Nathalie Simard avait peur pour elle et sa fille: «Ma vie était en danger»

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Ma vie était en danger avant que je parle

Nathalie Simard, l’une des figures les plus emblématiques du milieu artistique québécois, était récemment de passage à l’émission Sucré givré, animée par Jean-Philippe Dion. Lors de cette entrevue empreinte de sensibilité, l’artiste s’est ouverte sur plusieurs aspects de sa vie, autant professionnels que personnels.

Connue du public depuis son tout jeune âge, Nathalie a traversé de nombreuses épreuves au fil des années, des obstacles marquants qui ont profondément façonné la femme qu’elle est devenue aujourd’hui. Avec beaucoup de franchise, elle est revenue sur certaines périodes plus sombres de sa vie, mais aussi sur ses grandes peurs de maman.

Elle a notamment confié qu’à une certaine époque, elle craignait énormément pour la sécurité et le bien-être de sa fille. Une époque qui semble être liée à sa dénonciation contre Guy Cloutier.

Sa fille, Ève, n’était alors qu’une toute petite fille à l’époque. Nathalie a d’ailleurs raconté qu’elle vivait avec une peur constante: celle que sa fille puisse être enlevée.

Tellement, que par mesure de sécurité, elle avait mis en place un système très strict avec l’école.

«Des mères, des parents parfaits, il n’y en aura jamais. Je pense que oui, je l’ai surprotégée», des confidences faite quand Jean-Philippe lui a demandé si elle avait des regrets en tant que mère.

«Comment tu l’as surprotégée? De quoi?», ajoutait Dion.

«Il y avait plein de choses. On avait des codes à l’école pour ne pas qu’elle se fasse enlever (…) J’avais peur de tout. Non, non, c’était quelque chose, là. Tu sais, moi, je lui ai appris, parce que j’étais toute seule avec elle. Ça Fait que je lui ai appris à faire le 911 à 2-3 ans, là, que je faisais des simulations», répondait la chanteuse.

«Mais parce que tu voulais qu’elle te protège en même temps?», demande J-P.

«Peut-être, mais je voulais juste que, s’il m’arrivait quelque chose, qu’elle ne se retrouve pas toute seule, puis que les urgences arrivent. Tu sais, comme, mettons, elle voulait aller jouer sur le bord… j’avais un petit lac à Granby (…) Fait que là, je disais: Tu veux aller jouer là, mais tu vas te mettre une ceinture de sécurité, parce que là, moi, il faut que je fasse le souper. Puis là, elle était fâchée, puis avec ses amis. J’avais dit: Non, tout le monde va avoir une ceinture de sécurité. Ce n’est pas une piscine, c’est un lac

«C’est de l’anxiété démesurée qu’il y avait à l’intérieur de toi? C’était quoi?», renchérit l’animateur de Sucré Givré.

«Bien, je ne suis pas capable de mettre le doigt dessus, mais assurément, tu sais, les codes pour aller chercher la petite à l’école, ils changeaient tous les jours (…) j’avais peur. Mais ma vie était en danger avant que je parle»., confiait Nathalie avec courage.

Un moment de télévision profondément bouleversant, à la fois touchant et rempli d’une grande humanité