Marina Orsini: «C’est une peine que je porte»
Figure incontournable de notre paysage télévisuel depuis de nombreuses années, Marina Orsini continue de marquer l’imaginaire collectif. Adorée des Québécois pour ses rôles marquants et sa grande authenticité, l’artiste était récemment de passage à Facteur A.
Ça a été quand même difficile pour lui
Le concept de l’émission est d’ailleurs bien particulier: les questions sont posées par un groupe de personnes de tous âges vivant avec un diagnostic de TSA, offrant ainsi des échanges directs, sans filtre et profondément humains.

Une enfance peu évidente pour Thomas Postigo
Au fil de la rencontre, Marina s’est ouverte sur divers sujets personnels, dont son rôle de mère. Elle a parlé de son fils Thomas, né de sa relation passée avec Serge Postigo. Aujourd’hui, Thomas trace lui aussi sa voie dans le milieu artistique à titre d’auteur-compositeur-interprète.
La discussion a pris une tournure plus émotive lorsqu’un des interlocuteurs lui a demandé pourquoi elle avait déjà affirmé que l’enfance de son fils n’avait pas été facile. Une question délicate à laquelle elle a répondu avec franchise et cœur.
«C’est que Thomas a eu… c’est un parcours à l’école qui n’a pas été facile (…) Puis je pense aussi que pour Thomas, tu sais, d’être le fils de personnes connues, c’est pas facile, parce que les gens vont beaucoup te parler de ça, les gens ont des préjugés par rapport à ça. Alors ça, ça a été quand même difficile pour lui, alors qu’on a toujours fait très attention à ça, nous autres, parce que nous, c’est notre métier, on a choisi de le faire, mais notre enfant n’a pas choisi de vivre ça. Et quand la musique est arrivée dans sa vie à l’adolescence, ça a complètement changé sa vie. Lui, il veut porter son identité, il veut se faire sa place, puis c’est important, puis ben, ça n’a pas été facile. Tu sais (…) Tout le monde veut faire leur place», confiait Marina.
Des conflits difficiles
Ça m’empêche de dormir, ça me bouleverse énormément
Ce n’est pas tout, puisqu’au cours de cette émission, elle a également confié que, comme dans bien des relations mère-fils, il leur arrivait d’avoir des conflits. Des tensions qu’elle trouvait parfois très difficiles à vivre.
Des confidences livrées après qu’un des interlocuteurs lui a demandé ce qui pouvait représenter une grande peine pour elle.
«Quand je me chicane avec mon fils, ça pour moi, c’est une peine que je porte beaucoup de façon très intense, ça m’empêche de dormir, ça me bouleverse énormément quand on n’est pas en accord ensemble, puis des fois, on est quelques jours sans se parler, sans se voir évidemment, ni se parler. Ça, pour moi, c’est quelque chose de très intense dans ma vie», s’ouvrait avec vulnérabilité la comédienne.

Un moment fort et touchant, vécu dans un cadre sans filtre, profondément authentique, où les émotions avaient toute la place pour exister.