20 femmes de l’histoire qui ont utilisé leurs vêtements comme un moyen d’affirmer leur pouvoir
De nos jours, la mode peut sembler anodin vue de loin, et c’est précisément pour cette raison que l’on a tendance à la sous-estimer. Cela dit, les vêtements ont depuis longtemps été étroitement liés aux notions de contrôle, de respectabilité, de liberté et à la question de savoir qui a le droit d’être pris au sérieux. Pour les femmes, ces règles ont souvent été particulièrement strictes, des corsets et robes de cour aux tailleurs de bureau et uniformes politiques. Parfois, le message était subtil, comme un col ou une palette de couleurs. D’autres fois, il était aussi direct que le port d’un pantalon dans une pièce où celui-ci n’était pas le bienvenu. Les femmes ci-dessous comprenaient que ce qu’elles portaient pouvait changer la façon dont elles étaient perçues, même lorsque le monde était déterminé à les mal interpréter.
De nos jours, la mode peut sembler anodin vue de loin, et c’est précisément pour cette raison que l’on a tendance à la sous-estimer. Cela dit, les vêtements ont depuis longtemps été étroitement liés aux notions de contrôle, de respectabilité, de liberté et à la question de savoir qui a le droit d’être pris au sérieux. Pour les femmes, ces règles ont souvent été particulièrement strictes, des corsets et robes de cour aux tailleurs de bureau et uniformes politiques. Parfois, le message était subtil, comme un col ou une palette de couleurs. D’autres fois, il était aussi direct que le port d’un pantalon dans une pièce où celui-ci n’était pas le bienvenu. Les femmes ci-dessous comprenaient que ce qu’elles portaient pouvait changer la façon dont elles étaient perçues, même lorsque le monde était déterminé à les mal interpréter.
1. Jeanne d'Arc : l'armure comme symbole d'autorité
L'armure de Jeanne d'Arc ne se contentait pas de protéger son corps. Dans un monde où l'on n'attendait pas des femmes qu'elles s'aventurent près d'un champ de bataille, son accoutrement martial lui a permis d'être perçue comme une présence militaire forte plutôt que comme une exception purement décorative.
2. Amelia Bloomer : le confort comme forme de protestation
Amelia Bloomer n'a pas inventé les bloomers, mais elle a contribué à les rendre célèbres. En prônant le port de pantalons amples sous une jupe plus courte, elle a fait du confort et de la liberté de mouvement des femmes un sujet de débat public. Le scandale faisait partie intégrante du message, car cette tenue révélait à quel point la soi-disant « féminité convenable » était en réalité fragile.
3. Amelia Earhart : le sens pratique, gage de crédibilité
Les tenues de vol d'Amelia Earhart et son image publique pragmatique correspondaient parfaitement à une femme qui s'était fait un nom dans les airs. Ses vestes, ses pantalons et ses vêtements simples ont contribué à la présenter avant tout comme une aviatrice, plutôt que comme « une simple femme » qui vole.
4. Katharine Hepburn : un pantalon qui en jette
La passion de Katharine Hepburn pour les pantalons est devenue partie intégrante de son image publique. À une époque où Hollywood préférait encore voir les femmes élégantes, douces et vêtues de jupes, ses pantalons ajustés donnaient à l'indépendance un aspect épuré, affirmé et totalement désinvolte.
5. Coco Chanel : la simplicité comme force moderne
Coco Chanel a contribué à réorienter la mode féminine vers la simplicité, le confort et la liberté de mouvement. Ses tailleurs aux lignes adoucies, ses pièces en jersey et ses coupes inspirées de la mode masculine ont rendu l'élégance moins guindée. Elle a contribué à créer des vêtements qu'une femme aurait envie et pourrait porter.
6. Eunice Kennedy Shriver : un style dynamique pour un leadership dynamique
L'image publique d'Eunice Kennedy Shriver était celle d'une femme pragmatique et impliquée, ce qui était tout à fait logique pour une femme dont l'engagement en faveur du sport et des droits des personnes handicapées reposait sur la participation.
7. Sarah Bernhardt : le costume masculin comme spectacle
Sarah Bernhardt comprenait le pouvoir d'une image. Ses tailleurs masculins bousculaient les codes du XIXe siècle tout en s'accordant parfaitement avec sa forte personnalité d'artiste. Elle n'avait aucune envie de s'habiller comme une femme à l'époque, et aujourd'hui, nous lui en sommes reconnaissants.
8. Mary Edwards Walker : la réforme vestimentaire dans la vie quotidienne
Mary Edwards Walker ne portait pas de vêtements masculins pour faire sensation, mais pour remettre en cause durablement les codes vestimentaires. En tant que chirurgienne, réformatrice et militante, elle considérait le port de vêtements pratiques comme un élément d’un combat plus large pour la liberté de mouvement.
9. Emmeline Pethick-Lawrence : les couleurs du mouvement pour le droit de vote comme image de marque
Emmeline Pethick-Lawrence a contribué à doter le mouvement suffragiste britannique d'un code visuel fort. Le violet, le blanc et le vert ont rendu cette cause immédiatement reconnaissable, transformant les écharpes, les rubans et les tenues de ville en vecteurs de messages politiques.
10. Leonora Cohen : La robe comme panneau d'affichage
En 1914, Leonora Cohen a confectionné une robe turquoise en faveur du droit de vote pour un bal artistique public. Ornée de symboles du mouvement pour le droit de vote, cette robe de soirée s'est ainsi transformée en quelque chose de bien plus percutant : une campagne à porter.
11. Margaret Thatcher : la femme d'affaires au pouvoir
Les tailleurs structurés de Margaret Thatcher sont devenus le symbole même de son autorité. Qu'ils aient été admirés, critiqués ou disséqués à l'infini, ses vêtements sur mesure ont contribué à créer une image emblématique du pouvoir des femmes dans la politique moderne, qui fait encore aujourd'hui l'objet de débats.
12. Ruth Bader Ginsburg : Le col qui parlait
Ruth Bader Ginsburg a fait des cols un langage à part entière. Portés par-dessus sa toge, ils n’adoucissaient en rien son image. Ils marquaient sa présence dans un monde juridique depuis longtemps conçu pour les hommes, et ils le faisaient avec beaucoup de style.
13. Georgia O'Keeffe : le minimalisme comme moyen de maîtrise
La garde-robe de Georgia O'Keeffe était sobre et lui était propre. Ses vêtements sombres et neutres ont contribué à forger une image publique qui respirait la rigueur et la modernité, l'attention étant résolument portée sur l'œuvre plutôt que sur la personne qui la portait.
14. Chimamanda Ngozi Adichie : Quand le slogan devient haute couture
Les mots de Chimamanda Ngozi Adichie ont touché un nouveau public lorsque le slogan « We Should All Be Feminists » est apparu sur un t-shirt présenté lors d'un défilé Dior. Un vêtement simple porteur d'un message direct, qui prouve que la mode de luxe peut encore faire passer un message qui mérite d'être entendu.
15. Luisa Capetillo : le pantalon, symbole de rébellion
Luisa Capetillo, militante syndicale et féministe portoricaine, a été arrêtée à Cuba en 1915 pour avoir porté un pantalon en public. Cette accusation en elle-même a illustré le propos avec plus de clarté qu’elle n’aurait jamais pu le faire elle-même : un pantalon peut devenir une menace lorsqu’il est porté par la mauvaise personne.
16. Charlotte Reid : un pantalon à l'Assemblée
En 1969, Charlotte Reid a fait sensation en se présentant à la Chambre des représentants des États-Unis vêtue d’un tailleur-pantalon en laine noire. Cela semble absurde aujourd’hui, ce qui montre bien que c’était la règle initiale qui posait problème.
17. Les femmes actives des années 1970 : des tailleurs pour survivre
Au fur et à mesure que les femmes ont envahi les bureaux dans les années 1970, la tenue vestimentaire au travail est devenue un sujet de négociation quotidien. Les tailleurs sur mesure permettaient aux femmes de paraître crédibles dans des environnements où elles étaient souvent jugées ou méprisées.
18. Katharine Hamnett : le t-shirt militant
Katharine Hamnett a rendu le t-shirt à slogan incontournable. Lorsqu’elle a porté un message antinucléaire pour rencontrer Margaret Thatcher en 1984, un simple t-shirt en coton s’est transformé en un véritable bras de fer politique.
19. Les femmes de l'ère New Look : la politique des silhouettes
Les femmes qui ont adopté le New Look de l'après-guerre ont opté pour des jupes amples, des tailles cintrées et un retour à une féminité affichée. Selon celle qui la portait, cette silhouette pouvait paraître traditionnelle, affirmée, nostalgique ou calculée, parfois tout cela à la fois.
20. Krista Suh et Jayna Zweiman : Le chapeau comme mouvement
Krista Suh et Jayna Zweiman ont contribué au lancement du projet « Pussyhat » à l'occasion de la Marche des femmes de 2017. Un simple bonnet rose tricoté est devenu un symbole visuel de masse, démontrant que même l'artisanat pouvait se transformer en mouvement de protestation lorsque suffisamment de mains se mettaient à l'œuvre.