Mise au point de Denis Coderre: Il annonce «un nouveau chapitre»

Crédit: Serge Cloutier

Récemment, le Journal de Montréal rapportait que Denis Coderre, ancien ministre et ex-maire de Montréal, s’était placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Le quotidien affirmait que cette démarche avait été entreprise dans le contexte de difficultés financières, lui qui aurait accumulé près de 1,1 million de dollars en créances.

Quelques jours plus tard, Denis Coderre a commenté la situation en publiant un message sur Facebook, dans lequel il affirme que ses créanciers ont accepté à l’unanimité sa proposition concordataire, ce qui lui permettrait d’éviter une faillite personnelle.

Dans sa publication, il énumère les épreuves qu’il dit avoir traversées ces dernières années, un AVC, la perte d’un proche et un divorce, et admet s’être oublié, reconnaissant avoir négligé sa santé financière.

De plus, il insiste fermement sur le fait qu’il n’a pas fait faillite, jugeant important de le préciser.

Serge Cloutier

Sa prise de parole

«LE DÉBUT D’UN NOUVEAU CHAPITRE… ENFIN! Sachez qu’aujourd’hui j’ai eu la confirmation que: 1) Mes créanciers ont accepté à l’unanimité ma proposition concordataire (plus de 42 cents/ dollar qualifié de généreuse par mon syndic); 2) Par conséquent, je ne ferai pas faillite personnellement. Aujourd’hui se tenait la rencontre avec mes créanciers dans le cadre de la procédure de dépôt de mon bilan personnel dont il a été abondamment question dans les médias au cours des dernières semaines. Comme vous le savez, depuis 3 ans j’ai connu la totale. J’ai fait un AVC, à la suite duquel j’ai perdu tous mes clients. J’ai dû passer par une réhabilitation pour réapprendre à marcher et parler, j’ai vécu le décès de mon père et un divorce extrêmement difficile est venu couronner le tout et encore aujourd’hui, je continue d’en subir les contrecoups. Toute ma vie durant, j’ai tout donné. À mes proches, à mes amis, à mon entourage. Je me suis oublié et j’ai négligé de prendre des précautions pour préserver ma propre situation financière. J’en paie maintenant le prix et je ne souhaite cela à personne.Vous me direz «oui, mais tu aurais pu dire à tous ces gens que tu n’étais plus en mesure de les aider!» et je vous répondrai que j’en étais incapable. Je croyais toujours que j’allais pouvoir rétablir la situation. Aujourd’hui donc, nous avons convenu d’un plan de règlement sur 5 ans avec tous mes créanciers, incluant Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada. Je n’ai pas fait faillite, il est important de le préciser parce que la différence est extrêmement importante. Dans une faillite, les créanciers perdent pratiquement tout. Dans mon cas, on est loin de là, au contraire.Vous me permettrez d’arrêter ici l’étalage de ma vie privée, même si, le passé étant probablement garant de l’avenir, je me doute bien qu’il restera toujours des gens pour se gâter allègrement avec la tribune facile que leur offrent certains médias. Pour ma part, j’aborde la suite avec confiance et avec la conviction d’avoir agi avec droiture et honnêteté. Je remercie tous ceux et celles qui me soutiennent par leur amitié. Vous êtes nombreux et cela me fait chaud au cœur. Merci infiniment. Après toutes ces années éprouvantes que j’ai vécues, il est temps pour moi de regarder en avant mais surtout, de tourner enfin la page», déclare-t-il.

Retour sur les chapitres précédents

De nouveaux événements qui s’ajoutent à une série d’ennuis financiers, notamment des démêlés avec le fisc au sujet d’une maison à Montréal-Nord, ainsi qu’une poursuite qui aurait été intentée par son ex-femme, Chantale Renaud, coacquéreuse de la résidence, en lien avec des engagements qu’il n’aurait pas respectés.

Pour en savoir davantage sur la situation et sur les événements passés, nous vous invitons à consulter notre article complet sur le sujet, juste ici.

Avec cette sortie publique, Denis Coderre cherche visiblement à faire une mise au point et à tourner la page.