Prévention du suicide: Guillaume Pineault se confie sur un moment difficile
Moi, quand c’est arrivé, je suis venu un petit peu plus démuni…
L’humoriste y a confié qu’il s’agit d’une cause particulièrement importante pour lui, notamment à la suite d’un événement récent survenu dans son entourage.
Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à s’engager pour cette cause, Guillaume s’est alors confié sur un événement difficile vécu récemment dans sa vie, expliquant ce qui l’a amené à accepter de s’impliquer.
«Oh mon Dieu, la demande est tombée à un moment, je dirais, super triste de ma vie. J’ai un ami qui a fait une tentative la journée qu’on m’a demandée. Donc, j’ai pris un deux semaines avant de répondre et de faire: Hey, je ne veux pas répondre à chaud. C’est sûr que je veux m’impliquer, mais je veux savoir quelles sont les attentes. Puis, tu sais, il y a encore plusieurs tentatives, puis il y a quatre personnes encore par semaine qui s’enlèvent la vie à Montréal. Donc, je pense que ça vaut la peine de s’impliquer le plus possible. Puis, moi, j’ai arrêté en ergo et en osthéo pour faire de l’humour, puis j’avais promis à mes parents que si je pouvais contribuer à la santé d’une façon différente, j’allais le faire. Donc, je pense que c’est une belle façon de m’impliquer à ce niveau-là», témoigne-t-il.
Comment s’impliquera-t-il?
L’animatrice a souligné qu’on associe souvent les humoristes au rire, et qu’elle trouvait particulièrement intéressant de découvrir leur vulnérabilité et l’envers du décor.
La personnalité soutient que, dans son milieu comme ailleurs, on ne voit pas toujours quand quelqu’un va moins bien. Et si son implication peut encourager des gens à s’ouvrir, à aller chercher de l’aide ou à mieux communiquer, tant mieux.
Guillaume a indiqué qu’il compte en parler le plus souvent possible. Il a aussi mentionné que des campagnes et des initiatives de sensibilisation s’en viennent, et qu’il entend prêter sa voix à cette cause afin de faire circuler les informations.
«Il y a vraiment des solutions, puis des gens formés pour ça, pour vous écouter sans vous juger (…) même en texto. Moi, je sais que je ne suis pas la personne qui est super bonne vocalement pour parler, du moins de mes émotions, mais quand vient le temps de le faire en texto, c’est déjà mieux. Donc, au Centre de prévention du suicide de Montréal, il y a cette avenue-là qui est possible aussi (…)», a-t-il déclaré, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il aimerait dire à quelqu’un qui traverse des moments difficiles.
Quoi faire pour aider?
Avant de conclure, l’animateur a souhaité revenir sur l’épisode vécu avec son ami et lui a demandé quoi faire dans une telle situation, notamment si on ouvre le dialogue avec la personne.
«Honnêtement, oui, le plus possible. Puis, tu sais, c’est d’être à l’écoute aussi. Tu sais, des fois, ce n’est pas tant de trouver la solution, là, que d’être présent, surtout quand ça vient d’arriver. Puis, je trouve que c’est une belle alternative aussi qu’il y a avec le centre de la prévention: il y a du monde qui peut vous aider. Tu sais, le retour à la maison, c’est une gestion de crise. Ce n’est pas tout le monde qui est outillé pour ça. Mais moi, quand c’est arrivé, je suis venu un petit peu plus démuni. Tu sais, c’est un ami proche, tu ne sais pas trop quoi dire, mais juste dire: Je t’aime, je suis présent, je suis à l’écoute si tu as besoin, je vais toujours être là. Déjà, juste de dire que tu es présent, c’est déjà un bon point», confie-t-il.
Félicitations à Guillaume pour son engagement envers une cause essentielle. Nous lui envoyons, ainsi qu’à toutes les personnes qui traversent des moments difficiles, une grande dose de douceur et nos pensées les plus bienveillantes.
Si vous ressentez le besoin d’obtenir de l’aide, pour vous-même ou pour un proche, n’hésitez pas à communiquer avec le Centre de prévention du suicide de Montréal ou à vous informer juste ici.
