Mike Ward et Sous Écoute: «Ça me coûtait de l’argent»
- Mike Ward s’est confié à Raphaël Roy dans POP! OU RIEN.
- Il aborde son malaise face au sujet de l’argent.
- Il revient sur les débuts difficiles de Sous Écoute.
- Il évoque aussi sa pause professionnelle.
Invité dans une capsule de POP! OU RIEN, Mike Ward s’est confié à Raphaël Roy dans une entrevue où plusieurs sujets ont été abordés, dont un thème souvent délicat: l’argent.
L’humoriste explique qu’il n’est pas à l’aise de parler de ses revenus, un sujet qui, selon lui, peut rapidement diviser le public. Il déplore aussi certaines perceptions entourant la réussite financière des artistes, affirmant que les opinions changent parfois selon la perception de leur richesse.
«Je ne suis pas à l’aise de parler de mon argent. Puis le monde, ça les fâches! On aime nos artistes pauvres, le monde, quand ils pensent que j’ai pas une cenne, sont comme: «Ah!C’est plate, il n’a pas une cenne, il est drôle». Puis après, quand t’as de l’argent, ils font: «Il n’est pas si drôle que ça.»
Mike Ward revient également sur le projet qui lui a généré le plus de revenus dans sa carrière, soit le podcast Sous Écoute. Sans dévoiler de montant précis, il précise que les débuts ont été loin d’être lucratifs, puisqu’il a fallu plusieurs années avant qu’il puisse se verser un salaire.
«J’ai commencé ça en 2011, le premier chèque que je me suis versé, c’est en 2017 ou 18. Fait que j’ai eu six ans, que ça me coûtait de l’argent faire ça.»
Malgré cette longue période sans revenu, il affirme que ce projet a profondément changé sa vie. Au-delà de l’aspect financier, Sous Écoute lui a apporté un réel épanouissement personnel et l’a même aidé dans une période difficile.
«J’aimais ça, ça m’a sorti d’une dépression. J’aurais continué à le faire gratuitement, là c’est rendu payant, mais même si c’était zéro payant, je continuerais à le faire.»
Ces confidences montrent bien que, pour Mike Ward, la passion et la créativité restent au cœur de sa démarche, bien avant les considérations financières.

Un début difficile
Mike Ward est revenu sur ses débuts de carrière en humour, rappelant que ses premières années n’ont pas été faciles sur le plan financier. Avant de connaître le succès et de remplir des salles partout au Québec, l’humoriste a dû composer avec des revenus très limités et une grande incertitude.
«Ma première année en humour, j’ai gagné 1700$. Une chance que j’avais des parents, une mère qui me déposait de l’argent sans le dire à mon père, parce que sinon je n’aurais pas survécu. »
Avec le recul, Mike Ward reconnaît que cette période a été déterminante dans son parcours, lui permettant de développer sa persévérance et de bâtir graduellement sa carrière. Aujourd’hui, il figure parmi les humoristes les plus connus de la scène québécoise, mais n’hésite pas à rappeler que le succès s’est construit à travers des années d’efforts et de sacrifices.

Une pause bien méritée
Mike Ward a récemment annoncé qu’il prendra une pause professionnelle, une décision qui lui permettra de ralentir le rythme après une période bien chargée. Lors de cette courte entrevue, l’humoriste a expliqué qu’il avait surtout hâte de retrouver du temps pour lui et pour des choses simples du quotidien, loin des scènes et des projets.
Avec son sens de l’humour habituel, il a ajouté une remarque qui a rapidement fait sourire:
«J’ai hâte d’avoir le temps de faire du ménage dans mon sous-sol»
Derrière la blague, on comprend toutefois qu’il souhaite profiter de cette pause pour se recentrer et accomplir des tâches personnelles souvent repoussées par manque de temps.
Cette période de repos lui permettra donc de prendre du recul, de se consacrer à des activités plus simples et de profiter de moments de tranquillité. Une pause bien méritée pour l’humoriste, qui reste fidèle à lui-même même lorsqu’il évoque un changement de rythme dans sa carrière.