La comédienne a notamment livré un touchant témoignage sur une période plus difficile de sa vie, durant laquelle elle a eu besoin d’aide pour se remettre sur pied.
Je me levais le matin puis je me mettais à pleurer jusqu’au soir.
C’est alors qu’elle mentionnait être près de ses émotions, tout en se décrivant comme une femme «facile», qu’elle s’est ouverte avec vulnérabilité et transparence sur une période où elle a sombré.

«Ce n’est jamais arrivé que je sombre. Non, ce n’est pas vrai. C’est arrivé. Oui. C’est arrivé, mais c’est au moment où là, autant ma mère que mon agent Micheline, ils m’ont dit: Là, Sonia, mmhh, il est temps que tu ailles voir un médecin», confie-t-elle.

Que s’est-il passé?
«Est-ce que je peux me permettre de demander ce qui s’est passé, qu’est-ce qui est arrivé»
«Je pense que c’est des années de travail, de go, go, go, on fait tout, on a des enfants, on va travailler, on fait de la radio, on se lève à deux heures et demie du matin et puis on arrive le soir à six heures et demie et puis on fait le souper et on se couche pendant que Joséphine était dans le lit puis qu’elle faisait ses lectures, puis que je m’endormais là-dessus et à chaque fois je ressentais de la fatigue et je pleurais, puis, là je me disais: Bien c’est parce que c’est moi ça, c’est moi ça, toujours pleurer (…)», témoigne-t-elle, ajoutant qu’on lui proposait de la médication pour l’aider, mais qu’elle refusait.
«Moi je pensais que la médication ça enlevait tout, qu’on devenait neutre», soutient Sonia.
«(…) Tu sais, Michel Charrette qui m’a dit: Sonia, si tu savais le nombre d’acteurs puis d’actrices qui prennent des antidépresseurs. Il dit: Ça fait juste aider, Sonia, mais je continuais à refuser et refuser», raconte-t-elle.

La pandémie débarque
«Puis, à un moment donné, la pandémie et là, j’ai tout perdu, j’allais faire un film (…) non, fini, plus rien et plus une cenne (…) et c’est là que mon agent et ma mère m’ont dit: Non, non, non, parce que moi, je me levais le matin puis je me mettais à pleurer jusqu’au soir. Je pleurais, je pleurais, il n’y en avait plus là. Et là, je suis allé voir le médecin et puis, heureusement, ce n’était pas ce qu’on appelle une dépression majeure, mais j’en étais pas loin. Alors je me suis: Bon bien, on y va, et c’est sûr que j’ai comme des petites rechutes parfois (…)», ajoute la personnalité.

Elle a conclu en soulignant qu’au moins, elle a de la facilité à en parler, sans tabou. Elle a aussi rappelé qu’elle trouve important de pleurer pour tout évacuer… et d’arriver, éventuellement, à en rire.

Une grande transparence
Un très beau témoignage, à la fois touchant et inspirant, qui rappelle une chose essentielle: demander de l’aide n’est jamais un signe de faiblesse.
Même quand on se croit solide, même quand on pense «ça va passer» ou qu’on est persuadé de pouvoir tout gérer seul, il arrive qu’on ait besoin d’un coup de main, d’un médecin, d’un proche, d’une oreille attentive.
Mettre des mots sur ce qu’on vit, pleurer, s’accorder une pause, accepter un soutien: tout ça peut réellement faire une différence. Et surtout, ça peut aider à remonter, un pas à la fois.
Félicitations à l’attachante Sonia pour sa touchante authenticité et sa grande transparence.









































































