- Marie-Élaine Thibert est revenue sur son deuil périnatale.
- Une grossesse interrompue après cinq mois.
- Elle a confié une épreuve très difficile pour le couple.
- Elle dit que cette expérience a renforcé leur relation.
Autour de la table avec Marie-Claude Barrette et son balado Ouvre ton jeu, Marie-Élaine Thibert s’est confiée avec beaucoup de sensibilité sur un sujet profondément personnel : son rapport à la mort, au deuil et à une épreuve marquante vécue en couple. En septembre 2016, la chanteuse avait partagé publiquement une nouvelle bouleversante concernant sa grossesse interrompue, un moment encore très présent dans sa mémoire aujourd’hui.
Elle avait écrit à l’époque :
«J’ai partagé avec vous ma grande joie de devenir une deuxième fois maman et vous m’avez envoyé tant de beaux messages. Je vous dois de partager aujourd’hui ma grande tristesse que ma grossesse s’est malheureusement interrompue avant terme, hier. Après 5 mois de grossesse, le cœur de notre petit garçon s’est arrêté de battre.»
Près de dix ans plus tard, elle revient sur cette période difficile et sur l’impact qu’elle a eu sur elle et son conjoint. À la question de savoir si cette épreuve a été douloureuse, elle répond sans détour.
«Oui, beaucoup. Mon chum aussi, je dirais encore plus. Rémy l’a vécu encore plus fort (…) Il veut se faire un tattoo qui représente Zack, notre petit garçon.»
Elle ajoute ensuite que son deuil ne s’est pas limité à la perte de l’enfant, mais aussi à ce que cela représentait pour leur avenir familial.
«Mon deuil, mon vrai deuil, après coup, j’y ai repensé. C’est de ne plus en avoir après. Parce que, déjà avant Zack, il était question de ne pas agrandir encore la famille.»
Elle se souvient également des discussions et des explications reçues à l’époque sur les différences de deuil entre partenaires, un élément qui aurait pu fragiliser plusieurs couples.
«On nous a expliqué que le gars et la fille ne vont pas vivre le deuil de la même manière et des fois c’est ça qui fait que le couple se casse. Ça, ça nous est resté en tête.»
Malgré la douleur, elle souligne que cette épreuve, aussi difficile soit-elle, a renforcé leur lien.
«On n’a pas vécu ça de la même manière, mais on s’est soutenus tous les deux. Ça a beaucoup fait évoluer notre couple.»
Un témoignage profondément humain qui met en lumière la complexité du deuil, mais aussi la force que peut avoir le soutien mutuel dans un couple face à l’épreuve.

La famille pourrait s’agrandir encore?
Au cours de la discussion, le sujet de la famille est aussi venu sur la table et Marie-Élaine s’est montrée particulièrement ouverte en parlant de sa vision des choses aujourd’hui. Avec beaucoup de spontanéité et de légèreté, elle a confié un souhait enfouie:
«Là j’ai 44 ans, si mon chum me disait aujourd’hui: hey mon amour, moi j’aimerais ça en avoir un autre finalement. Je dirais oui.»
Une réponse qui illustre surtout une ouverture au changement et une manière plus souple d’aborder l’avenir à deux. Sans dire qu’un tel projet est réellement envisagé, elle a laissé entendre que l’idée ne serait plus complètement fermée.
Puis, fidèle à son sens de l’humour, elle a rapidement ajouté une touche plus légère à la conversation :
«Je pense qu’on va remplacer cette idée-là par des chiens peut-être un moment donné.»
Une remarque qui a fait sourire et qui montre bien leur complicité. Entre les projets de vie qui évoluent et les plans plus réalistes du moment, le couple semble avancer avec beaucoup d’écoute et de simplicité. On leur souhaite encore beaucoup de bonheur, de beaux projets… et peut-être quelques chiens sur le chemin.
