Lors d’un segment de l’émission Signé Lévesque, animée par Denis Lévesque sur les ondes du 98,5, diffusé il y a quelque temps, Philippe Laprise s’est confié sur un sujet que certains qualifient de «délicat»: son rapport au poids, à l’apparence et à un médicament dont on parle beaucoup depuis un moment.
Vous l’aurez peut-être deviné: il est ici question d’Ozempic, un médicament devenu un véritable phénomène ces derniers temps, notamment en raison de sa forte visibilité médiatique et publicitaire, ainsi que des prises de parole publiques de certaines vedettes hollywoodiennes qui disent y avoir recours.
Lorsque Denis Lévesque lui a demandé ce dont il «n’en revient pas le plus dans sa vie», Philippe Laprise a alors abordé le sujet et s’est confié à ce propos.

Un témoignage livré sans filtre
«Ce que je n’en reviens pas dans ma vie, c’est probablement mon combat contre mon poids, que je commence à être écoeuré. Ouin, je suis un peu tanné, là. C’est soit que j’abandonne ou que je continue, c’est un des deux (…)», met-il en contexte avec une grande transparence, suivi de l’animateur qui lui demande s’il fait des diètes.
«Bien, je fais souvent des diètes, je m’entraîne beaucoup. Des fois, j’ai des périodes de travail qui font en sorte que je ne suis pas capable de m’entraîner, que j’ai de la misère, que je suis trop fatigué, puis tout ça. Puis, à un moment donné, je regarde ce qui se passe avec Ozempic, avec Wegovy (…) et là, je me dis: La solution est-elle là-dedans? Qu’est-ce qu’il faut que je fasse», témoigne l’humoriste, alors que Denis l’interroge pour savoir s’il l’a essayé ou s’il ne veut pas.
Sa propre expérience
«Je l’essaye en ce moment, je suis en train de le faire, puis tu sais, ce n’est pas… Ce n’est pas le fun, ce n’est pas trippant (…) Je n’ai pas de résultats tant que ça, tu sais. Puis, à un moment donné, tu te dis: Bien, qu’est-ce que je fais là-dedans? Ça coûte cher. Je vais-tu continuer à faire ça ou arrêter? Puis, avec tout ce qui sort comme études aussi, c’est inquiétant. Tu regardes ça, tu fais: OK, il y en a qui ont des effets secondaires qui n’ont pas de sens», poursuit-il, expliquant que, de son côté, il n’a pas d’effets secondaires.
«Zéro, puis une barre, tu sais… Je n’ai rien, rien, rien. Je fais du diabète de type 2 aussi, donc je n’avais comme pas le choix de commencer, mais tu sais, c’est un 35 lb que j’ai perdu, puis, là, je stagne, je reste là, puis je fais comme: Bien, là, qu’est-ce qu’il faut que je fasse? Je ne peux pas devenir un athlète professionnel. J’arrive à 50 ans, donc je me dis: Là, c’est-tu ça? Je vais-tu être sur ça tout le long? Ce côté-là de ça, moi, je… ça, je commence à en avoir plein le casque», soutient-il.
Les raisons qui poussent son désir
Lévesque affirme ensuite que s’il souhaite changer son apparence pour le travail, pour son image, ce n’est pas nécessairement une bonne idée.
«Bien, je ne le fais pas pour ma job, je le fais pour ma santé. Tu sais, je le fais vraiment pour dire: Regarde, ça serait le fun que je perde un 50 lbs. Puis… moi, même, à 50 lb, je vais avoir la même face, tu sais (…) je ne veux pas perdre 150 lb (…) avoir de la peau de trop (…) c’est envahissant dans la vie de quelqu’un. Tu sais, avoir un problème de poids, c’est envahissant. Puis, tu sais, des fois, tu te fais dire: Ouin, mais là, fais du sport… Je fais: Ouin, je veux bien, mais c’est parce que je travaille 75 heures/semaine (…) À un moment donné, il faut que je fasse des choix aussi», explique-t-il, questionné sur l’évolution de son physique.
Pandémie, manque de temps et stress: composer avec les aléas du quotidien
Il raconte que, plus jeune, il a pris du poids, mais que, vers 2015-2018, il a commencé à s’entraîner davantage et a atteint un poids stable d’environ 270 lb, un équilibre qu’il trouvait parfait. Cependant, avec l’arrivée de la pandémie, plusieurs facteurs, notamment une charge de travail plus importante, le stress, ont contribué à un changement physique. Il souligne aussi qu’il aime manger et qu’il n’aime pas avoir à sacrifier certains plaisirs alimentaires.
«Tu essayes les potions magiques, que j’appelle, entre guillemets, puis, à un moment donné, tu te rends compte que, bien, ça ne marche pas tant que ça, tu sais», confie-t-il.

Nos sincères souhaits
Philippe indique aussi que, malgré le médicament, il conserve le plaisir de manger, mais en plus petites quantités qu’avant. Selon ce qu’il explique, le traitement ralentit la digestion: les aliments restent plus longtemps dans l’estomac et, s’il mange gras, cela peut entraîner des effets comme des reflux.
Félicitations à Philippe pour sa grande transparence et son authenticité. Nul doute que cette prise de parole saura rejoindre bien des gens qui, comme lui, vivent un parcours avec leur corps et, surtout, leur faire du bien. Nous lui souhaitons une magnifique année 2026, ainsi qu’un beau succès avec son spectacle Philippe Laprise au sommet, qui se poursuit avec de nombreuses dates.