Sébastien Diaz: «J’ai crashé»

Crédit: Capture YouTube @bon papa/Serge Cloutier

Sébastien Diaz était de passage au balado Bon papa, animé par Tobie Bureau-Huot. Ensemble, ils ont abordé plusieurs sujets très intéressants, comme la paternité, la vie de famille, mais aussi des moments plus difficiles vécus par l’invité.

C’est lorsque l’animateur a demandé à Sébastien s’il lui était déjà arrivé d’atteindre sa limite que l’animateur s’est ouvert avec franchise. Il a parlé de son hyperperformance, de cette tendance à toujours en faire plus, et de la façon dont cela l’a mené à traverser une période où le moral était beaucoup plus fragile.

Des confidences humaines et authentiques de la personnalité qui poussent à la réflexion…

C’était notre sujet de dispute.

Capture YouTube @bon papa

Un burn-out performé

«Ah, bien ma limite… Moi, j’en ai eu une vraie. Je pense avoir fait un mini burn-out. Puis, tu sais, même, je suis quelqu’un de trop dans les performances, ce n’est pas surprenant, mais même mon burn-out, je pense que je l’ai performé, dans ma tête à moi, parce qu’il n’a pas duré longtemps, je l’ai bien géré, tu vois, je suis fier quand je dis ça», confie-t-il alors que l’animateur lui demande s’il s’en est rendu compte lui-même et s’il a décidé de le gérer.

«Je me suis tué vraiment à l’ouvrage entre 2014, notre première fille, et 2022. Puis, 2022, un été, j’ai crashé, ça ne se pouvait plus. Puis, je faisais du 60, 70 heures semaines en moyenne, là», explique-t-il, mentionnant que comme il a plusieurs travails différents, son cerveau doit constamment passer de l’un à l’autre très rapidement.

Serge Cloutier

L’été qui a changé sa vie

«En 2022, je pense que j’ai crashé un été, vraiment. Je suis même allé consulter puis (…) cet été-là, on dirait que (…) j’étais inerte, je ne pouvais plus rien faire. Puis ma blonde tournait beaucoup (…) c’était moi qui prenais tout en charge à la maison pendant un été, puis là j’ai crashé (…) Puis la plus vieille était dans un camp d’été (…) la plus jeune, elle est restée, puis j’étais tout seul avec elle. Puis juste aller en ville (…) faire des activités, tout ça, je trouvais ça lourd. Puis j’étais comme: Voyons, qu’est-ce qui se passe? Puis là, j’ai pris des antidépresseurs cet été-là, puis là il y a eu comme un avant-après, j’ai comme allumé», témoigne-t-il.

Il explique qu’avant, tout lui semblait urgent et primordial, au point où tout devenait envahissant. Aujourd’hui, il dit être davantage capable de relativiser et de diminuer l’importance de certaines choses, afin de mieux gérer son énergie et ses priorités.

«On dirait que ç’a changé ma vie», déclare-t-il.

Mario Beauregard

La vie de couple affectée

Un changement qui a aussi eu un impact positif sur sa vie de couple, puisque ce facteur était souvent au cœur des disputes entre lui et Bianca Gervais.

«Oui, oui, full, c’était notre sujet de dispute, nous, tout le temps. C’était, comme disait Bianca: Les *sti d’horaires (…) Ça arrive encore que ça repop là, mais ce n’est pas si pire»

Un beau témoignage qui rappelle à quel point l’hyperperformance peut épuiser, fragiliser le moral et gruger l’énergie au quotidien. À force de vouloir tout gérer, tout réussir et tout contrôler, on finit parfois par s’oublier… et par affecter, malgré soi, les gens qui nous entourent.

Félicitations à Sébastien Diaz pour sa belle ouverture et sa transparence.