Sophie Prégent: «Son point de vue ne sera jamais le même que le mien»
Ça m’oblige à faire un retour sur moi-même
Sophie Prégent se trouvait à l’émission Ça finit bien la semaine en compagnie des animateurs Jean-Michel Anctil et Julie Bélanger. Fidèle au ton chaleureux et accessible de l’émission, la comédienne s’est ouverte avec franchise sur plusieurs aspects de sa vie professionnelle et personnelle.
Celle que l’on voit évoluer depuis longtemps dans le paysage artistique québécois, et qui a aussi été présidente de l’UDA, est revenue sur son rôle dans la série Alerte, actuellement au cœur de moments plus difficiles dans l’intrigue. Elle a également abordé sa vie de couple avec authenticité, évoquant certains irritants du quotidien et de petits désaccords, rappelant avec humour et lucidité que même les relations solides demandent des ajustements.
C’est lorsque Julie Bélanger est revenue sur le fait que Sophie avait récemment pris quelques mois de congé — et qu’elles s’étaient croisées à la fin de cette pause — que le sujet est naturellement revenu dans la discussion. La comédienne s’est alors confiée avec franchise, expliquant qu’elle avait volontairement refusé certains contrats afin de se ressourcer et de ralentir le rythme.
Un choix assumé, mais qui n’allait pas nécessairement de soi à la maison. Elle a reconnu que cette décision pouvait parfois créer des désaccords avec son conjoint, Charles Lafortune, rappelons-le animateur et producteur.

«L’été passé, tu t’es accordée une pause pour la première fois de ta vie. On s’est croisés, je pense, si tu te rappelles, à la fin de l’été. Puis je te disais: Moi aussi, j’ai pris mon été off, j’ai assez aimé ça. Puis toi, tu disais: Ah, moi, j’ai aimé ça, mais je sentais une petite culpabilité. Est-ce que tu as ressenti cette espèce de tiraillement-là ou tu as été capable de te dire: OK, j’ai le droit de m’arrêter?», demandait Julie Bélanger.

«Mais quand je l’ai fait, je n’ai pas senti de culpabilité, mais tu sais, il faut dire que moi, je vis avec un producteur. Et qui, lui, fait: Hein, tu as dit non à ça? Fait que ça m’oblige à faire un retour sur moi-même que j’ai fait: Hey non, non, on n’ira pas là. On ne fera pas cette discussion-là ensemble parce que je le sais que son point de vue ne sera jamais le même que le mien. Puis lui, c’est une espèce d’inquiétude de ne pas pouvoir revenir, on ne dit pas non.»

«Tu sais, voyons, pour moi c’est Sophie Prégent et Charles Lafortune», ajoutait Julie Bélanger.
«Ouais, mais il n’y a rien d’acquis, je trouve, dans ce métier-là quand même», ajoutait Julie.
«Ouais. Mais bref, toi, tu as été capable de le savourer. Ça a dû faire du bien? Comme, à un moment donné, une pause, parce que tu as eu des grosses années», poursuivait-elle.
«Oui, oui, oui… Tu sais, mon fils, il me prend de l’énergie. Ça fait que quand j’avais 37 ans, j’étais capable de mener tous les bateaux à terre au quai, puis ça allait bien. Là, on dirait qu’en vieillissant, je fais comme: Ben là, ça ne pourra pas, là. Ça va pas le faire. Tu sais, il va falloir que si je veux garder mon fils à la maison puis garder un espèce d’équilibre familial… On dirait que je tiraille», confiait la grande comédienne.

Une épreuve qui rappelle à quel point la vie est fragile
Un moment très touchant, qui laissait aussi transparaître une certaine urgence de profiter de la vie. Comme elle l’a mentionné à la toute fin, son frère est récemment mort soudainement il y a quelques mois, un choc immense pour elle.
Nous souhaitons à Sophie et à Charles beaucoup de bonheur, de douceur et de précieux moments ensemble, notamment lors de leurs prochaines vacances.