C’est à la suite d’un reportage du journal Les Affaires que la fondation Vilaj Vilaj a eu à se justifier, alors qu’on l’accusait de ne plus tenir ses comptes et d’être incapable de révéler la somme d’argent dont elle dispose, après avoir amassé environ 50 000 $ durant trois concerts de l’Orchestre Symphonique de Montréal en 2010.
Luck Mervil, fondateur de cette organisation, se défend maintenant en affirmant que la somme totale amassée a été utilisée pour la construction d’un village en Haïti et qu’il s’agit seulement d’une campagne de salissage.
Avec beaucoup d’émotion, Luck Mervil a confié au Journal de Montréal : « Je ne suis pas un voleur et ceux qui connaissent depuis 20 ans le fils du Québec que je suis le savent fort bien. Je suis ébranlé par ce que je crois être une campagne de salissage. »
Il insiste sur le fait qu’une firme comptable très réputée effectue maintenant des vérifications et qu’il peut déjà « assurer qu’il n’y a pas un sou qui a été volé ».
Mervil en profite également pour défendre Parnell Pierre, qui l’a aidé à démarrer cet immense projet et qui est également visé par les accusations de mauvaise gestion.
Mervil explique : « Comme tous les papiers de fondation ne sont pas réglés, en homme inexpérimenté, il a fait l’erreur de mettre l’argent dans son compte, car il ne savait plus où placer les 50 000 $ reçus grâce à des activités tenues principalement avec l’OSM. Mais l’argent est encore là. J’ai mal pour M. Parnell Pierre, qui n’est pas mon cousin en passant, mais ses parents et mes parents viennent du même village en Haïti. Aujourd’hui, il perd sa réputation injustement. Je le sais et je fournirai les preuves d’ici peu. »
Luck Mervil souligne « avoir une grosse tête de cochon » et être prêt à se battre pour prouver l’intégrité de la fondation Vilaj Vilaj, fondée pour venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre qui a dévasté Haïti.