- Marthe Laverdière charme le Québec avec son authenticité et son énergie.
- Elle était au 98,5 pour parler de sa série Marthe – Ma vie «normale».
- La série plonge dans son quotidien entre famille, ferme et projets.
- Elle souhaite sensibiliser à la réalité des enfants vivant avec un handicap.
- Son témoignage touchant invite à plus d’ouverture et d’empathie.
Marthe Laverdière est une femme qui a su charmer le Québec avec son énergie débordante et son authenticité. Afin de parler de la sortie de la série documentaire: Marthe – Ma vie «normale», elle était en studio avec l’animatrice radio Marie-Ève Tremblay sur les ondes du 98,5.
Une série qui fait l’immersion dans la vie de Marthe, où on peut donc la suivre dans son quotidien mouvementé, jonglant entre sa famille, sa ferme située à Bellechasse, ses tournées et ses nombreux projets télévisuels.
C’est affreux vivre ça!
«C’est beau de les voir, malgré leur limitation (…) Ils veulent être vus, montrez-les! Ça, c’est une grosse douleur», exprime Marthe.
«Une grosse douleur pour toi», questionne l’animatrice.
«Oui, tu sais, je trouve qu’on ne veut pas les voir… Des fois, je suis avec Jeanne, je vais dans les magasins ou n’importe où, les gens, je ne sais pas si c’est un malaise, quand tu arrives avec une personne handicapée, un enfant surtout, tu rentres dans un restaurant, la plupart des gens, ils détournent le regard (…) Je ne crois pas que c’est par méchanceté ou indifférence, je pense qu’il y a un malaise, on ne sait pas comment aborder ça. Un moment donné, je me rappellerai tout le temps, je n’étais pas connu dans le temps, j’avais Jeanne, je rentre dans un restaurant, tout le monde détourne le regard. Il rentre un chien Mira, tout le monde s’est levé pour voir le chien, ça m’a tellement fait mal. Je me suis levé et je suis sorti avec Jeanne du restaurant. J’ai dit: Merci d’aimer les animaux, mais j’ai dis: Il n’y a pas juste les animaux», dévoile Marthe.
«Je sais que c’est un malaise, mais moi, cette émission-là, je voulais aider à couper ce malaise-là, tu comprends? Quand vous voyez ces gens-là, allez leur dire bonjour, même s’ils ne parlent pas. Tu sais, imagine que tu es pris dans ton corps, et personne ne te regarde, c’est affreux, c’est affreux vivre ça», explique Marthe.
Un message poignant et profondément touchant, qui invite à la réflexion et pousse à porter un regard plus attentif et empathique sur la réalité des autres.

Le cœur sur la main
Dans cette même discussion, Marthe Laverdière rappelle que sa carrière médiatique a permis de créer la Fondation Marthe Laverdière, une façon de s’impliquer davantage dans cette cause qui lui tient à cœur.
«J’arrivais là-dedans à 58 ans, la première capsule. Ce n’était pas mon rêve d’être artiste, loin de là (…) J’ai dis: Ok, on peut faire de l’argent. J’étais à un âge où mes besoins financiers à moi étaient faits (…) J’ai dit: C’est pour les enfants comme Jeanne, on a parti une fondation», explique Marthe.
Depuis 2018, la Fondation Marthe Laverdière a pour mission de sortir de l’isolement les parents d’enfants malades ou ayant des besoins particuliers et d’aider financièrement les familles pour des répits et des thérapies.
Marthe commencera le rodage de son deuxième spectacle, elle sera donc sur la route un peu partout au Québec pour présenter Les Dessous De La Vie.
Très émotive, elle explique que son objectif est de construire rapidement une maison pour que sa petite-fille Jeanne puisse la voir, une maison qui portera son prénom, en son honneur.
Le docu-réalité Marthe – Ma vie «normale», est disponible sur illico+, il met en lumière la femme généreuse, authentique et profondément humaine qu’est Marthe Laverdière.