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Une équipe de l’Université de la Californie vient de semer un nouvel espoir dans le combat contre le cancer en découvrant qu’un médicament utilisé pour combattre une forme de leucémie pourrait aussi combattre le cancer de l’ovaire.
Le dasatinib (Sprycel), utilisé contre la leucémie myéloïde chronique, limiterait la croissance et les pouvoirs invasifs des cellules cancéreuses ovariennes. Il serait encore plus puissant lorsque jumelé à des traitements de chimiothérapie pour combattre certaines cellules du cancer des ovaires appelées Src dépendantes.
Selon l’étude publiée dans la dernière édition du BMJ, le cancer des ovaires est le plus meurtrier chez les femmes. Aux États-Unis, on estime que 15 500 femmes en mourront cette année.
Le cancer des ovaires est difficile à traiter, mais aussi difficile à diagnostiquer, ce qui fait que lorsque les premiers symptômes apparaissent, le cancer est déjà souvent à un stade assez avancé.
Cette nouvelle percée est assez intéressante pour procéder à des essais cliniques, selon les chercheurs. On estime que le tiers des femmes souffrant du cancer de l’ovaire présentent ce type de cellules Src dépendantes.
Rares sont les cas où la mère atteinte d’un cancer a transmis la maladie à son nouveau-né, mais une trentaine ont été répertoriés. Les chercheurs n’avaient jamais réussi à en donner la preuve génétique jusqu’à maintenant.
Après l’analyse d’un cas où la mère a transmis la leucémie à son enfant, des chercheurs japonais et britanniques l’ont étudié avec des techniques d’empreintes génétiques. Ils ont découvert que les cellules cancéreuses retrouvées chez le bébé provenaient de sa mère.
Les résultats de l’étude démontrent que l’enfant et sa mère sont porteurs de la même mutation génétique de la maladie, mais que le bébé n’aurait pas hérité de ce gène de sa mère.
En théorie, le système immunitaire bloque le cancer, mais cette fois, on a découvert que dans l’organisme de l’enfant, il manque un fragment d’ADN, ce qui l’empêche de combattre la maladie et même de la reconnaître comme telle.
Le Dr Claudio Battaglini, de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, affirme que l’exercice physique diminue les symptômes de fatigue et de dépression attribués aux traitements pour les patients atteints de leucémie.
Ce dernier a travaillé avec 10 sujets qui pratiquent un sport malgré leur hospitalisation due aux traitements de leur maladie. Ces derniers ont ensuite poursuivi des séances d’étirement et d’aérobie adaptées pendant deux semaines.
« Nous avons découvert que ces patients avaient une réduction significative des symptômes de dépression et de fatigue, en plus d’une meilleure endurance cardiorespiratoire et musculaire », ont fait savoir les auteurs de cette étude publiée dans Integrative Cancer Therapies.
Nouvel espoir pour la leucémie
Des chercheurs des universités de Montréal et McGill viennent de faire une découverte surprenante et publient leurs travaux dans The Journal of Biological Chemistry.
Alors qu’ils tentaient de trouver un moyen pour aider les patients atteints de maladies génétiques, ils ont restructuré une enzyme humaine, une protéine qui accélère la réaction chimique du corps, et ont découvert qu’elle avait une réaction imprévue et très prometteuse.
La professeure Joëlle Pelletier, de l’Université de Montréal, a expliqué que cette modification dans la structure de l’enzyme augmente la mobilité du cœur de la protéine. Cette mobilité rend l’enzyme très résistante à un agent de chimiothérapie, le méthotrexate.
Maintenant, les chercheurs approfondiront ces nouvelles connaissances pour créer de nouvelles thérapies pour la leucémie notamment.
L’équipe du Dr Howard Fillit, du Centre médical Mount Sinai à New York, croit que les immunoglobulines sous forme intraveineuse pourraient être utilisées auprès des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
Le chercheur a analysé les dossiers médicaux de 849 patients âgés de plus de 65 ans ayant reçu au moins un traitement d’immunoglobulines par intraveineuse et les a comparés à ceux de 84 700 sujets n’ayant jamais été traités avec ce médicament.
Selon les scientifiques, les sujets du premier groupe auraient été 42 % moins à risque de souffrir de la maladie neurodégénérative que ceux qui n’avaient jamais été traités aux immunoglobulines.
Malgré ces résultats publiés dans la revue Neurology, les auteurs de cette recherche suggèrent que d’autres essais cliniques devront préalablement être menés.
Les auteurs d’une étude publiée dans l’International Journal of Cancer, le Dr Robert W. Caughey de l’école de santé publique de Harvard et la Dre Karin B. Michels du Brigham and Women’s Hospital à Boston, ont découvert un lien entre le poids à la naissance et la leucémie.
Par rapport à un poids normal à la naissance, un poids trop élevé augmente les risques d’une leucémie de 35 %. Le risque passe à 23 % pour une leucémie lymphatique aigüe et à 40 % pour une leucémie myéloïde aigüe. Pour chaque kilo de plus, on note une augmentation de 1,18% des risques de l’ensemble des leucémies.
Quant à ceux qui ont un poids sous les normales à la naissance, les chercheurs ont noté une augmentation de 49 % du risque de leucémie myéloïde aigüe.
Ces conclusions sont basées sur l’analyse de 32 études incluant 16 501 cas de tous les types de leucémie, 10 974 cas de leucémie lymphatique aigüe et 1 832 cas de leucémie myéloïde aigüe.
De récents travaux, menés par des chercheurs de l’Université de Cambridge en Angleterre, démontrent qu’un médicament utilisé au départ pour traiter la leucémie, l’alemtuzumab, contribue grandement à maîtriser les effets débilitants de la sclérose en plaques.
Lors des essais cliniques, le traitement a réduit le nombre d’attaques chez les patients. De plus, l’alemtuzumab a aidé à récupérer des fonctions perdues.
Pour l’auteur principal, le Dr Alasdair Coles, le traitement contribue même à réparer le tissu cérébral qui a été endommagé par la maladie dégénérative. Il explique : « Nous sommes en présence d’un médicament qui, s’il est administré suffisamment tôt, pourrait efficacement stopper l’avancée de la maladie et également rétablir des fonctions perdues en favorisant la reconstitution du tissu cérébral endommagé. »
La marche, un exercice à adopter
Selon des chercheurs taïwanais, les patients atteints de leucémie et qui suivent des traitements de chimiothérapie sont beaucoup moins fatigués lorsqu’ils font régulièrement de la marche, à raison de 12 minutes par jour, 5 fois par semaine.
En plus de se sentir moins épuisés, les participants étaient moins stressés, anxieux ou dépressifs.
« Nos résultats démontrent qu’un programme d’exercice physique léger comme la marche devrait être entrepris par les patients dès qu’ils reçoivent des traitements de chimiothérapie », a recommandé l’auteur principal de l’étude, le Dr Yeur-Hur Lai.