- Micheline Lanctôt revient avec franchise sur le regard qu’elle portait sur elle-même à l’époque.
- La comédienne révèle avoir souffert d’anorexie et de boulimie.
- Elle raconte avoir frôlé le point de non-retour.
- Une confidence bouleversante sur une blessure.
Sucré salé continue d’offrir aux téléspectateurs des rencontres aussi divertissantes que touchantes avec des personnalités bien connues du public québécois. À la barre de ce rendez-vous estival, Mélanie Maynard sait créer une ambiance chaleureuse qui pousse régulièrement ses invités à se livrer avec une grande franchise.
Lors d’une récente émission, l’animatrice recevait Micheline Lanctôt pour une rare entrevue. Depuis plusieurs décennies, celle-ci marque l’imaginaire des Québécois autant comme comédienne que comme réalisatrice, scénariste et productrice. Véritable icône de nos écrans, elle a participé à de nombreux projets marquants et continue encore aujourd’hui de se démarquer grâce à son immense talent.

Une douloureuse période
Au cours de la discussion, Micheline s’est ouverte sur plusieurs aspects de sa vie personnelle, notamment sur les moments où son travail l’amenait à être moins présente auprès de sa famille. La conversation a ensuite pris une tournure beaucoup plus délicate lorsque Mélanie est revenu sur le fait que son invitée avait été un véritable sex-symbol.

Une question qui l’a poussée à revenir avec sincérité sur les troubles alimentaires qui l’ont profondément affectée, alors qu’elle souffrait d’anorexie et de boulimie.
«Je n’étais pas consciente de ça du tout, du tout, du tout, du tout. Moi, bien oui, j’étais une ancienne anorexique-boulimique, fait que je ne me trouvais pas particulièrement jolie», répondait la cinéaste et comédienne.
«Mais tu le voyais dans les yeux des messieurs qui te regardaient?», renchérit Maynard.
«Bien oui, j’étais obligée de constater que j’exerçais un certain attrait. Mais je mettais ça sur le dos d’autre chose, tu sais, parce que j’étais super dynamique, puis animée, puis…»

«Tu as souffert d’anorexie et de boulimie?», demande l’animatrice.
«Ça, de l’âge de 14 ans jusqu’à l’âge de 33 ans.»
«Mais est-ce que c’est le métier de comédienne qui est venu mettre cette image-là sur toi, de devoir plaire, ou pas?», veut comprendre Mélanie.
«Non, non, non. C’était bien avant ça. Je n’ai jamais su d’où ça venait, ça.»
«Puis toi, tu as arrêté de manger? Tu as arrêté de manger au complet?», continue l’animatrice.
«J’ai arrêté… J’ai… je suis presque morte. J’étais à deux semaines du point de non-retour. Je pesais 71 livres. Puis mon oncle, qui était médecin, m’avait dit: On va t’hospitaliser. Puis ça a comme fait clic dans ma tête de ne pas aller à l’hôpital. J’ai fait: Je vais manger», dévoile-t-elle avec vulnérabilité.

«Il y a certains spécialistes qui disent que, quand on a eu des troubles alimentaires, on n’en guérit jamais vraiment», constate Mélanie.
«On n’en guérit pas. On arrive à contrôler le symptôme. C’est-à-dire que moi, je mange de façon équilibrée maintenant (…) Mais la faille qui crée ça reste toujours là», termine la comédienne.
Aujourd’hui, heureusement, le tout s’est équilibré… mais les marques du passé restent.
Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur ainsi qu’une longue carrière encore dans le milieu!