- Michel Laperrière se confie sur la précarité
- Il a dû travailler ailleurs
- Il est président de La Fondation des artistes
- Une hausse de demandes
Dans un contexte où plusieurs artistes du milieu culturel dénoncent la précarité du métier, l’acteur Michel Laperrière, bien connu pour ses rôles marquants, notamment dans la série Indéfendable, s’est récemment confié sur les réalités parfois difficiles de sa profession. Invité à l’émission de radio d’Alexandre Dubé sur QUB, il explique avoir dû, à certaines périodes de sa vie, trouver d’autres moyens pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
L’acteur revient notamment sur une période où il a choisi de retourner sur le marché du travail dans un tout autre domaine.
«Moi j’avais deux enfants qui étaient aux études à ce moment-là, bon, on mangeait à notre faim, mais la situation n’était pas formidable comme bien du monde pendant la pandémie. Fait que je suis allé travailler à l’usine et ça montrait aux enfants qu’il ne faut pas lâcher. Ce n’est pas parce qu’il y a des périodes qui vont bien qu’on est immunisé contre des périodes qui vont moins bien », a-t-il expliqué avec franchise.
Il ajoute que cette réalité n’est pas nouvelle pour lui. Dès la fin de ses études, et même quelques années plus tard, il a connu plusieurs périodes creuses durant lesquelles il a dû occuper différents emplois pour joindre les deux bouts. «Quand je suis sorti de l’école et même quelques années après, j’ai eu des périodes creuses où je suis allé travailler en restauration, j’ai fait de la peinture dans des maisons», raconte-t-il.
Ces confidences mettent en lumière un aspect souvent méconnu du métier d’acteur, où les périodes de succès peuvent alterner avec des moments plus difficiles, obligeant parfois à se réinventer professionnellement.
Dans sa discussion à la radio, Michel Laperrière se confie sur l’augmentation du nombre de demandes d’aide provenant d’artistes en situation de précarité. Pour découvrir l’ampleur de cette hausse, poursuivez votre lecture.

S’impliquer pour la cause
Michel Laperrière joue également un rôle important au sein de La Fondation des artistes, un organisme qui vient en aide aux artistes professionnels vivant des périodes de précarité financière. Impliqué depuis une dizaine d’années à titre de président, il constate de près l’évolution des besoins dans le milieu culturel.
Selon lui, la réalité actuelle est bien différente de celle d’il y a quelques années. «Moi, ça fait une dizaine d’années que j’y suis impliqué comme président. À l’époque, je me souviens, on avait peut-être une dizaine de demandes par mois. Maintenant, si on fait une moyenne, on a 3,5 demandes par jour», explique-t-il, soulignant une hausse importante des demandes d’aide.
Cette augmentation témoigne des défis grandissants auxquels font face de nombreux artistes, même ceux qui ont déjà connu du succès. À travers son engagement, Michel Laperrière contribue à soutenir des collègues de métier dans des moments plus difficiles, en leur offrant un appui essentiel pour traverser des périodes d’instabilité.

De nombreuses prises de paroles
Récemment, plusieurs artistes du milieu culturel ont pris la parole pour dénoncer la précarité liée à leur profession, un sujet qui touche de nombreux travailleurs du domaine. Parmi eux, Marie-Ève Beaulieu, connue entre autres pour ses rôles dans Minuit le soir et Virginie, a partagé un texte où elle aborde notamment le manque de reconnaissance et les difficultés vécues par les artistes.
Elle y évoque aussi les critiques et perceptions négatives entourant leur métier, soulignant un certain décalage entre la réalité du terrain et l’image publique. Pour lire le texte qu’elle a écrit à ce sujet, rendez-vous ici.
Dans un dossier du Journal de Montréal portant sur les artistes confrontés à des périodes financières plus difficiles, il était également question du témoignage de Sophie Bourgeois. Selon des informations rapportées par TVA et le Journal de Montréal, elle fait partie de ceux qui dénoncent l’instabilité financière et la précarité associées à leur profession, malgré leur présence dans le milieu culturel.
