Serge Denoncourt: «Ça me tue»

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  • Serge Denoncourt s’est confié avec franchise
  • Pour représenter sa personnalité, il a apporté un réveil-matin chargé de sens.
  • Cette entrevue a dévoilé un Serge Denoncourt plus vulnérable et introspectif que jamais.

Le metteur en scène Serge Denoncourt était de passage à l’émission Dans le blanc des yeux, animée par Sophie Durocher sur QUB. Une rencontre captivante au cours de laquelle Serge s’est livré avec franchise sur plusieurs sujets, tout en partageant ses opinions tranchées et sa personnalité haute en couleur. Comme le veut le concept de chaque entretien avec Sophie Durocher, l’invité doit apporter un objet qui le représente. Pour Serge Denoncourt, ce choix s’est arrêté sur un réveil-matin, un objet qui possède pour lui une signification très intime et émotive. Derrière cet objet du quotidien se cache en réalité une profonde obsession pour le temps, un thème qui habite le metteur en scène depuis plusieurs années.

«Je suis obsédé, mais obsédé par le temps. Obsédé, par le temps qui passe, par le temps qui me reste, par le temps que je n’ai pas, par le vieillissement. Donc, j’ai une centaine de réveils comme ça, qui ne marchent pas, qui ne fonctionnent pas, où le temps est arrêté. J’en ai partout dans la maison, j’ai plein de montres, quand mes montres ne fonctionnent plus, je ne les fais pas réparer. (…) Une grande partie de ma journée passe à penser au temps», a-t-il ajouté, livrant ainsi une réflexion touchante et vulnérable sur la peur du vieillissement et la conscience du temps qui file.

Serge Cloutier

La peur du temps

À la suite de cette confidence particulièrement touchante de la part de Serge Denoncourt, Sophie Durocher lui a demandé pourquoi le temps occupait une place aussi importante dans sa vie et pourquoi il lui faisait autant peur. Le metteur en scène s’est alors livré avec une grande vulnérabilité sur cette angoisse qui l’habite au quotidien.

«Je trouve que tout va trop vite. Que je n’ai pas le temps, pas le temps de faire tout ce que je voudrais faire, je réfléchis à il me reste combien d’années à vivre, donc il me reste combien de mises en scène, combien je peux faire encore de mises en scène», exprime-t-il.

Il ajoute également que même si ce thème peut l’aider dans ses créations et l’inspirer, ce n’est pas toujours facile à vivre.

«Sauf que c’est un frein aussi, parce que ça m’angoisse tellement cette affaire-là que je n’ai plus de temps. Je sais qu’il me reste moins de mises en scène à faire que j’en ai fait, ça me tue», affirme Serge.

Cette entrevue aura permis de découvrir un Serge Denoncourt plus introspectif que jamais, réfléchissant ouvertement au vieillissement, à la création et au passage inévitable du temps.

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