Mélissa Bédard: «Mon cœur a fendu en mille»

Crédit: Instagram @mel.bedard

Récemment, Mélissa Bédard a partagé un moment profondément touchant vécu avec sa fille Laylia. Avec son accord, elle a choisi d’en parler en toute transparence sur ses réseaux sociaux, sur sa page Facebook.

La chanteuse et animatrice raconte avoir eu une conversation poignante avec sa fille de 16 ans, qui évolue dans un programme d’apprentissage à besoins particuliers.

L’an prochain, Laylia entamera des stages qui lui permettront de découvrir le marché du travail et d’explorer les différentes avenues qui s’offrent à elle.

Une étape prometteuse, mais qui s’accompagne aussi d’un pincement au cœur, pour la maman ainsi que pour son adolescente.

La réalité

Depuis quelque temps, l’adolescente songeait à quitter l’école. Pourtant, elle aime sa professeure, ses camarades, et sa mère la décrit comme une jeune fille attentive, empathique et inspirante pour son entourage. Lors d’un trajet en voiture, Mélissa lui a posé une question toute simple, mais lourde de sens: pourquoi vouloir décrocher?

La réponse l’a profondément bouleversée…

Laylia lui a confié: «Tous mes amis qui étaient au régulier (secondaire 1) avec moi en secondaire auront leur bal de finissants l’an prochain… et je ne veux pas voir ça!»

Une phrase bouleversante, qui laisse entrevoir à la fois sa peine et toute la conscience qu’elle a de la situation.

Tous les parcours sont importants

Une phrase simple, mais lourde de sens. Le bal des finissants représente bien plus qu’une soirée festive. Pour les jeunes qui suivent un parcours différent, ce moment n’existe souvent pas.  

Melissa avoue que son «cœur a fendu en mille». Elle se souvient d’avoir vécu une situation semblable et comprend la déception de sa fille.

Comme mère, elle aimerait pouvoir lui offrir ce moment où l’on se sent célébré pour sa persévérance. Elle lui rappelle toutefois qu’elle est sa reine au quotidien et promet que, s’il le faut, elle transformera sa maison en château pour lui offrir son propre bal. 

Un témoignage rempli d’amour, qui soulève une réflexion essentielle sur la valorisation de tous les parcours scolaires. 

Son témoignage

«J’ai eu une si belle discussion avec ma grande fille. Je vous parle en toute transparence, parce qu’elle m’a donné la permission, et je la trouvais tellement pertinente. Laylia, tout comme moi, a des difficultés à l’école et fait partie d’un programme d’apprentissage à besoins particuliers. L’an prochain, elle entamera des stages, quelque chose de super avantageux, un bon avant-goût du milieu du marché du travail. Elle pourra ainsi découvrir, explorer les possibilités qui s’offrent à elle et poursuivre ses apprentissages. Par contre, depuis quelque temps, elle n’avait plus de passion pour l’école et pensait même à lâcher. Pourtant, elle adore sa prof et les élèves, et comme elle est une humaine extraordinaire, à l’écoute de l’autre, peu importe son milieu ou sa condition, elle est un beau modèle au sein de sa propre classe. Le personnel ne veut pas qu’elle quitte. Bref, en route vers un petit voyage, je l’ai questionnée sur le sujet: «Pourquoi veux-tu lâcher l’école?» Elle m’a répondu: «Tous mes amis qui étaient au régulier (secondaire 1) avec moi en secondaire auront leur bal de finissants l’an prochain… et je ne veux pas voir ça!» Mon cœur a fendu en mille, parce que je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, j’étais dans la même situation qu’elle. On banalise souvent la portée de la glorification du bal de finissants pour ceux qui ne sont pas dans les normes (je suis aussi heureuse pour ceux qui y ont droit, ne vous trompez pas), mais pour ceux en situation d’échec ou en cheminement particulier, il n’y en a tout simplement pas. Je ne sais pas comment les garçons le vivent, mais comme mère d’une grande de 16 ans… ouff, je trouve ça difficile. J’aimerais lui offrir ce petit moment, car la persévérance et la détermination qu’elle a eues méritent aussi d’être reconnues. Je voudrais bien trouver les mots pour l’apaiser et lui dire qu’un bal, c’est juste un bal… mais elle attend ce bal depuis le jour où elle a entendu dire que, quand tu as ton diplôme et que tu entres dans le moule, tu as droit à ta soirée de star. Ma belle Lay, tu es ma reine au quotidien, dans chaque geste, dans tout l’amour que tu portes. Et si je dois transformer ma maison en château et inviter tous les élèves de ta classe et d’autres, je le ferai. (P.S. La Journée de mon bal mes amies m’avaient invitée… j’étais enceinte de toi, belle Lay.)», témoigne Mélissa.

Nos souhaits

Nous souhaitons de tout cœur à la fille de Mélissa de pouvoir vivre sa propre soirée, un moment bien à elle où elle se sentira pleinement célébrée et reconnue pour la jeune femme incroyable qu’elle est. Chaque parcours est unique, et il mérite d’être souligné avec autant d’éclat et de fierté.

Nous tenons aussi à la féliciter pour sa grande maturité. Avoir su mettre des mots sur ce qu’elle ressentait et trouver le courage d’en parler ouvertement avec sa mère démontre une force admirable. Cette honnêteté et cette sensibilité sont de précieuses qualités qui l’accompagneront longtemps, et qui inspirent déjà tous ceux qui l’entourent.