Michel Charette se livre avec vulnérabilité sur une période difficile
J’ai fait: OK, là, je suis au bout du rouleau,
Le nom de Michel Charette évoque une certaine nostalgie pour toute une génération qui a grandi en écoutant la Radio Enfer.
Connu également pour l’un de son rôle marquant dans le film Les Boys, l’acteur était récemment de passage sur le plateau de Ça finit bien la semaine. Il s’y est confié avec sincérité, abordant autant son parcours professionnel que des aspects plus personnels de sa vie.

Malheureusement, pour des raisons de santé, il avait dû prendre la difficile décision d’annuler ce spectacle. De passage à l’émission, il est revenu sur cette période marquante de sa vie et a pris le temps d’expliquer ce qui se cachait réellement derrière cette histoire, qui remonte maintenant à quelque temps.
Il se livre avec une grande vulnérabilité
«Un moment donné, on vient qu’on est submergé par plein d’affaires, autant la vie professionnelle que personnelle (…). Tu sais, j’ai travaillé beaucoup, puis tout ça, puis j’étais fatigué. Vraiment, j’étais fatigué, je le sentais. Puis au lieu de rentrer dans le mur à 150 km/h, je suis aussi bien rentrer dedans à 45 km/h puis de m’en remettre plus rapidement possible. Ça fait que j’avais le genou en terre, puis avant d’en mettre un deuxième, je me suis retiré. Puis j’ai pris conscience aussi que faire un one-man show, c’est un métier, c’est une job. Moi, je me pensais bien smart avec 33 ans de métier de faire: Je vais faire des jokes, des affaires, je vais raconter ma vie pendant une heure et demie de temps.»
Une décision mûrement réfléchie avec son amoureuse
« (…)Je n’avais plus confiance en mon texte, puis là, j’ai fait: OK, là, je suis au bout du rouleau, je peux étirer la sauce encore. Mais au lieu d’arrêter là, si j’arrête au mois de janvier, après avoir fait douze show, je tire la plug. Là, les billets sont vendus partout puis tout ça. J’ai fait: OK, j’arrête. Décision commune avec ma blonde, on a fait: OK, je prends du recul», dévoilait-il
«Mais si vous saviez la quantité de gens du métier qui m’ont appelé pour me dire: Je sais tellement ce que tu vis, je sais par où tu passes. Et des gens que j’étais pas proche, mais des gens extrêmement connus qui m’ont appelé, qui m’ont soutenu tout le long de cette période-là de repos… j’en revenais pas comment est-ce que j’ai…Puis des gens du public aussi. Tout le monde me disait: Je sais ce que tu vis, je sais c’est quoi, je suis là-dedans moi aussi», ajoute Michel.

Un sujet tabou, mais essentiel à démystifier
«Ça fait que j’ai fait comme: OK, on n’est pas tout seul à vivre ça. Puis, pourquoi avoir honte de ça? Pourquoi ne pas en parler? Moi, là, ça, ça me tue, là; les maladies mentales ou l’anxiété ou les burnouts ou whatever, ça existe et il y a des solutions pour essayer de s’en sortir et n’ayons pas peur d’en parler, surtout nous autres, les gars. On est donc bien bons à faire : non, non, ça va bien.»
Un moment touchant sur le plateau de Ça finit bien la semaine, qui, espérons-le, saura faire écho chez les personnes vivant elles aussi une période difficile.