Renaud Lavoie forcé de quitter un avant match pour de graves problèmes de santé
Une IRM samedi a dévoilé que j’avais fait deux AVC la veille
C’est lors d’un match de hockey que Renaud Lavoie, le chroniqueur sportif que l’on voit depuis plusieurs années aux côtés des joueurs, de la NHL, a dévoilé qu’il avait dû partir d’urgence à l’hôpital puisqu’il ne se sentait pas bien.
«Bonjour, Je tiens d’abord à vous remercier pour vos mots d’encouragement dans les derniers jours. Vous n’avez aucune idée de leur effet. Je tiens à vous écrire aujourd’hui parce que vous avez le droit de savoir ce qui s’est passé vendredi et ce qui explique mon absence médiatique depuis. Comme tous les jours de match, je m’entraîne après les entraînements matinaux des deux équipes. Malheureusement, après une trentaine de minutes d’activité physique, j’ai ressenti un « pop » du côté droit de ma tête et les étourdissements ont commencé rapidement. J’ai vite compris qu’il y avait un problème et qu’il était essentiel de prendre une aspirine le plus rapidement possible. J’ai alors contacté Chantal Machabée, qui m’a demandé de la rejoindre au vestiaire, et c’est à ce moment que les thérapeutes Maxime Gauthier et Daniel Chammas m’ont rapidement pris en charge avec Maelle, qui était stagiaire avec eux. Plus le temps avançait, plus les symptômes s’accumulaient : douleur dans la main gauche, problèmes de diction… C’est alors que la seule option possible était de partir à l’hôpital rapidement. Mon ami et collègue Patrick Lalime (encore merci, Pat !) m’a reconduit à l’Hôpital général de Montréal, où le Dr Jeremy Grushka m’attendait. En quelques minutes, le premier scan à la tête avait été effectué et j’étais pris en charge par des gens très compétents. C’est alors qu’une déchirure de l’artère carotide (côté droit du cou) a été découverte, ce qui expliquait en partie mes problèmes. Le hockey devenait secondaire Pas besoin de vous dire que mon état n’était vraiment pas idéal et que les maux de tête étaient violents. Je n’ai pas été en mesure de regarder le match de hockey. C’est alors que les médecins ont décidé de me transférer aux soins intensifs de l’Institut-hôpital neurologique de Montréal, où le Dr Aimen Moussaddy m’a pris en charge. Une IRM samedi a dévoilé que j’avais fait deux AVC la veille», confiait tout d’abord le chroniqueur.
Un message de rester vigilants
«Soyez alerte J’ai été très chanceux dans ma malchance et je le sais. Si les caillots de sang qui se sont retrouvés dans mon cerveau étaient le moindrement gros, je ne serais pas en mesure de vous écrire présentement. J’ai été alerte et ça m’a aidé. On m’a d’ailleurs dit, à l’institut de neurologie, qu’à chaque match du Canadien en séries, en moyenne trois personnes étaient transférées aux soins intensifs parce qu’elles faisaient des AVC. Ce sont des partisans qui regardent les matchs comme vous et moi, mais qui ne se sentent pas bien soudainement. Appelez de l’aide rapidement parce que plus vite vous êtes à l’hôpital, plus vos chances de limiter les séquelles augmentent. J’en suis la preuve. Merci D’abord, merci à ma famille pour son amour», ajoute-t-il.
Des remerciements et un retour inconnu
Je veux aussi prendre le temps de vous confirmer que TVA Sports est une superbe famille avec des gens qui sont très attentionnés et qui m’aident à passer à travers cette épreuve. Beaucoup de collègues des autres médias ont fait la même chose et c’est tellement apprécié. Je vous confirme aussi que le Canadien a une famille incroyable qui m’a soutenu sur tous les plans. Merci au chirurgien orthopédiste en chef du Canadien, le Dr Thierry Pauyo, qui a pris le temps de m’appeler et de me rassurer quelques minutes avant le match de vendredi. Merci aussi aux dirigeants de la LNH et de plusieurs formations qui ont pris le temps de m’appeler ou m’écrire et de m’envoyer des ondes positives quand ça allait mal. Merci encore mille fois à tous ceux qui m’ont aidé dans mon parcours. Je vous en serai toujours reconnaissant. Pour ce qui est de la date de mon retour, je ne saurais dire présentement. Je n’ai pas de séquelles physiques, mais le Dr Moussaddy soutient que mes symptômes ressemblent à ceux d’une commotion cérébrale. Le temps dictera donc la suite des choses. Alors, on se dit à bientôt et « Go Habs Go !»
Nous souhaitons à Renaud un prompt rétablissement et beaucoup de repos. 
Et comme il vient de le dire: Go Habs Go pour cette deuxième partie qui débutera mercredi soir.
Toutes nos pensées vont à Renaud et à sa famille.