois de plus pourquoi elle demeure une figure si aimée du Québec.