Pierre Lapointe se confie sur une période difficile: «J’étais en larmes constamment»
J’allais devenir le jeune prodige de la famille.
Pierre Lapointe est l’un des artistes québécois les plus reconnus de sa génération, autant ici au Québec qu’à l’international, pensons notamment à sa carrière florissante en France, et plus particulièrement à Paris, où il est très apprécié.
C’est d’ailleurs dans le cadre d’un segment de l’émission Sucré givré, animée par Jean-Philippe Dion, que ce dernier est allé à sa rencontre dans la Ville lumière. L’occasion était parfaite pour s’entretenir avec l’auteur-compositeur-interprète et revenir sur les grands moments de son parcours, ses débuts, ses inspirations et l’évolution de sa carrière.
Une entrevue intime et sincère, qui permet de découvrir Pierre Lapointe sous un angle plus personnel.
Une période difficile pour le chanteur
Dans cette entrevue, tournée dans les rues de Paris, Pierre s’est ouvert avec beaucoup de franchise sur une période particulièrement difficile de sa vie, marquée par des remises en question et des moments plus fragiles.
Il évoque d’ailleurs, avec beaucoup de vulnérabilité, la dépression qu’il a traversée à cette époque.
La Forêt des mal-aimés
«C’était par rapport à comment je me sentais, moi. Quand j’ai sorti La Forêt des mal-aimés, j’étais en burn-out total.»

«Comment tu savais que t’étais dans une période de dépression ou de burn-out», lui demande Jean-Phillipe.
«J’étais en larmes constamment, je ne pouvais plus… Non, j’ai fait une vraie dépression», confiait-il en toute vulnérabilité.
«Parce que c’était trop exigeant», voulait savoir l’animateur.
«On va commencer du début. Le petit gars, là, il habite Gatineau avec des parents qu’il aime beaucoup, mais il ne se sent pas très, très chez lui, dans le sens où il a toujours été un outsider. C’est compliqué, je me mets à faire de la musique et, inconsciemment, c’est comme si, en devenant connu, j’allais devenir le jeune prodige de la famille, puis j’allais enfin pouvoir être moi, en étant tellement extraordinaire. Ça allait comme polir un peu qui tu étais. Il fallait que je devienne assez extraordinaire pour que plus personne puisse m’atteindre. Donc j’ai travaillé comme un fou pour faire des chansons, pour avoir du succès, pour que ça marche. Puis, ça a marché. Sauf que le jour où je suis devenu connu puis que ça marchait, j’ai réalisé que rien n’avait changé, en fait. J’avais toujours une espèce de honte, j’avais toujours une tristesse», ajoute-t-il, conscient de sa popularité.
Aujourd’hui Pierre continue de briller
Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur dans les jours à venir, ainsi que de magnifiques projets.