J’ai décidé que je prenais la décision.
Il prévoit accrocher son micro d’analyste au printemps, après le premier tour des séries éliminatoires de la LNH, juste à temps pour fêter son 80e anniversaire, en juin, en tant que retraité.
Bergy semble être en paix avec cette décision, lui qui a même assuré qu’une potentielle participation des Canadiens à la finale de la coupe Stanley, ce printemps, ne lui ferait pas changer d’idée.
Une décision réfléchie
Malgré sa brillante carrière et son âge vénérable, cette décision n’a pas été facile à prendre pour Bergy, qui réfléchissait à cette étape depuis des années déjà.
Il a exprimé, en entrevue à LCN, avoir été appuyé par les membres de sa famille dans cette décision.
«De nature, j’ai toujours fait ce qu’on m’a demandé de faire. Mais là, j’ai décidé que je prenais la décision. J’en parlais avec Michèle (son épouse) et mes enfants et on retardait. Un moment donné, on est rendu là. Ça a été une longue ride.»
Plusieurs de ses anciens collègues de Québecor ont d’ailleurs tenu à lui rendre hommage sur les réseaux sociaux:
Un parcours inattendu
Lorsqu’il était dans la vingtaine, rien n’aurait pu laisser présager que Michel Bergeron allait devenir une figure emblématique du sport comme il l’est devenu. Fils de mécanicien, il a été camionneur jusqu’à ses 26 ans, avant de recevoir un appel qui allait changer sa vie: celui qui allait l’introduire au monde du «coaching» sportif avec une équipe Midget de la région de Montréal.
De fil en aiguille, il fera sa marque dans le hockey junior jusqu’à être nommé entraîneur-chef des Draveurs de Trois-Rivières, qu’il mènera à la victoire de la Coupe du Président en 1978 et 1979.
C’est en 1980 qu’il recevra l’appel de Maurice Filion, le directeur général des Nordiques de Québec de l’époque, afin de devenir l’entraîneur de cette équipe qu’il pilotera jusqu’en 1988, avant d’être transféré aux Rangers de New York.
Nous souhaitons à Michel Bergeron une très belle continuation.
